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 . dwight adrian northwood - les titres, c'est le mal 8)

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PRETTY FACE

▌Love me or love me not :
« Chaque jour pendant ces deux années, je me disais que je perdais un peu chaque jour une vie que je rêvais d’avoir, et j’ai finalement perdu deux ans. Mais j’ai l’impression que ce n’est pas la seule chose que j’ai perdu… »

▌Age : trente ans
▌Occupation : ancien militaire devenu pompier
▌Statut : célibataire
▌Date d'arrivée : 11/11/2012
▌Messages : 70
▌Points : 123
▌Célébrité : henry cavill
▌Double compte : skye a. warren

MessageSujet: . dwight adrian northwood - les titres, c'est le mal 8)   Mar 13 Nov 2012 - 14:33



DWIGHT NORTHWOOD

FEAT . HENRY CAVILL


■■ nom complet: dwight adrian northwood ■■ âge: trente ans ■■ nationalité : australien ■■ date de naissance: le 3 novembre ■■ statut social: célibataire ■■ métier/études: ancien militaire, reconverti comme pompier ■■ classe sociale: moyen ■■ orientation sexuelle: hétéro ■■ avatar: cam gigandet


tell me more about you


Dwight était un jeune homme, il y a cinq ans encore, plein de vie, joueur, séducteur, qui ne se prenait pas la tête, qui voulait échapper au quotidien en ne se prenant pas au sérieux, il avait toujours le mot pour rire, le sourire aux lèvres, il était toujours le premier à entraîner les autres pour faire n'importe quelle bêtise, véritable bout-en-train, il était également un vil séducteur qui enchaînait les filles comme il changeait de chaussettes le matin, et tout ça pour se sortir une belle blonde de la tête au quotidien ❧ Mais deux ans de captivité ne s'oublient pas, voir son meilleur ami mourir sur ses yeux l'a marqué à jamais, les souffrances, la faim, la précarité de ses conditions de détention l'a laissé affaibli mais surtout, l'a rendu également plus fort. Il s'est endurci à l'armée, il est devenu autoritaire, il ne supporte pas qu'on brave son autorité et encore moins qu'on lui donne des ordres. Il est franc, direct, il n'y va pas par quatre chemins pour exprimer ce qu'il pense, ce qu'il doit dire, il se fiche de blesser, il dit les choses comme elles sont et pas autrement. Il a perdu la seconde personne qui comptait le plus pour lui et va se rendre compte qu'il a perdu la première également, le reste n'aura plus d'importance, il se fiche aujourd'hui des autres, peu de personnes ont sa confiance et il n'est pas prêt à tout pour son entourage, seulement pour les personnes qui lui sont le plus proche ❧ Il ne va montrer aucune de ses émotions, il va rester indifférent à certaines choses, il lui en faudra beaucoup pour l'atteindre, pour l'émouvoir ❧ Il se montre intransigeant, avec les autres mais aussi avec lui-même, incapable de laisser passer la moindre faute ❧ Grand sportif, il ne supporte pas de rester inactif, il va devoir se dépenser pour évacuer sa colère, sa douleur, sa peine et ses remords ❧ Impulsif, il ne réfléchit pas toujours avant d'agir, c'est un homme d'action, il a l'habitude de foncer dans le tas sans se soucier des conséquences et si on l'énerve, la violence ne lui fait pas peur ❧ Mais Dwight a un grand contrôle également de lui-même quand il s'agit de se trouver face à une situation de crise. Il sait se montrer calme, presque impassible, il ne s'énerve pas tout de suite ❧ Il déteste qu'on le prenne par les sentiments, il n'aime pas qu'on évoque sa pitié, il est très fier, son orgueil atteint des limites anormales, il déteste qu'on le remette en question lorsqu'il sait avoir raison ou qu'on tente de le protéger quand il est capable de se sortir de n'importe quel situation, probablement trop sûr de lui et de ses capacités ❧ Il aime prêter main forte, il est né pour protéger, pour venir en aide, c'est naturellement qu'il s'est engagé dans l'armée, qu'il a voulu soutenir les troupes américaines sur le terrain et qu'il a fini par devenir pompier à son retour, il est actuellement en formation mais il sait déjà que c'est ce qu'il veut faire à tout prix, il a ça dans le sang ❧ Il est assez énigmatique, il aime retourner une question par une autre, détourner une conversation pour aller vers ce qui l'arrange et il y parvient à merveille ❧ Il est un excellent acteur, se drapant de mensonges pour ne pas évoquer ce qu'il ressent vraiment. ❧ Il est également devenu très cynique, ironique également, il va s'efforcer de tout tourner à la dérision pour éviter d'affronter la réalité, il restera un brin séducteur, charmeur mais ne sera pas pour autant facile ❧ Peu bavard en revanche, il ne parle que lorsque cela est nécessaire, il économise ses mots et sa salive pour les choses vraiment utiles, il déteste les gens qui piaillent à côté de lui ❧ Dwight déteste les animaux et même s'il ne l'avouera pas, il a peur des chiens, même les plus petits, il ne s'en approche pas ❧ Il vit dans un appartement modeste grâce à ses revenus de l'armée mais aussi ce qu'il a touché en tant qu'ancien prisonnier de guerre ❧ Il compte bien refaire tranquillement sa vie à Sydney mais c'était sans compter sur l'arrivée d'une petite peste dans sa vie et de la femme qu'il aimait qui l'a remplacé par un autre ❧ Il est mort pour la plupart de ses connaissances, c'est donc tel un fantôme qu'il va les revoir les unes après les autres pour retrouver sa vie d'avant la guerre.
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tell me your story
« Dwight, ne restes pas à l’appartement, j’ai un client qui doit venir cet après-midi ! » « Oui maman ! » Tout juste âgé de dix ans, Dwight était bien forcé d’obéir à sa mère docilement. Il n’avait pas non plus envie de tomber sur l’un de ses « clients » qu’elle recevait régulièrement. Il était si jeune et pourtant, il avait compris depuis longtemps ce que sa mère faisait l’après-midi et même parfois tard le soir, le forçant à rester dans les rues jusqu’à des heures impossibles pour ne pas interférer dans le travail de sa mère. Voilà dix ans que sa mère avait accouché de lui, sans nouvelle du père qui avait refusé de reconnaître son enfant et qui était parti pour les Etats-Unis par le premier avion, plus soucieux de son avenir que du bien-être de la famille qu’il avait malgré lui engendré. Dwight n’eut pas le droit à une présence masculine chez lui et il avait énormément de mal à comprendre l’autorité. « Dwight, tu mets tes deux mains sur la table s’il te plaît pour manger ! » La jeune mère qui venait de lui inculquer cette valeur de la vie pourtant simple, c’était madame Jones, la mère de son meilleur ami, de celui qu’il avait rencontré dans une rue un après-midi et avec qui il avait sympathisé. Ils s’entendaient à merveille et malgré la stricte éducation de Madame Jones, Dwight aimait être chez eux, il avait l’impression de faire partie d’une famille, d’être un peu aimé finalement. Petit garçon toujours vêtu de vêtements bon marché, souvent troués, il n’avait pas la chance ni le loisir de prendre des douches tous les jours et malgré ça, il était toujours le bienvenu à la table des Jones. « Tu dors où ce soir Dwight ? » « Maman m’a demandé de ne revenir que demain matin vers six heures, je vais aller au pont de… » « Hors de question, le matelas est déjà installé dans la chambre de Jamie de toute façon ! » Et toutes ses protestations n’y changeaient rien, quand cette femme avait une idée en tête, rien ne pouvait l’arrêter, mais elle était si bonne et si aimante que Dwight n’osait pas la contrarier une seule seconde. Il vécut une grande partie de son enfance ainsi, victime d’une mère plus préoccupée par son plaisir que par son fils. Avec le temps, son boulot de prostituée s’est transformé en véritable passion, elle aimait cela autant que ses amants et finalement, elle finit par en épouser un. « Alors mon mignon, tu ne veux pas essayer de faire comme ta mère ? Certains seraient ravis par ta belle gueule d’ange… » « Lâchez-moi ! » « Tu ne veux pas me donner un aperçu ? On pourrait se faire un petit paquet avec toi ! » « Maman ! Maman ! Non, lâchez-moi ! » « Priam ? Je peux savoir ce que tu fais ? » « Il a désobéi, j’étais sur le point de le punir ! » « Sors immédiatement de chez moi ! » Même si ce soir-là, il avait échappé au pire, le petit Dwight resta des heures dans son lit tremblant de la tête aux pieds. Sa mère divorca, encore assez maternelle pour se rendre compte que l’homme qu’elle avait épousé voulait du mal à son fils. Mais cela ne l’empêcha pas de se remarier quelques temps après. Et comme elle n’était plus payée pour les services qu’elle rendait, leur argent devint de plus en plus invisible, inexistant. Ce n’étaient pas les ivrognes qu’elle épousait qui pouvaient les aider dans leur misère, ils ne levaient jamais le petit doigt mais adressaient toujours des regards lubriques à Dwight.

Très rapidement, Dwight fut forcé de travailler pour poursuivre ses études. Il étudiait la journée et travaillait le soir et cela, très tôt. A tous justes quinze ans, il bossait dans une boîte pour trier les déchets, son premier boulot. Exténué, épuisé, il gardait quand même assez d’énergie pour voir son meilleur ami et l’entraîner dans les pires coups qu’il pouvait faire. Ils sautaient les grilles de propriétés privés, ils s’amusaient à faire enrager les chiens du quartier, ils fumaient comme des pompiers dans les ruelles sombres, Dwight a même fini par essayer la drogue. Il restait un jeune homme souriant, malgré les épreuves de sa vie, il était optimiste, il avait la rage de s’en sortir et de devenir un autre, quelqu’un que sa mère ne reconnaîtrait pas, il voulait faire quelque chose qui la rendrait fière, même si elle ne lui avait jamais témoigné le moindre intérêt. Il passait tout son temps chez les Jones, comme dans son enfance et à mesure que le temps passait, il se rendit compte de deux choses. La première, qu’il passait trop de temps avec son meilleur ami parce qu’il commençait à répondre à sa place à sa mère quand elle lui parlait. La seconde, que la petite sœur de ce même ami avait fini par changer… Par beaucoup changer. « Northwood, si je vois de la bave sortir de ta bouche, je serais obligé de te noyer ! » Le jeune Dwight, âgé de dix-sept ans secoua la tête pour regarder son meilleur ami. « Tu rêves, je regardais sa copine ! » « C’est ça, dis donc, tu sais que meilleur ami ou non, si tu la touches, je te fais la peau ! » Acquiesçant silencieusement et docilement, Dwight détourna définitivement son regard de la magnifique blonde en maillot de bain qui se pavanait devant eux comme pour le narguer, comme si elle sentait l’attirance qu’il pouvait ressentir pour elle. Mais c’était impossible, il faisait tout pour être discret et il ne voulait pas tout foutre en l’air avec son meilleur ami, il enfouissait donc cette attirance au fond de lui, en espérant pouvoir l’oublier.

Mais même les femmes qu’il réussit à séduire les années suivantes, même les beaux yeux, les beaux sourires, les magnifiques courbes des plus belles représentantes de la gente féminine ne parvenaient pas à lui faire oublier Catherine et ses yeux clairs. Il était devenu un véritable séducteur avec le temps, sautant sur tout ce qui pouvait bouger, il ne s’embarrassait d’aucun sentiment, même s’il semblait nettement plus attiré par les blondes. Il ne se posait aucune questions, il savait qu’il ne ferait pas de grandes études, son avenir était scellé puisqu’il n’avait pas assez d’argent pour s’offrir l’université. A vingt ans, il s’engagea dans l’armée, pour pouvoir se dépenser, se défouler, vivre de nouvelles choses et il réussit à convaincre son ami de faire la même chose. Il était conscient qu’il n’avait pas la meilleure éducation qui soit, il avait les bases mais niveau culture générale, il était bien mis à mal. Pourtant, Dwight était loin d’être bête et ses aptitudes à élaborer des plans, des stratégies, à plancher des heures sur une carte pour trouver des points de ralliement, d’attaques étaient fortement appréciées à l’armée. Il put s’épanouir, développer tout son potentiel, il vivait enfin et il avait l’impression de vivre pour lui, de faire quelque chose qui lui plaisait. Il avait alors l’occasion de se mettre en danger, de vivre d’adrénaline, même si sa mère n’a jamais manifesté la moindre fierté à son égard. Il avait déjà quitté le domicile familial depuis l’âge de dix-huit ans, dès qu’il fut en âge de le faire et ne cessa de travailler depuis lors. Il lui envoyait chaque mois une enveloppe remplie d’argent, sans que cela ne la pousse à prendre des nouvelles de son fils. Il avait depuis longtemps abandonné l’idée d’être aimé par sa mère. En revanche, elle ne se gêna pas pour l’appeler lorsque les choses avec son cinquième mari se dégradèrent. « Mon Dieu Dwight, il a menacé de me tuer, il est ivre dans le salon, il est furieux. » « Tu es où maman ? » « Je me suis enfermée dans la salle de bain, je crois qu’il va me tuer et… » La communication coupa, glaçant le sang de Dwight. Il aimait sa mère, malgré toute l’indifférence avec laquelle elle l’avait traité toute sa vie, elle était sa seule figure parentale et ce jour-là, il conduisit vivement à son ancien domicile, dans lequel il avait grandi sans jamais y être, il n’avait été qu’un fantôme dans ce minuscule appartement de misère. Et lorsqu’il découvrit son beau-père entrain de la frapper après avoir défoncé la porte de la salle de bain, il ne réussit pas à se retenir, il l’attrapa et le tabassa jusqu’à ce qu’il ne reste plus qu’un homme inconscient, gémissant, brisé au sol. Il se contint assez pour ne pas le tuer et se tourna vers sa mère pour la conduire à l’hôpital.

« Northwood, ton geste pourrait te coûter ta carrière à l’armée, il pourrait te coûter ton grade, qu’as-tu à dire pour ta défense ? » « Mon commandant, cet homme était en train de tuer ma mère de ses poings, si c’était à refaire, je ferais exactement la même chose, sans le moindre regret pour m’arrêter ! » « Tu es mon meilleur soldat, je ne permettrai pas de te perde. » Dwight avait dû, pour compenser sa peine, effectuer des travaux d’intérêts généraux, il avait passé des heures à récurer les moindres recoins de la base militaire sous le regard rieur de soldats d’un grade inférieur au sien. Mais Dwight savait savourer une situation à tout instant et une fois ses travaux terminés, il réunit la troupe dont il était le seul responsable, le seul commandant et regarda un à un les visages qui riaient encore de lui la semaine passée. Un sourire sadique aux lèvres, il ne s’embarrassa d’aucun sentiment. « Soldats, deux-cent pompes ! Si l’un de vous s’arrête en chemin, on reprend du début. » Implacable quand il s’agissait de la formation des soldats et âgé de 25 ans, il avait déjà cinq années militaires derrière lui, l’expérience et les compétences d’un soldat plus âgé. Il était assez gradé pour avoir sa petite troupe qu’il prenait un malin plaisir à torturer mais également à faire plaisir. « Et si vous ne ronchonnez pas, journée de permission pour tout le monde ! » La nouvelle fut déjà accueillie avec plus d’enthousiasme et la vie reprit son cours. Dwight ne pensa plus à ce qu’il avait fait, il avait manqué tué un homme de ses poings, il ne pensa plus à sa mère mise dans un endroit spécialisé après avoir décelé chez elle des troubles du comportement, une bipolarité traitée bien trop tard. Dwight n’avait rien vu venir et s’en voulait de ne pas avoir été aussi attentif qu’il aurait dû.

« Dwight ? Tu n’as pas vu le bulletin d’alerte ? Il faut rester chez soi ce soir, une tornade va… » « Je m’en fiche Catherine, il faut absolument que je te le dise, j’ai besoin que tu le saches, je t’aime ! Ça fait déjà quelques années en fait mais il fallait que je le dise aujourd’hui parce que je dois aider à évacuer les gens de leurs maisons et ça m’a paru important que tu le saches. Je sais que tu es en couple avec cet idiot dont je ne me souviens plus le nom, je sais que ton frère va me tuer pour t’avoir dit ça mais je ne pouvais plus le garder pour moi… » « Je t’aime aussi Dwight… » « Quoi ? » « Je t’aime aussi Dwight ! » « Répètes-le ! » Ordonna-t-il en faisant un pas en avant, la forçant à entrer chez elle tandis qu’il fermait la porte derrière lui pour l’avoir pour lui. « Répètes moi ça ! » Un sourire s’était étiré sur ses lèvres et ce même sourire se peint également rapidement sur les lèvres de Catherine, elle s’avança vers lui, il passa le dos de sa main contre la peau de sa joue dans un geste plein de douceur tandis que la jeune femme passait ses bras autour de son cou pour murmurer, du bout des lèvres. « Je t’aime. » Comblé, il réduisit la distance entre leurs lèvres, sans se soucier une seule seconde de son meilleur ami, qui allait l’étriper, il ne pensa pas au petit ami de l’époque de Catherine, un abruti qui ne la méritait pas. Mais la méritait-il lui ? Il en était persuadé. Rapidement, la tempête gagna du terrain et Dwight insista pour mettre Catherine à l’abri, ce qu’elle accepta après une longue discussion sur les habitudes un peu trop autoritaires de Dwight.

Le lendemain, Sydney se relevait d’une tragédie, tout avait été détruit, les immeubles s’étaient effondrés, le nombre de morts laissés derrière eux donnait envie de pleurer. Durant une semaine, Dwight s’occupa, avec son meilleur ami et les troupes de l’armée, d’aider les gens, de les évacuer, de rechercher les survivants sous les décombres, de trouver des abris pour les survivants désormais sans domicile. Une semaine éprouvante durant laquelle il n’eut pas l’occasion de revoir Catherine. Mais lorsqu’il revint la voir, aucun des deux n’avait changé d’avis. Venait maintenant pour lui, la tâche la plus difficile. « Tu quoi ? » « J’ai embrassé Catherine. » « Tu cherches à te faire tuer ? Tu me dis ça, tu sais que j’ai une arme sur moi ! » « On est en entraînement, tu ne peux pas me tirer dessus, je te rappelle qu’on est dans le même camp ! » « Changes de camp, je t’ai promis de te botter les fesses ! » « Attends, tu ne comprends pas, j’aime ta sœur, je suis amoureux d’elle depuis des années, laisse-moi une chance de te prouver que je peux la rendre heureuse ! » « Dwight, on vient de s’engager, tu sais que dans six mois on rejoint les troupes américaines pour l’Afghanistan, tu l’as dit ça à ma sœur ? » « Elle est prête à m’attendre ! » « Mais tu ne vas pas la rendre heureuse ! » « Tu crois que j’en suis incapable, on reviendra et je pourrais la combler comme elle le mérite, je te demande une chance, je t’autorise à m’étrangler si je lui fais le moindre mal ! » « Je te prends au mot mon pote ! » Des paroles qu’il interpréta comme un accord tacite entre eux, comme une sorte d’arrangement. Son meilleur ami acceptait sa relation avec sa sœur mais il était comme un prisonnier en sursis, il savait qu’il l’aurait à l’œil, qu’il ferait tout pour déceler la moindre fausse note dans sa musique, il veillerait sur Catherine comme seul un frère pouvait le faire avec sa sœur et il respectait cela. Mais après seulement six mois d’amour, comme prévu, Dwight et Jamie s’envolèrent pour l’Afghanistan, au cœur du conflit qui avait repris de plus belle, qui prenait de l’ampleur, qui menaçait la sécurité. Et c’est là-bas que tout bascula.

Malheureusement, la mission qu’ils s’étaient vu confiés en Afghanistan dura deux longues années, deux années durant lesquelles Catherine l’attendit. Il revenait tous les quatre mois sur le territoire en permission et s’autorisait une semaine de pur bonheur avec la jeune femme, une semaine de rêve qu’il était difficile de quitter une fois revenu à l’aéroport. Ils arrivaient à garder contact grâce à internet et aux brèves conversations vidéos qu’ils avaient la chance d’avoir une fois par semaine. Elle lui faisait parvenir des lettres et il répondait comme il pouvait. Mais deux années à voir la guerre, cela changea radicalement Dwight qui s’endurcit énormément, comme Jamie. Ils se soutenaient plus que jamais, se rapprochaient plus qu’ils ne l’avaient jamais été. Il leur arrivait de dormir ensemble parfois, de devoir partager leurs couchettes mais cela ne leur posait aucun problème. Ils étaient des frères, de véritables frères de cœur. Deux longues années, jusqu’à ce que la délivrance pointe le bout de son nez. « Dans une semaine ma belle, prépares-toi bien parce que tu n’auras pas le temps de faire quoi que ce soit, je t’enferme dans notre appartement pendant deux longues semaines pour y faire tout ce qu’on a pas pu faire durant ces deux longues années. » « Tu n’as quand même pas oublié que j’ai un travail ? » « Tu leur diras que tu es malade ! » Le bonheur se lisait pourtant sur les deux visages des deux amoureux qui vivaient l’amour parfait, le bonheur à l’état pur. Ils étaient en route pour l’aéroport, leur 4x4 roulant à vive allure dans les zones désertiques de l’Orient comme si le chauffeur connaissait l’impatience de ses soldats. Une retraite en petit convoi, ils étaient tout juste dix pour ne pas attirer l’attention mais se fut tout à fait l’inverse, ils offraient une cible bien trop tentante et l’attaque ne se fit pas attendre. « DWIGHT, vas-t-en qu’est-ce que tu fou idiot ! » « Je ne te laisse pas là, j’ai promis à ta sœur de te ramener avec moi en entier quand tu t’es engagé, lèves tes fesses Jamie, on bouge ! » « Dwight, j’ai les jambes cassées, je ne pourrais pas me lever ! » « Bouges pas ! » Mais entreprendre de s’enfuir à pieds, laissant derrière lui le 4x4 enflammé et les corps de ses huit autres soldats était une pure folie. Dwight répugnait à laisser ses hommes mais il ne pouvait en sauver qu’un dans l’état actuel des choses et son choix ne souffrait d’aucune hésitation. Mais très vite, Dwight s’essouffla, il ralentit, trébucha pour finalement s’écrouler, Jamie dans les bras. Refusant pourtant d’abandonner, il se remit en marche, complètement épuisé, l’esprit embrumé par le manque d’eau, le corps affaibli par sa course effrénée pour sa survie. Il tomba une nouvelle fois et resta à terre, entendant les bruits de pas et d’armes chargées de ses ennemis qui venaient derrière lui. Il ne se souvint pas de grand-chose de ce jour-là, seulement d’une atroce douleur au crâne.

Il se réveilla quelques heures plus tard, enchaîné, attaché et bâillonné. Il vit immédiatement son meilleur ami en face de lui, le corps souffrant de ses blessures laissées ouvertes, sans le moindre soin. Ils allaient souffrir, lui, Jamie et les trois autres survivants de l’explosion de leur véhicule qui devait les amener loin, si loin de la guerre. Dans les bras réconfortants de la femme qu’il aimait. C’est sa pensée pour Catherine qui l’empêcha de hurler lorsqu’on vint l’interroger sur différents sujets, c’est la vision de ses yeux bleus et de son sourire magnifique qui l’aidèrent à surmonter la soif, la faim, la folie de sa captivité. Un soldat tout juste âgé de dix-neuf ans succomba le premier à ses blessures et aux tortures de leurs geôliers. Vint ensuite celui qui avait également représenté un ami pour eux. Ne restèrent que Jamie, Dwight et Ethan, un soldat plus âgé qu’eux qui pourtant s’affaiblissait à vue d’œil. Un soir, alors qu’il parvenait enfin à trouver le sommeil, c’est Jamie qui le réveilla en hurlant. Il le rejoignit rapidement et le trouva, fiévreux, souffrant de tout son corps. Dwight crispa les mâchoires, il savait que son ami ne survivrait jamais de ses blessures s’il ne recevait aucun soin. Il avait perdu la notion du temps, il lui sembla que six mois s’étaient écoulés mais il aurait plutôt dit une éternité. Et le murmure de son ami lorsqu’il lui empoigna la nuque pour approcher son oreille de sa bouche tremblante, de son corps couvert de sueur, il ne pourrait jamais l’oublier. « Aides moi… » Supplia-t-il d’une voix si faible qu’elle n’était plus qu’un soupire. « Je leur demanderai de te venir en aide Jamie, il faut que tu t’accroches, je vais refaire le pansement à ta jambe… » « Non, Dwight, aides moi à en finir… je ne vais pas survivre, j’en peux plus de cette… souffrance… promets-moi juste que tu vas te sortir de là… pour prendre soin de Catherine… elle aura besoin de toi… prends soin d’elle sinon, je te… botterai le cul moi-même de l’au-delà. » Dwight resta figé un instant, pas certain d’avoir compris son ami sur ses premières paroles. « Promets-moi Dwight ! » « Je te promets Jamie mais tu vas t’en sortir, on va la retrouver tous les deux… » Les larmes commençaient à le submerger, au diable la fierté, il était en train de perdre son frère. « Fais-le s’il te plaît, laisses moi partir dignement, pas entre leurs mains ! » La prochaine torture de leurs tortionnaires serait fatale à son ami, ils en étaient tous les deux conscients mais ce que lui demandait Jamie, il ne pouvait pas. Il voulut reculer mais son ami raffermit sa poigne sur sa nuque avec une force qu’il n’aurait pas soupçonné vu son état apparent de faiblesse. « Dwight, je t’en supplie… » « Jamie, tu ne peux pas me demander ça… je ne peux pas faire ça, je veux que tu t’en sortes… » « Arrêtes de te voiler la face Dwight, je suis déjà mort, je veux que ce soit toi, mon ami, mon frère… » La gorge serrée, le cœur battant la chamade, les larmes roulant sur ses joues sans discontinuité, Dwight finit par tourner la tête vers le dernier soldat survivant qui lui tendit une couverture, le regard plein de tristesse et de compréhension. Il hocha une fois la tête quand Dwight hésita. « Laisses le partir comme il le désire, honores sa mémoire, c’est la meilleure mort que tu puisses lui donner dans cet enfer… » Des mots pleins de sagesse de la part d’un homme plus âgé. Dwight ferma les yeux et empoigna la couverture, se tournant vers le visage soudain plus souriant de son meilleur ami. La gorge nouée, c’est la voix pleine de sanglots qu’il adressa à son Jamie ses derniers mots. « Je ne t’oublierai jamais et je ne romprais jamais ma promesse, Jamie, reposes en paix, mon frère… » Et il le fit, l’acte le plus difficile qu’il n’eut jamais à faire, il le fit malgré les mouvements d’auto-défense de son ami, il le fit malgré les larmes qui brouillaient sa vue et les sanglots qui secouaient son corps en sentant celui de Jamie s’affaisser tout à coup sans vie sous ses bras puissants. Il trembla, pleura, hurla, martela le sol de ses poings à s’en faire mal, il secoua la porte jusqu’à être arrêté par ceux qui les détenaient, ils firent pleuvoir sur lui un nombre de coups impressionnant mais bienvenus, il accueillait avec bonheur la douleur de son corps pour oublier celle qui oppressait son cœur. Il savait le mériter, il acceptait son châtiment. Mais les soldats le laissèrent blessé mais vivant et reboosté par une force qui lui vint de la promesse faite à son ami, Dwight survit, jour après jour, nuit après nuit, de longues heures après le décès du dernier des soldats. Puis vint la délivrance, sa liberté. Une troupe de soldats américains le trouvèrent, complètement brisé au sol mais vivant, entouré des cadavres de deux de ses hommes. Ils l’attrapèrent et il réussit à garder suffisamment conscience pour les supplier. « Prenez-les, prenez-les s’il vous plait ! » Les soldats comprirent évidemment et les dépouilles de Jamie et d’Ethan furent sorties après lui. A la lumière du jour qu’il n’avait pas vu depuis deux ans et demi, Dwight accueillit l’inconscience comme un cadeau.

« Et voilà Monsieur Northwood, votre passeport en règles pour l’Australie ! Une nouvelle vie commence pour vous ! » Le jeune Dwight, remis sur pieds après cinq mois d’enfer passés à l’hôpital, il pouvait quitter le territoire américain où il avait été ramené, soigné et remercié de l’armée Australienne entre temps. Le voilà donc simple citoyen qui ramène au pays l’urne contenant les cendres de son meilleur ami. Après trois mois d’un coma bienfaiteur, son corps s’était remis, non sans de nombreuses cicatrices, mais il n’avait pas eu de moyen de joindre l’Australie et encore moins la femme qui lui avait permis de tenir debout deux années durant entre les mains de l’ennemi. On lui apprit qu’il avait été déclaré mort et voilà qu’il revient, tel un fantôme à Sydney. Il craint ses retrouvailles autant qu’il les attend avec impatience. Mais il est loin de se douter que Catherine a fait son deuil et que son retour va apporter son lot de problèmes mais aussi de souffrances.


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Dernière édition par Dwight A. Northwood le Jeu 15 Nov 2012 - 20:34, édité 3 fois
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