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 (jezabel&damian) ♦ un réveil dans une dure réalité

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PRETTY FACE

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MessageSujet: (jezabel&damian) ♦ un réveil dans une dure réalité   Sam 13 Avr 2013 - 16:25

    La première chose que Damian contesta lorsqu'il ouvrit les yeux, c'est qu'il faisait déjà jour et qu'il était seul dans son lit. Il fronça les sourcils, que faisait-il dans son lit ? Il ne s'était pas endormi dans un lit douillé, il s'était endormir comme un bon nombre d'habitants de Sydney, dans l'immense opéra de Sydney qui avait résisté à la tornade qui avait ravagé la ville. Il était couché sur un lit de camp, non loin de sa cousine et son mari qui partageaient la couverture sur laquelle ils étaient allongés. Il y avait sa mère, un peu plus loin, qui pleurait la mort de son mari sous les décombres de leur vieille maison. Lui-même avait passé une bonne partie de la soirée, le cœur lourd de cette souffrance qui l'étreignait à la mort de son père. Damian observait le plafond blanc qui se dressait devant ses yeux et resta immobile de longues secondes sans comprendre ce qu'il faisait là et où il était. Il fronça légèrement les sourcils et son regard se détourna vers le reste de la chambre dans laquelle il était. Les murs étaient blancs, il se dressa sur ses deux coudes pour observer quelques meubles dans la pièce. L'architecture était assez moderne, une commode spacieuse lui faisait face ainsi qu'un grand miroir dans lequel il put observer son reflet qu'il trouva changé. Il se redressa totalement en voyant ses yeux dans la glace qui lui faisait face, il avait la désagréable impression qu'il avait vieilli et une barbe noircissait le bas de son visage. Il avait le regard ensommeillé et il tourna les yeux vers la place vide qui se trouvait à côté de lui dans le grand lit dans lequel il était allongé. Il était évident que quelqu'un avait passé la nuit près de lui, la place était froissée et il était stratégiquement placé pour laisser de la place à cette personne. Il fronça les sourcils, incroyablement stupéfait de ne pas se souvenir d'avoir atterri dans ce lit et à quel moment il était sorti de l'opéra. Pourquoi la nuit précédente était un mystère pour lui ? Son esprit n'arrivait pas à retrouver les informations qui lui manquaient et ses yeux se posèrent sur un réveil qu'il ne connaissait pas. En réalité, il ne reconnaissait rien. Ce n'était pas son appartement et il fut surpris de voir qu'une barre était placée de son côté, comme pour l'empêcher de tomber et il lui sembla que le lit était également surélevé, comme pour éviter qu'il n'ait à se baisser ou à fournir d'effort pour se lever. Il vit une poignée contre la table de nuit et une nouvelle fois, il fut attiré par l'heure qu'il était. 08H58. Dimanche. Le dimanche, à cette heure, il avait l'habitude d'aller sur son terrain de F1 pour un petit tour de circuit mais il savait qu'il devrait y renoncer après la tempête. Quelqu'un avait-il eu pitié de lui et lui avait proposé l'hospitalité pour cette nuit ? Avait-il bu au cours de la soirée précédente, au point de ne pas se souvenir des événements qui s'étaient produits. Il se rendit compte qu'il avait passé de longues minutes à regarder autour de lui quand il se décida à bouger pour chercher des réponses qui ne se trouvaient visiblement pas dans cette pièce. Il abaissa la barrière qui allait l'empêcher de descendre du lit et lorsqu'il tenta de balancer les jambes par dessus le matelas, un crainte sans pareille lui envahit les entrailles. Il n'arrivait pas à bouger le pied, le genoux ou même la cuisse, il était incapable de bouger les jambes et une angoisse lui remonta le long de la gorge. Que se passait-il ? Pourquoi ne pouvait-il pas se lever ? Il sentit son cœur bondir dans sa poitrine à lui en faire mal. Il s'accrocha instinctivement à la barrière qu'il avait vu et tira de toute ses forces pour s'extirper de son lit mais il échoua lamentablement à se rattraper sur ses pieds comme il l'avait espéré et il retomba aussi mollement qu'une poupée de chiffon, ne sentant même pas le sol jusqu'à le toucher avec ses mains. Il eut le souffle coupé par l'impact et sa tête manqua de peu le fauteuil roulant qu'il n'avait pas vu lors de son inspection. « Non... » Murmura-t-il, l'émotion lui bloquant la gorge, il ne comprenait pas ce qui lui arrivait, il était complètement perdu et il s'assit comme il le put, observant ses jambes à travers son pyjama. « Non, non non, non. » Il parlait de plus en plus fort, allant jusqu'à crier pour nier ce qu'il ressentait pourtant, il n'avait pas la moindre sensibilité. Pris d'un vertige, il attrapa le fauteuil roulant qui traînait et tenta de se redresser avec son aide mais il y mit trop d'ardeur et le fauteuil roula sous son poids, le laissant retomber au sol dans un bruit sourd.

    Il se rassit tant bien que mal, étourdi et perdu, il observa ses jambes comme si elles ne lui appartenaient pas. Elle semblaient plus maigres sous le tissu de son pyjama, comme si elles ne l'avaient pas porté depuis des années, comme si ses muscles s'étaient bloqués pour ne faire place qu'à la peau. Il fut secoué d'un frisson et prit d'une impulsion, il tapa sur sa jambe violemment, une fois, puis une seconde, il se mit alors à marteler ses cuisses de ses poings, cherchant une douleur qu'il ne parvenait pas à sentir.« Pas ça, non tout mais pas ça ! » Il continuait, inlassablement, inconscient du fait que même s'il ne sentait rien, il s'infligeait des blessures à lui-même malgré tout. Il sentit les larmes lui monter aux yeux, il ne savait pas quoi faire d'autre que de tenter de retrouver une sensation, même minime sous cette fichue peau. Il avait besoin de ses jambes, il en avait besoin pour vivre, pourquoi en avait-il perdu l'usage et pourquoi était-il ici, dans cette chambre totalement inconnue équipée pour un handicapé ? Il refusait la réalité qui lui frappait le torse et l'esprit avec violence tandis qu'il s'acharnait sur ses deux jambes, comme un dément.
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MessageSujet: Re: (jezabel&damian) ♦ un réveil dans une dure réalité   Lun 15 Avr 2013 - 19:26

La nuit fut courte, mon lit était cependant assez possessif, et je ne désirais qu'une chose : rester sous ma couette au côté de Damian, qui était endormi à poing fermés. Je souris en le regardant quelques secondes. Voilà, quelques années que nous habitions ensemble à présent. Cela n'a pas toujours été facile, nous passions souvent notre temps à nous disputer. Lui, l'infirme et moi, la cancéreuse, comme il savait si bien me le balancer à la figure. Pourtant, il avait été la lumière au bout du tunnel comme on dit, il m'avait aider à prendre confiance en moi et ne pas me laisser abattre. Et oui, il avait fait tout cela pour moi, malgré son sale caractère. J'aurais été capable de me rallonger à ses côtés, juste pour profiter de sa chaleur encore quelques minutes. Cependant, je devais me lever, c'était une question de vie ou de mort, je n'avais pas fini de préparer mon émission de ce soir. Je ne savais travailler que dans la panique totale, toujours à la dernière minute. J'entends encore ma mère à l'époque du lycée, qui me disait que cela allait me jouer des tours, un de ses jours. Je touchais du bois, pour le moment cela ne m'était pas arriver ! Je m'étais donc éclipsée de notre chambre, à moi et Damian, sans un bruit, comme je savais si bien le faire. Comme je m'y attendais, il ne bougea pas d'un iota, même lorsque je fis tomber la moitié de mes affaires en ouvrant la porte. Je m'étais alors installée devant mon ordinateur, me mettant au travail tout en déjeunant d'un air distrait, plongeant de temps à autre la main dans mon bol pour saisir quelques pétales de céréales entre mes doigts. Je ne vis pas le temps passer, deux heures s'était écoulée depuis que je m'étais installée sur le comptoir de la cuisine, j'avais enfin fini par avancer (il était temps!) malgré le coup de téléphone passé à ma mère pour la rassurer et lui dire que j'étais encore en vie. Car oui, sans avoir eu de nouvelles pendant 24 heures, elle était bien capable d'appeler les pompiers pour vérifier si j'étais encore de ce monde. Damian et moi, avions fini par nous en amuser.

C'est un bruit sourd en provenant de la chambre qui me fit sursauter sur ma chaise, je fronçais les sourcils, les yeux fixés sur la porte fermée. Je tendis l'oreille pendant quelques instants et je me remis ensuite au travail, car l'appartement était redevenu calme. Mais la voix de Damian ne tarda pas à s'élever, bien qu'assourdi par la porte. Je me levais et me dirigeais vers la porte, actionnant la poignée dans les secondes qui suivirent. Je constatais que la barrière du lit était baissé, le fauteuil roulant de Damian avait bougé de sa place initiale et aucune trace de ce dernier. Prise de panique, je me précipitais alors de son coté pour le voir, à terre, fixant ses jambes et les martelant de ses poings. Je restais bouche bée pendant quelques secondes, je devais avouer que je ne l'avais jamais vu ainsi. Même si j'avais été là depuis le début de son handicap. Il est souvent arrivé qu'il s'énerve à cause de ses jambes qui ne fonctionnaient plus, mais là, c'était comme si nous étions revenu à la case départ. Comme si il venait de s'apercevoir que ses jambes n'étaient plus capable de le porter. Cela m'abasourdie quelques secondes, alors que je le voyais craquer et les larmes lui monter aux yeux. J'arrivais à ses côtés, attrapant le fauteuil au passage pour le mettre prés de lui, actionnant les freins. Je m'accroupis ensuite, attrapant ses mains avec douceur. Il ne sentait peut être plus rien, mais il pouvait encore se faire des hématomes et se blesser.  « Damian ! Tout va bien. », lui chuchotais-je. Je n'osais pas lui proposer mon aide pour s'installer sur le fauteuil, parce que dans ses moments là, je pouvais bien comprendre qu'on se sentais encore plus impuissant face à son handicap.  « Tu aurais du m'appeler si ça n'allais pas !», continuais-je sur le même ton. Il m'avait souvent fait des remarques sur mon allure frêle et fragile, mais j'avais toujours su l'aider à l'installer à bord de son 'véhicule', ou l'aider à se relever. J'attendais un signe d'accord pour ne pas le brusquer, après tout, je n'avais pas envie de démarrer ma journée par une dispute. Même si c'était souvent le cas.  « Tes bras musclés n'ont pas fais leur boulot ? », finis-je en souriant. Je le taquinais doucement, je savais qu'il allait réagir, et nous finirions par en rire dans les minutes qui allaient suivre.

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