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 CATHERINE jones-grayson ♡ Le cœur d’une femme est un océan de secrets.

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votre designeuse
PRETTY FACE

▌Love me or love me not :
« citation »

▌Age : 28 ans
▌Occupation : ambulancière
▌Statut : « Ça se voit dans tes yeux que tu l’aimes, je le sais parce qu’avant tu me regardais comme lui... »
▌Date d'arrivée : 06/11/2012
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▌Célébrité : Teresa Palmer
▌Double compte : Nathan A. Porter & Henry J. Collins
▌Crédits : dreamy

MessageSujet: CATHERINE jones-grayson ♡ Le cœur d’une femme est un océan de secrets.   Mar 13 Nov 2012 - 8:23

catherine jones-grayson


■■ nom complet: Catherine Elizabeth Jones-Grayson ■■ âge: 28 ans ■■ nationalité : australienne ■■ date de naissance: 20 juillet ■■ statut social: mariée ■■ métier/études: ambulancière ■■ classe sociale: moyen ■■ orientation sexuelle: hétérosexuelle ■■ avatar: Teresa Palmer

❧ ❧ ❧


tell me more about you

caractère...
douce ㄨ spontanée ㄨ gentille ㄨ attentive ㄨ affectueuse ㄨ forte ㄨ drôle ㄨ dynamique ㄨ jalouse ㄨ curieuse ㄨ courageuse ㄨ généreuse ㄨ intelligente ㄨ naturelle ㄨ patiente ㄨ posée ㄨ têtue ㄨ sociable

ce qu'il y a à savoir...
elle est matinale ㄨ elle est très sportive, mais elle aime aussi regarder les autres faire du sport. ㄨ elle a un tatouage à l’intérieur du poignet droit, un cœur qu'elle a fait pour Dwight. ㄨ elle adore les animaux et surtout son chat ㄨ elle a commencé à prendre des cours de piano à l’âge de sept ans, en parallèle avec la danse classique. si elle ne pratique plus cette dernière discipline, il lui arrive encore de jouer, à la perfection, quelques mélodies au piano. ㄨ elle adore manger et ce qui est bien, c'est qu'elle ne prend pas un gramme. ㄨ elle passe sa main dans ses cheveux lorsqu'elle est nerveuse. ㄨ elle se met à fumer lorsqu'elle ne va pas bien ㄨ elle a l'habitude de cacher ses sentiments derrière son sourire angélique. ㄨ elle joue à merveille la comédie ㄨ elle n'a plus de contact avec ses parents ㄨ son frère a péri, il y a trois ans en Afghanistan.



twisted: new rule, new life


Twist of fate




Ce matin-là, je me réveillais le sourire aux lèvres en sentant celles de Dwight sur ma peau. Le soleil était levé depuis un bout de temps déjà, mais il faut dire que nous avons été très occupés depuis quelques nuits et que nos heures de sommeils n'étaient pas nombreuses. « Bonjour. » Me murmura-t-il au creux de l'oreille avant que je me tourne pour l'embrasser et à mon tour murmurer: « Bonjour. » J'étais sur un petit nuage ces derniers temps, la tempête était passée, ma formation d'ambulancière bientôt terminée et je passais mes nuits dans les bras de Dwight. Tout était réuni pour me rendre heureuse, jusqu'à ce que Dwight ramène sur le tapis, un sujet qui venait assombrir ce beau tableau. « A propos d'hier... » « Non. N'en parlons plus. » Je le coupais immédiatement, sachant très de quoi il voulait parler et je n'en avais aucune envie. Le sujet avait déjà jeté un léger froid hier soir, pourquoi venir gâcher cette belle matinée. « Il le faut Catherine. » Je laissais échapper un léger soupire, avant de lui répondre. « Tout est dit, tu pars en Afghanistan dans trois jours. » Je refusais de m'attarder sur le sujet, je ne supportais pas l'idée qu'il parte là-bas comme mon frère, je ne voulais juste pas y penser et profiter de ces trois derniers jours. « Et pour nous? » Demanda-t-il. « Tu crois vraiment qu'on aurait passé la nuit ensemble si cela mettait un terme à notre histoire? Je t'aime Dwight et si tu pars, alors je t'attendrais. » Pour lui, j'étais prête à attendre des années, rien que parce que je savais que lorsqu'il reviendrait, nous passerions à nouveau des instants de pur bonheur comme ceux-ci. « Je t'aime aussi. » Me souffla-t-il avant de déposer ses lèvres sur les miennes.

***
« Hey. » La voix grave du jeune homme me sortit de mes pensées tandis je relevais les yeux du dossier que j'étais en train de remplir pour lui adresser un sourire... Rafael, une vieille connaissance que j'avais perdu de vue jusqu'au jour où j'ai dû lui extraire une balle du torse. Lui, mon frère et Dwight se connaissaient encore il y a une dizaine d'années de cela, mais je ne sais trop pour quelle raison, un jour, ils ont arrêté de s'adresser la parole. Mais peu importe, cela fait partie du passé. « Hey, tu sembles aller mieux. » « Grâce à toi. Merci. » Il me retourna mon sourire avant de poursuivre. « Je pensais... Maintenant que je suis à nouveau sur pieds, on pourrait peut-être aller boire un verre? » Ma mine réjouie se fit alors un peu plus timide, non pas à cause de son invitation, mais plutôt à cause de ma situation amoureuse. « En fait... Je... » J'étais tellement gênée que je n'arrivais pas à terminer ma phrase, mais ce ne fut même pas la peine car Rafael semblait avoir compris où je voulais en venir. « Oh, je vois... Oublies ça, tu veux. Je vais te laisser bosser. » Il avait l'air aussi mal à l'aise que moi et je n'eus le temps d'ajouter quoi que ce soit, que je le regardais déjà se diriger vers la sortie avant de le voir faire demi-tour. Je fronçais les sourcils et il reprenait la parole. « Et un verre entre amis? Juste pour te remercier de m'avoir sauvé la vie... » Mes lèvres s'étirèrent à nouveau et pour accompagner mon hochement de tête, je lui répondis: « Dans ce cas-là, ce sera avec plaisir. »

***
Comme pour la troisième fois aujourd'hui, j'ignorais la sonnerie qui retentissait dans l'appartement et restait allongée sur le canapé enfouit sous ma couette. Jusqu'à ce que j'entende la voix de Rafael. « Cath' ouvres! Je sais que t'es là et cette fois-ci je ne partirais pas avant d'avoir pu te parler! ... Je resterais là toute la journée s'il le faut! ... Cath'... » Je ne le laissais pas prononcer un mot de plus en ouvrant la porte, puis je retournais dans le salon sans lui adresser un seul regard. Il referma la porte derrière lui et me suivit tout en regardant autour de lui. Il ne dit rien, mais je savais qu'il n'en pensait pas moins pour autant. « Qu'est-ce que tu veux? » Lui demandais-je froidement en me tournant vers lui. « Waw, quel accueil... Je voulais juste m'assurer que tu allais bien. » « Je vais bien. Tu peux y aller maintenant. » Il laissa échapper un soupire tandis que je ne bougeais pas d'un cil et que je le fixais, attendant juste qu'il s'en aille pour me remettre à pleurer. « Catherine, ça fait plus d'un mois que tu es enfermée ici et que tu ne donnes plus de nouvelles à quiconque. » Je me rendais compte que j'avais perdu toute notion du temps, allongé sur ce canapé qui me servait de lit, puisque j'étais incapable de retourner dans notre chambre. Mais je ne laissais rien paraître et je restais encore là, immobile. « Et alors?! Tu vas faire comme mes parents et te mettre à me dicter ce que je dois faire? Laisses-moi tranquille Rafael. » Il secoua doucement la tête avant de reprendre toujours aussi calmement. « Il faut que tu commences à passer à autre chose. C'est tout. » Il venait de toucher un point sensible et il n'en fallut pas plus pour que je hausse le ton et que mes yeux redeviennent humides. « C'est tout? Je viens de perdre les deux seules personnes qui comptaient plus pour moi que ma propre vie et toi tu viens me dire qu'il faut que je passe à autre chose... C'est tout. Vas te faire voir! » Je voulais me diriger vers la porte, mais il me retint par le bras. Alors le poing serré, je lui tapais dessus aussi fort que je pouvais, mais de la force, je n'en avais plus. Je ne mangeais plus, je ne dormais plus. Je ne cessais d'espérer que tout cela ne soit qu'un cauchemar, mais lorsque Rafael me pris dans ses bras, je su que tout cela était bien réel et que je ne me réveillerais jamais. « Ils me manquent tellement. » Dis-je entre deux sanglots. « Ca va aller... On surmontera ça, ensemble. » Ses chuchotement m’apaisaient, tout comme son odeur et ses bras qui m'entouraient...

***
« Comment tu te sens? » Me demanda ma meilleure amie qui me voyait trembloter face au miroir. « Je suis morte de trouille. » Aujourd'hui était censé être le plus beau jour de ma vie, mais pourtant, quelque chose clochait. Ce n'était pas l'homme qui m'attendait devant l'autel, non, lui c'était fait petit à petit une place dans mon coeur et aujourd'hui encore plus qu'hier, j'en étais folle amoureuse. Mais malgré tout, je n'étais pas heureuse. Alors au moment d'avancer sur l'allée centrale, je me mis à courir dans le sens inverse, sous le regard de l'assemblée indignée par mon geste. Mais à cet instant, je me fichais bien de ce qu'ils pouvaient penser, tout ce que je voulais, c'était fuir.
J'avais trouvé refuge sur cette plage que je connaissais si bien pour y avoir passé des heures et des heures. Je m'étais assise dans le sable et je regardais l'horizon avant de sentir un tissu frôler ma peau, puis la chaleur d'un corps se serrer contre moi. Il ne dit pas un mot, je sentais juste son souffle dans mon cou. « Pardonnes-moi, je n'y suis pas arrivée. » « Je n'ai pas à te pardonner quoi que ce soit. » Ses lèvres se posèrent dans mon cou avant qu'il murmure: « Je t'aime Catherine. Je t'aime plus que tout. » Je me retournais alors pour lui faire face et je le regardais un instant, frôlant sa joue du bout des doigts. « Moi aussi je t'aime... Et jamais tu ne devras en douter. »

***
Et voilà comment, quelques semaines plus tard, nous nous retrouvions dans une petite chapelle, rien que lui et moi. L'ennui c'est que tout ça, je ne m'en souviens plus. Je me suis réveillée un matin et j'avais oublié les cinq dernières années de ma vie... Je ne me souvenais plus de la mort de mon frère, ni de celle de Dwight, et le plus affreux, je ne me souvenais plus de mon mari, de l'homme que j'avais aimé si fort pendant ses deux dernières années. Tout ce que qui me revient de lui, c'est le jeune garçon que j'ai connu durant l'enfance. Mon dernier souvenir est celui de Dwight m'avouant ses sentiments.



❧ ❧ ❧

votre pseudo


■■ âge: 21 ans ■■ comment avez-vous connu le forum : grâce à ma choupie d'amour I love you ■■ que pensez-vous du forum: I LOVE IT!!! ■■ présence par semaine: 5j/semaine ■■ personnage inventé ou scénario: inventé (on est jamais mieux servit que par soit moi) ■■ code du règlement: OK BY B.BOOP




_________________

J'te mentirais si je te disais que je n'y pense plus et que ça ne me fait plus rien. J'te mentirais si j'te disais que ton absence m'importe peu, et qu'à tes silences je ne pleure jamais. J'te mentirais si j'te disais que je ne souffre pas, que j'pense à autre chose qu'à toi parfois. Et si j'te disais que j'ris beaucoup, que j'me sens libérée... Alors là aussi j'te mentirais. Surtout j'te mentirais si j'te disais que j'm'en fous, que de toute façon je ne t'aime plus, et que t'es plus rien du tout.


Dernière édition par Catherine Jones-Grayson le Ven 23 Nov 2012 - 14:05, édité 14 fois
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MessageSujet: Re: CATHERINE jones-grayson ♡ Le cœur d’une femme est un océan de secrets.   Mar 13 Nov 2012 - 8:23

catherine jones-grayson



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tell me your story

« Catherine, qu'est-ce que tu fais?! » Cria ma mère sur le pas de la porte tandis que j'essayais de venir à bout de cet arbre. « Jamie il a dit que je n'arriverais jamais à grimper tout en haut... » « Descends de là tout de suite, tu vas te faire mal! » Mais je n'écoutais pas. A cinq ans, j'étais déjà une casse coup et tout ce que mon grand-frère faisait, je le faisais aussi, au plus grand malheur de mes parents. Mais qu'est-ce que j'y pouvais si les barbies et les poneys ne m'intéressaient pas et pourtant ce n’était pas faute à ma mère de vouloir me convertir. Depuis que j'étais née, ma chambre ressemblait à celle d'une princesse avec toute sa panoplie d'objets inutiles. Au Noël passé, c'était un poney qui m'attendait dans le jardin, le pauvre, elle lui avait même mis un petit nœud rose sur la tête. Et si je faisais mine d'être heureuse de recevoir tout ça, c'était simplement car Jamie était bien d'accord de me prêter ses jouets. J'étais devenue une parfaite petite comédienne avec le temps, ne laissant paraître à personne, excepté à mon frère, qui j'étais réellement. Sauf ce jour-là, où sous les yeux de mon frère amusé et de ma mère horrifiée, je gravissais l'arbre en face de la maison. Il me paraissait immense, mais heureusement, il ne faisait que deux petits mètres et donc la chute ne fut pas si terrible que ça. Malgré tout, on du quand même m'emmener à l'hôpital, mais j'étais tellement émerveillé par l'ambulance qui m'y conduisit, que je ne ressentais même pas la douleur. Vingt-trois ans plus tard, les ambulanciers doivent encore se souvenir de moi tellement je posais de questions.
A l'hôpital, j'étais traitée comme une petite princesse pour changer. Malgré tout, entre deux moqueries mon frère m'adressait ces quelques mots: « Je suis fier de toi petite sœur. ». Il était le seul à vraiment me connaître, ça a toujours été le cas d'ailleurs, alors chaque paroles qu'il m'adressait me touchaient.

***
Vous devez surement penser, aux vues de mon premier récit, que je suis devenue une adolescente difficile. Eh bien, il n'en est rien. Même si j'ai toujours un fort caractère, je reste une jeune fille posée et agréable à vivre. Je me donne beaucoup de mal dans tout ce que j'entreprends, même si la plupart du temps je le fais pour ma mère. En fait, je viens de ce genre de familles typiques dans lesquelles vous n'êtes libre d'aucun de vos faits et gestes, où tout vous est imposé depuis votre naissance, jusqu'à votre mort. Dans ma famille, vous ne trouverez que des gens respectables qui ont une grande carrière et qui gagnent bien leur vie et si vous ne voulez pas détruire cette réputation, vous faites tout ce qu'on vous dit. Alors c'est ce que je fais... Je participe à ces fichus concours de beauté, je fais de la danse classique et du piano. Je suis une élève modèle et à contre cœur populaire. Mais le truc, c'est que je déteste cette vie et que je donnerais tout pour vivre la mienne, celle dont je rêve. Je regarde d'ailleurs souvent, avec envie, ces enfants qui jouent avec leurs parents. Sans jamais se soucier de quoi que ce soit, ils rient, ils s'amusent, pendant que moi, je subis. Qui sait? Un jour peut-être, ma vie sera le fruit de mes envies.

***
Mais fort heureusement, ma vie ne se limite pas à des regrets et des instants de solitude, car il me reste encore mon frère, Jamie ou mon essentiel. Lui et Dwight...
« Alors là, y a pas moyen! » Me dit-il alors que je venais à peine d'arriver en bas des escaliers. « Bein quoi? » « Il est hors de question qu'on t'emmène dans cette tenue. » Je laissais un soupire m'échapper. L'amour que me portait mon frère le rendait la plupart du temps adorable, mais parfois, cela pouvait aussi être très agaçant. « Allé Jamie! Pour une fois que je peux faire ce que je veux... » Je faisais la moue, mais il fallait bien l'avouer, j'avais peu de chance de le convaincre vêtue de cette petite robe qui recouvrait à peine la moitié de mon corps. Je profitais donc de l'arrivée de Dwight, qui manqua de s'étouffer avec sa boisson, pour trouver un peu de soutient. « Dwight, aides moi. » « Ah non, je ne veux pas être mêlé à vos histoires! » « Merci Dwight! » Un léger sourire se dessina sur les lèvres de mon frère qui ajouta: « Vas te changer ou tu restes là. » Un nouveau soupire et je remontais les marches pour aller enfiler une autre tenue, un peu moins provocante, laissant les deux jeunes hommes dans l'entrée. La main de Jamie vint par ailleurs claquer derrière la tête de Dwight qui semblait être le seul à apprécier ma tenue.

Si ces deux-là ne sont que des rabat-joie, je ne peux m'empêcher de les adorer. Enfin, de deux manières bien différentes... Mais avec eux, je revis l'espace de quelques heures.

« C'est qui le gars avec ton frère? » « Dwight, son meilleur ami. » « Il est mignon. » Je me retournais pour la voir contempler la vue par la fenêtre de ma chambre qui donnait pile sur la piscine au bord de laquelle se trouvait mon frère et Dwight et je fus comme piquer par une légère pointe de jalousie. Mais je fis en sorte qu'elle ne remarque rien et je me retournais tout en reprenant la parole. « Ouai, il est pas mal... Tu ne veux pas plutôt venir m'aider. » « Je rêve ou tu craques pour le meilleur ami de ton frère?! » Apparemment je manquais de discrétion et mon amie avait bien compris que Dwight ne me laissait pas indifférente et encore, ces mots étaient faibles comparé à ce qu'il représentait réellement pour moi. Il me rendait dingue... Lorsque j'osais croiser son regard, j'avais envie de fondre, lorsqu'il ouvrait la bouche, c'était comme si plus rien d'autre n'existait, juste lui et quand il me prenait dans ses bras en toute amitié, je me perdais à espérer un peu plus. Alors, lorsqu'une autre posait son regard sur lui ou à l'inverse, quand il se pavanait avec l'une de ses nombreuses conquêtes, oui, je voyais rouge. Mais tout cela, je refusais de l'admettre. « Tu rêves. Maintenant aides moi pour qu'on puisse aller se baigner. » Un sourire amusé se dessina sur les lèvres de mon amie qui vint m'aider à attacher mon bikini. « Un peu sexy pour quelqu'un qui ne cherche pas à plaire. » Je souris fièrement à mon tour et détachais mes longs cheveux blonds, prête à aller me pavaner au bord de la piscine.

***
« Tu as fait quoi?! » « Maman, ne cries pas s'il te plaît. Je... » Elle ne me laissa même pas finir ma phrase et repris toujours énervée. « Catherine, il va falloir que tu commences à revenir sur terre. Tu es faite pour devenir médecin, c'est ce que tu as toujours voulu. Ambulancière n'est qu'une nouvelle lubie qui te passera avec le temps et crois-moi, tu me remercieras de t'avoir fait ouvrir les yeux. » « Non maman... Ce sont tes rêves. Je suis faite pour faire ce que je veux de ma vie et j'ai décidé de devenir ambulancière, comme je l'avais toujours voulu. » Lorsque j'avais pris la décision de lui dire que j'avais abandonné les études de médecine pour une formation d'ambulancière, je savais déjà qu'elle serait sa réaction. Mais ma décision était prise et qu'elle soit d'accord ou pas, je m'en fichais bien. Je n'avais pas besoin de son soutient, juste de pouvoir le faire. Elle voulut reprendre la parole mais je l'en empêchais. « Maman, le sujet est clos. Je vais devenir ambulancière, je sauverais des vies et la mienne aussi. Je n'attendais pas ton accord, je voulais juste que tu le saches. » « Ton frère a une mauvaise influence sur toi. » « Non, il a juste ouvert les yeux plus tôt que moi. Et j'en suis certaine, un jour tu seras fière de nous. » Mais je n'avais aucune idée que ce jour n'arriverait pas de sitôt et qu'après quelques temps, je ne reverrais plus mes parents.

***
Ça passait en boucle sur toutes les chaînes, ce soir une tornade viendrait s'abattre sur Sydney, pour notre sécurité mieux valait qu'on reste chez nous. Alors c'est ce que je prévoyais en faisant les fonds de tiroirs pour trouver quelques bougies lorsque le courant serait coupé. Par la même occasion, j'avais éteint la télé, n'en pouvant plus d'entendre ces gens annoncer la fin du monde et je l'avais remplacé par un peu de musique avant de m'emparer de mon téléphone pour appeler mon petit-ami. Et alors que je raccrochais après quelques minutes de discussions, prête à passer une nouvelle soirée toute seule, quelqu'un vint sonner à ma porte. Sans tarder, j'allais ouvrir me demandant qui cela pouvait bien être. « Dwight ? Tu n’as pas vu le bulletin d’alerte ? Il faut rester chez soi ce soir, une tornade va… » Mais il ne me laissa pas le temps de finir et se mit à faire ce que jamais je n'aurais pensé le voir faire un jour. « Je m’en fiche Catherine, il faut absolument que je te le dise, j’ai besoin que tu le saches, je t’aime ! Ça fait déjà quelques années en fait mais il fallait que je le dise aujourd’hui parce que je dois aider à évacuer les gens de leurs maisons et ça m’a paru important que tu le saches. Je sais que tu es en couple avec cet idiot dont je ne me souviens plus le nom, je sais que ton frère va me tuer pour t’avoir dit ça mais je ne pouvais plus le garder pour moi… » M'avouer ses sentiments... Et à mon tour, je le coupais, ne pouvant me retenir une seconde de plus. « Je t’aime aussi Dwight… » « Quoi ? » « Je t’aime aussi Dwight ! » J'avais attendu ce moment depuis tellement longtemps, que j'aurais pu le lui répéter encore et encore. « Répètes-le ! » M'ordonna-t-il en me forçant à m'engouffrer dans mon appartement. En général, j'aurais été prête à lui mettre une gifle pour utiliser ce ton avec moi, mais là, je l'aurais laissé faire ce qu'il voulait de moi. J'étais sur un petit nuage et c'est pourquoi je m'exécutais sans broncher, sa main sur ma joue, mes bras autour de son cou, le sourire aux lèvres et dans un doux murmure. « Je t’aime. » Ses lèvres vinrent rejoindre les miennes durant un laps de temps bien trop court selon moi, mais la tempête gagnait du terrain et Dwight voulait absolument me mettre à l’abri. Alors j'abandonnais mon appartement avec quelques affaires seulement et je le suivais. « Restes. » Lui dis-je en le retenant par la main. Je n'avais aucune envie de le laisser repartir, qu'il lui arrive quelque chose là-dehors, juste qu'il me prenne dans ses bras et qu'on reste ainsi jusqu'au lendemain. « Je reviens vite, je te le promets. » Il m'embrassa une dernière fois et s'en alla... Mais je n'ai aucun souvenir de son retour...



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J'te mentirais si je te disais que je n'y pense plus et que ça ne me fait plus rien. J'te mentirais si j'te disais que ton absence m'importe peu, et qu'à tes silences je ne pleure jamais. J'te mentirais si j'te disais que je ne souffre pas, que j'pense à autre chose qu'à toi parfois. Et si j'te disais que j'ris beaucoup, que j'me sens libérée... Alors là aussi j'te mentirais. Surtout j'te mentirais si j'te disais que j'm'en fous, que de toute façon je ne t'aime plus, et que t'es plus rien du tout.
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