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 « j'ai tout perdu et j'ai appris à vivre avec, mais il y a toujours une chose que je me refuse de perdre à jamais, toi. » [PV Abigaëlle]

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« Il y a une marée dans les affaires des hommes, prises dans son flux elle porte au succès. Mais si l'on manque sa chance, le grand voyage de la vie s'échoue misérablement sur le sable. Or aujourd'hui nous sommes à marée haute. Prenons le flot tant qu'il est favorable ou tout ce que l'on a risqué sera perdu. »

W. Shakespeare

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MessageSujet: « j'ai tout perdu et j'ai appris à vivre avec, mais il y a toujours une chose que je me refuse de perdre à jamais, toi. » [PV Abigaëlle]   Ven 25 Jan 2013 - 10:41


Abigaëlle & Henry


En ouvrant les yeux ce matin-là, Henry ne fut pas surpris de retrouver tout ce qu'il avait quitté la veille au soir pour une bonne nuit de sommeil. Lui qui espérait tant se réveiller un matin et retrouver tout ce qu'il avait bien avant ça, c'est à dire un petit appartement, la femme qu'il aimait et qui n'était pas fiancée et le loisir de sortir de chez lui sans être traqué par les paparazzis, n'était pas dupe et ne croyait pas aux miracles. Il avait oublié cinq années de sa vie, c'était possible, faire un bon en arrière dans le temps, cela relevait déjà moins du réel. Alors il n'avait d'autres choix que de continuer à chercher qui il était devenu et pourquoi. Car s'il se reconnaissait dans quelques actions de ses cinq dernières années, comme son intervention au mariage d'Abigaëlle, il avait du mal à comprendre d'autres choses qu'il était supposé avoir faites, comme devenir acteur. Il n'avait jamais pensé le devenir, il ne savait même pas qu'il avait le talent pour et pourtant, en regardant les trois films à succès dans lesquels il avait joué, il était plutôt fier de lui. Mais comme depuis ce fameux réveil d'il y a une semaine environ, il avait cette sensation étrange d'avoir pris la vie d'un autre.

Un coup d'eau fraîche sur le visage et de longues minutes devant la glace plus tard, Henry reprenait ses recherches en se mettant à fouiller chaque recoin de sa chambre. Mais de toutes ces photos, de tout ces objets, rien ne lui apportait le moindre souvenirs, il ne faisait qu'emmagasiner des évènements qu'il ne se souvenait même pas avoir vécu, jusqu'à ce qu'il tombe sur une petite boite qui, elle, lui était familière. Il hésita un moment avant de l'ouvrir, il la reposa même avant de la reprendre rapidement dans un élan de courage. Il l'ouvrit et redécouvrit sans surprise son contenu, ce petit anneau en or blanc, sertit d'un diamant. Une bague pour laquelle il n'avait pas sortit beaucoup de billets, mais qui avait une grande valeur sentimentale, d'où le fait qu'il l'ai toujours. Il la regarda un moment, repensant au jour où il l'avait acheté et à comment il comptait faire sa demande, avant que l'un de ses chiens se mettent à aboyer, le sortant de ses pensées. « Ouai, t'as raison, allons prendre l'aire. » Souffla-t-il avant de reposer la boite à la place qu'elle occupait jusque là. Il enfila rapidement un short et un t-shirt et descendit les escaliers pour rejoindre le premier étage et sortir par la baie vitrée qui après quelques nouvelles marches le menait tout droit sur la plage encore déserte à cette heure-ci.

Devancé par ses deux chiens, Henry courut pendant près d'une heure, une habitude qui ne le changeait pas de sa vie d'avant. Ca l'aidait à se vider l'esprit tout en gardant la forme, ça lui vidait à tel point l'esprit qu'il en oubliait la douleur à sa jambe. Enfin, jusqu'à ce qu'il se mette à accélérer et que la douleur revienne. En général, il la ressentait dès le matin, au réveil, mais il semblerait que les années aient changé ça. Incapable de poursuivre sa course, il s'assit donc dans le sable pendant quelques minutes, histoire de reprendre son souffle et de calmer la douleur qui le faisait grimacer. Et puis il se releva et retourna à la villa qui n'était plus très loin. Il monta tant bien que mal les marches jusqu'à l'étage et se dépêcha d'enlever ses habits humides pour aller se glisser sous l'eau tiède de la douche.
Tout en se préparant, il chercha ses anti-douleurs avant de se souvenir qu'il était censé avoir fait une cure de désintox' et donc qu'il les avait surement jeté. Il afficha un léger sourire amer avant de s'habiller. La douleur commençait à s'atténuer et à devenir supportable alors il prit la direction du garage et grimpa sur sa moto. En moins de temps qu'il lui en aurait fallut s'il avait respecté les limitations de vitesse, il arriva à l'hôpital. « Je dois voir un médecin, tout de suite. » C'est étrange, mais dès que votre nom apparaît au départ d'un générique, l'attente est réduite de plusieurs heures et vous n'avez pas le temps de vous installer dans la salle d'attente que vous êtes déjà pris en charge.

« Merci Docteur. » Lui adressa-t-il en sortant de la salle d'examen, tout en lui serrant la main, une ordonnance dans l'autre. Puis il traversa le long couloir pour rejoindre l'ascenseur, sans s'attendre une seule seconde à se retrouver nez à nez avec Abigaëlle. Il resta silencieux un instant, retenant son souffle avant de lui sourire légèrement. « Hey. » On pourrait presque croire qu'il l'avait fait exprès, pourtant ce n'était pas le cas, il n'avait pas pensé une seule seconde qu'elle travaillait dans cet hôpital. Mais maintenant qu'il se trouvait face à elle, il n'allait surement pas l'ignorer et poursuivre sa route, pas comme elle était prête à le faire avant qu'il ne la retienne par le bras. « Attends Abi... Pardonnes moi pour l'autre jour, mais je crois qu'il faut qu'on parle. » Lui dit-il en plantant son regard dans le sien. Parler, c'était certain qu'ils le devaient, mais le voulait-elle encore après tout ce qu'il avait fait et dit. Henry retenait une nouvelle fois son souffle sans la quitter des yeux.




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MessageSujet: Re: « j'ai tout perdu et j'ai appris à vivre avec, mais il y a toujours une chose que je me refuse de perdre à jamais, toi. » [PV Abigaëlle]   Lun 28 Jan 2013 - 15:34

HENRY&ABIAGELLE


    J'ouvrais doucement les yeux après avoir entendu mon réveil sonner ; cinq heures, il était déjà cinq heures, la nuit était passée tellement vite, j'avais l'impression que je ne m'étais assoupie que trente minutes alors que j'avais presque dormis sept heures. Je n'aime pas travailler du matin, se lever aux aurores alors que toute la ville dort, ça m'agace un peu, mais après tout je n'avais pas le choix, et puis d'un côté ça me permet d'avoir une bonne partie de l'après-midi de libre. Dès que mon réveil sonne, je le maudis, mais dès que je suis au travail, je me sens bien et j'oublie tout de suite mon réveil difficile. Je me tournais de l'autre côté, soupirant doucement en me rendant compte qu'il n'y avait personne. Depuis mon mariage qui avait été annulé, mon fiancé prenait de plus en plus ces distances, et depuis il dormait à l'hôtel, il répondait à peine à mes messages ou à mes appels. Cette situation me tapait sur le système, et mon travail me permettait de penser à autre chose, heureusement. Encore endormie, je me dirigeais vers la salle de bain, rien de tel qu'une bonne douche chaude pour se réveiller en douceur, suivis d'un bol de lait chaud. Je n'aime ni le café, ni le thé, par contre, je raffole du lait. Après trois-quarts d'heure, je sortais de chez moi, musique à fond dans la voiture, ce qu'il y a de bien lorsque l'on commence le travail tôt, c'est qu'il n'y a pas de circulation, et en moins de dix minutes j'étais déjà à l'hôpital. Six-heures quinze, je prenais mon service. Si il y a bien une chose que j'aime c'est bien mon travail. Au départ, je me destinais à être médecin, j'ai d'ailleurs commencé mes études de médecine après le lycée mais j'avais décidé d'arrêté après avoir appris que ma mère était malade, j'avais donc décidé de devenir infirmière, afin de travailler plus vite et ramener plus vite de l'argent à la maison, malheureusement, ma mère est décédée avant que je ne sois officiellement infirmière, et je n'ai pas voulu reprendre mes études de médecine. Je travaille en pédiatrie depuis que je suis diplômée, j'aime ce service, et je ne me vois pas travailler dans un autre endroit. Il y a des journées difficiles, très difficiles même, pourtant j'aime ce que je fais, les enfants sont très courageux, plus courageux que certains adultes.

    Ma matinée avait été étrangement calme, d'habitude lorsque je travaille du matin, on court dans tous les sens, mais pas ce matin, et d'un côté, tant mieux, ça fait toujours du bien de pouvoir respirer un peu. Profitant du service calme, je décidais d'aller grignoter quelque chose à la cafétéria de l'hôpital. Sur le chemin, je m'étais arrêtée voir une ancienne collègue de promo, puis, je me dirigeais vers l'ascenseur, et d'un coup je regrettais d'avoir fait ce petit détour pour voir ma copine. Une silhouette familière, se tenait devant les ascenseurs. C'était Henry? « Hey. » Non je n'hallucinais pas, pas de doute c'était bien Henry en face de moi. Henry, c'est mon ex, certainement l'homme que j'ai le plus aimé dans ma vie, mais notre rupture date de cinq ans maintenant, et de l'eau a coulé sous les ponts depuis. Je ne savais pas pourquoi il était venu jusqu'ici et de toute façon je m'en fichais. Je n'avais aucune envie de rester plus de temps en sa compagnie, il avait assez gâché ma vie comme ça, son intervention à mon mariage était en train de me coûter mon couple. Ne prenant même pas la peine de répondre, je faisais volte face, j'emprunterais un autre chemin, mais ce dernier me stoppa en m'attrapant par l'épaule. « Attends Abi... Pardonnes moi pour l'autre jour, mais je crois qu'il faut qu'on parle. » Il voulait s'excuser à propos de quoi? D'avoir foutu en l'air mon mariage ou pour m'avoir dit que Nate n'était pas l'homme de ma vie? « Je n'arrive pas à le croire tu viens jusqu'à mon lieu de travail maintenant? Laisse-moi tranquille Henry... » Je le suppliais presque, persuadée qu'il était venu ici rien que pour moi, afin de me parler de je ne sais quoi. Mais à travers son regard, je me rendais compte que ça avait l'air important. Je connais bien Henry même si cela faisait des années qu'on ne se côtoyait plus, je savais qu'il était très têtu, et qu'il continuerait d'insister jusqu'à ce que je craque, alors autant craquer au plus vite pour qu'il me laisse tranquille au plus vite. « Bon d'accord qu'est ce que tu me veux? »



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MessageSujet: Re: « j'ai tout perdu et j'ai appris à vivre avec, mais il y a toujours une chose que je me refuse de perdre à jamais, toi. » [PV Abigaëlle]   Jeu 31 Jan 2013 - 21:39


Abigaëlle & Henry


« Vous désirez autre chose Monsieur Collins? » Le docteur regardait Henry intrigué alors que ce dernier s'était retourné à quelques centimètres de la porte. « Qu'est-ce qui pourrait expliquer une perte de mémoire assez conséquente et soudaine? » « Et bien, une amnésie peut se manifester pour différentes raisons, un traumatisme, un violent coup sur la tête, ... Difficile de savoir sans étudier le cas de plus près. Mais pourquoi me demandez-vous cela? » Henry laissa planer un court silence sous le regard du médecin qui venait de lui prescrit des anti-douleur pour sa jambe et innocemment il reprit la parole. « Oh, comme ça... C'est pour mon prochain film. Merci Docteur. » Henry sortit de la pièce et la porte refermée, il pris une profonde inspiration avant de se diriger vers les ascenseurs. Bien entendu, il n'y avait pas de film, du moins, pas de film traitant de l'amnésie soudaine d'un homme. Henry cherchait simplement à comprendre de manière détournée, ce qui était en train de lui arriver. Il n'avait encore aucune idée du pourquoi ou du comment il avait pu oublier cinq année de sa vie, il n'était pas médecin après tout, alors autant faire d'une pierre deux coups pour demander l'avis d'un professionnel. Malheureusement, celui-ci ne l'avait pas beaucoup aidé, car Henry avait beau creuser au plus profond de sa mémoire, rien ne lui revenait et encore moins ce qui aurait pu lui causer une telle perte de mémoire. Et il était hors de question pour lui, d'en parler à qui que ce soit... Sauf peut-être à la seule personne en qui il a une confiance aveugle depuis leur rencontre...


« Je n'arrive pas à le croire tu viens jusqu'à mon lieu de travail maintenant? Laisse-moi tranquille Henry... » Elle le suppliait du regard et si Henry lui aurait céder n'importe quoi il y a quelques temps de cela, il était incapable de faire ce qu'elle lui demandait aujourd'hui. C'était au dessus de ses forces de simplement la laisser partir. Pourtant, il n'était pas là pour elle, enfin à la base il ne venait pas pour elle, mais maintenant qu'elle était face à lui, il fallait qu'il lui parle. Et apparemment, elle le comprit toute seule. « Bon d'accord qu'est ce que tu me veux? » Il grimaça légèrement, comme piqué en plein coeur par le ton et les mots qu'elle employait avec lui. Il n'en avait pas l'habitude, pour lui, elle était encore la femme avec qui tout s'était terminée il y a quelques mois, et non celle qui était sur le point d'en épouser un autre. Elle était encore douce et aimante. Alors il était encore plus sensible à ce qu'elle ressentait pour lui et à vrai dire, elle ne semblait pas être une grande fan. Mais il avait tout de même du mal à comprendre pourquoi. Certes, il avait fait quelques erreurs dans la vie, mais il ne pensait pas lui avoir fait autant de mal qu'elle lui en avait fait en le quittant, en partant de Sydney et en tombant amoureuse d'un autre. Que pouvait-elle lui reprocher si ce n'est d'être amoureux et encore là, c'était de sa faute à elle. Malgré tout, il pris la parole, décidé à ne pas se laisser abattre. « Tout d'abord, je suis désolé d'avoir prétendu mieux connaître tes sentiments que toi-même. Tu es sans doute mieux placé que moi pour savoir qui tu aimes. » Lui disait-il dans l'espoir qu'elle s'adoucisse un peu et qu'elle l'écoute, mais comme à son habitude, Henry était incapable de se limiter à de simples excuses et poursuivait avec cette franchise qui le définissait si bien. « Par contre, je ne regrette pas d'avoir fait irruption à ton mariage. C'était peut-être culotté, mais pour ma part je n'ai pas oublié une seule seconde du temps que nous avons passé ensemble et je ne veux pas risquer de tout perdre sans rien tenter... » Franchise ou dernières tentatives désespérées pour lui faire comprendre qu'il ne l'oubliait pas et qu'il était déterminé à la récupérer? En tous cas, les deux semblait s'accorder plutôt bien, Abigaëlle n'avait pas encore fuit et laissait même le temps à Henry de poursuivre. « Mais ce n'est pas pour ça que je suis là. Même si c'est toujours aussi agréable de te voir, ce n'est pas pour toi que je suis venu, mais pour voir un médecin... Enfin, un avec qui je n'ai aucun passé. » Finissait-il par préciser, même si elle n'était pas médecin, il ne voulait pas que cela prête à confusion. « Je crois que j'ai un sérieux soucis, Abi... » Continuait-il avant de détourner le regard vers deux-trois personnes qui les regardait. N'étant pas acteur dans ses souvenirs, Henry avaient tendance à oublier qu'il en était un à présent et qu'il était difficile pour lui de passer inaperçu. Alors il décidait d'emmener Abigaëlle dans un lieu plus calme où il pourrait lui parler en toute discrétion. Il posa sa main dans son dos et l'attira dans l'ascenseur qui venait d'arriver, s'empressant de refermer les portes avant d'appuyer sur le bouton d'arrêt. Ils se retrouvaient maintenant seuls entre trois murs et une porte en fer. « Désolé, je préfère que cette discussion reste entre nous. » Se justifia-t-il. Il ne voulait pas qu'elle croit qu'il la séquestrait ou quelque chose comme ça. « Comment dire?! Tu vas sans doute me prendre pour un fou, mais... J'ai un gros trou de mémoire... D'environ cinq ans. » Henry n'y allait jamais par quatre chemins et il le prouvait une nouvelle fois. En même temps, difficile de trouver les mots justes pour en parler et sans passer pour un cinglé. Ce qu'Abigaëlle ne manquerait surement pas de penser. Mais si, elle, n'était pas capable de le croire, alors personne ne le ferait. Elle était la seule personne à qui il pouvait et avait envie d'en parler. Et la seule qui le connaissait suffisamment bien pour l'aider à ne serait-ce que l'accepter.




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MessageSujet: Re: « j'ai tout perdu et j'ai appris à vivre avec, mais il y a toujours une chose que je me refuse de perdre à jamais, toi. » [PV Abigaëlle]   Ven 1 Fév 2013 - 15:12

HENRY&ABIAGELLE


    « Tout d'abord, je suis désolé d'avoir prétendu mieux connaître tes sentiments que toi-même. Tu es sans doute mieux placée que moi pour savoir qui tu aimes. » Ça n'était peut-être pas une si mauvaise idée de le laisser parler après tout, puisqu'il s'excusait enfin, il était temps. Il n'avait pas eu le droit de prétende que Nate n'était pas l'homme de ma vie. D'où il avait pu se permettre de dire ça? Cela faisait cinq ans que l'on s'était séparé, et il ne me connaissait plus, ni moi d'ailleurs, il n'était plus le pompier qui m'avait sauvé il y a presque huit ans, maintenant il était une vedette de cinéma côtoyant les tapis rouge. Nous avions fais notre vie chacun de notre côté. « Par contre, je ne regrette pas d'avoir fait irruption à ton mariage. C'était peut-être culotté, mais pour ma part je n'ai pas oublié une seule seconde du temps que nous avons passé ensemble et je ne veux pas risquer de tout perdre sans rien tenter... » Ma mère m'a toujours répété que j'étais têtue, mais lorsque j'ai rencontré Henry il m'a tout de suite détrôné de ma place de leader. Il ne s'excusait qu'à moitié, à croire qu'il était fier d'avoir gâché le jour le plus important, le plus beau de ma vie. Il semblait heureux d'avoir mis le souk dans ma vie. Bien sur ce qu'il avait fait avait demandé beaucoup de courage, mais jamais je le lui avouerais. « Tu crois quoi? Que je ne me souviens plus de tout ce qu'on a vécu? Si tu penses ça, tu te trompes totalement Henry, mais c'était il y a des années, maintenant de l'eau a coulé sous les ponts... On a changé et on est passé à autre chose. » Nous sommes sortis plus de deux ans ensembles, et deux ans ça ne s'oublie pas même avec tous les efforts de la Terre. En partant habiter à Camberra j'ai cru qu'il serait plus facile de tirer un trait sur lui, mais je m'étais trompée, c'était tout aussi compliqué. J'ai passé des années à continuer de penser à lui même lorsque j'ai rencontré Nate, mais vivre dans le passé ne servait à rien, et alors que j'avais plus ou moins fais le deuil de ma relation avec Henry, il avait fallu qu'il débarque à mon mariage et me fasse sa déclaration. « Mais ce n'est pas pour ça que je suis là. Même si c'est toujours aussi agréable de te voir, ce n'est pas pour toi que je suis venu, mais pour voir un médecin... Enfin, un avec qui je n'ai aucun passé. » Je me sentais un peu stupide sur le moment, comment j'avais pu être aussi bête pour penser qu'il était venu pour me voir, je commence vraiment à devenir égocentrique. « Je crois que j'ai un sérieux soucis, Abi... » Mon coeur s'emballa un peu.. Il venait de voir un médecin et m'annonçait qu'il avait un soucis, c'était lié à son rendez-vous avec son médecin? Il était malade, est-ce-que c'était grave? Je ne suis pas si méchante, et bien que nous n'étions plus ensembles ça ne m'empêchais pas de m'inquiéter pour lui. J'étais suspendue à ses lèvres, attendant qu'il m'explique son soucis. Mais Henry ne me l'expliqua pas de suite, il avait détourné son regard sur le côté, alors je fis de même, m'apercevant que des personnes nous observais. Je ne compris pas tout de suite pourquoi on nous regardais avec tant d'attention, mais c'est au bout de quelques instants, que ce n'était pas moi qui attirait leur curiosité, mais Henry et seulement lui. Moi je l'ai connu il était pompier, mais depuis quelques années maintenant il était acteur, un acteur très connu d'ailleurs. Son tout premier film je l'avais vu au cinéma avec une amie, j'ignorais qu'il jouait dedans alors autant dire que ça m'a fait un choc de le voir sur un grand écran. J'ai même été voir ces autres films, je ne pourrais pas l'expliquer, mais j'avais ressenti le besoin de les voir.

    Henry m'emmena dans l'ascenseur, qu'il arrêta. Je n'ai pas la phobie des ascenseurs, sauf peut-être des tous petits dans lesquels on ne peut être qu'à deux et tout serré, j'espérais juste qu'une fois le moment désiré, l'ascenseur redémarrerait sans soucis.« Désolé, je préfère que cette discussion reste entre nous. » Je redoutais ce qu'il allait me dire, ça avait l'air grave. « Comment dire?! Tu vas sans doute me prendre pour un fou, mais... J'ai un gros trou de mémoire... D'environ cinq ans. » Je haussais les sourcils, qu'est-ce-qu'il me racontait? Comment pouvait-il avoir une perte de mémoire? Ça semblait... Totalement fou. « Qu'est-ce-que tu me racontes? » Je soupirais avant de reprendre. « Henry... Tu n'as donc jamais arrêté? Tu prends autre chose que des médicaments maintenant? » Si je l'ai quitté il y a cinq ans c'était parce qu'il prenait trop de médicaments suite à son accident, et qu'à force, ça l'avait totalement changé, l'homme gentil et doux que j'aimais était devenu agressif et renfermé sur lui même. En le quittant je m'étais dis que peut-être il se bougerait, qu'il consulterait, qu'il se ferait aider. Et, avant que je ne décide de quitter Sydney, juste avant la tempête, il m'avait dit qu'il se soignerait, mais là, j'avais un peu de mal à croire qu'il avait arrêté, ou du moins peut-être, mais il aurait replongé. Bien que pour moi il était simplement Henry, mon Henry, maintenant il était une star, et les acteurs doivent certainement sortir, profiter de la vie, aller en soirée, et consommer certaines substances illicites, ce qui expliquerait peut-être de petites pertes de mémoire, mais une perte de mémoire de cinq ans, c'est énorme. Peut-être qu'il n'avait pas de perte de mémoire, il était possible qu'il délire juste...



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MessageSujet: Re: « j'ai tout perdu et j'ai appris à vivre avec, mais il y a toujours une chose que je me refuse de perdre à jamais, toi. » [PV Abigaëlle]   

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