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 « L'amour supporte mieux l'absence ou la mort que le doute ou la trahison. » ϟ Kallan

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MessageSujet: « L'amour supporte mieux l'absence ou la mort que le doute ou la trahison. » ϟ Kallan    Dim 13 Jan 2013 - 19:06

L'amour supporte mieux l'absence ou la mort que le doute ou la trahison


Une violente pluie s’était abattue sur Sidney, les passants couraient dans l’espoir de s’abriter des bourrasques humides, ou tentaient d’éviter de terminer trempés en se cramponnant à leur parapluie. Devais-je prendre le changement brutal de température et les intempéries comme un avertissement ? J’étais perdue, et ce mot n’était qu’un doux euphémisme pour qualifier ma situation. Si on pouvait nommer cela une situation, j’aurais davantage sélectionné le mot cauchemar. Mais qu’importe la façon dont je décidais d’appeler ce qu’étais devenu ma vie en l’espace d’une nuit (une très longue nuit cela étant dit…), le résultat était le même. Après 27 heures de vol ou d’attente en escale, je posais enfin le pied sur le sol Australien. Loin de la France, mais surtout loin de cet homme –Luke- qui m’avait supplié d’entendre qu’il était mon fiancé, mon anxiété avait diminué d’un cran sans pour autant disparaitre… Tout était encore si flou… Depuis que je m’étais éveillée dans cette chambre à l’autre bout de la planète j’avais le sentiment d’être au cœur d’un brouillard permanent. Et je n’avais trouvé qu’une chose à faire : retrouver mon plus solide point de repère afin d’y voir plus clair… J’avais fuis Nice à la hâte, profitant que Luke soit absent, j’avais déniché un sac à dos et une valise qui semblait m’appartenir. En une trentaine de minutes je les avais remplis le plus possible avec ce qui me semblait nécessaire, puis j’avais appelé un taxi afin de filer à l’aéroport le plus proche. Jamais sentiment aussi horrible ne m’avait été familier, cette atroce impression d’être une parfaite étrangère dans le monde qui s’est construit autour de vous. Que m’arrivait-il ?... J’inspirais profondément, les paupières résolument closes, je luttais pour contenir mes larmes. Pleurer ne m’aiderait certainement pas à résoudre le casse-tête qu’était devenu ma vie, mais je sentais que ma force intérieure était profondément ébranlée, et que j’étais désormais une proie au combien accessible pour ma détresse.

Enfin arrivée dans le hall central, je me dirigeais vers la sortie en tirant ma valise derrière moi, espérant que ma démarche quelque peu chancelante ne trahirait pas le peu d’heure de sommeil que j’avais au compteur ! Dehors les nuages ne laissaient pas filtrer le moindre rayon, ce qui en plus de la pluie battante, n’améliorait pas mon moral… N’ayant strictement rien pour me protéger, vêtue d’un jean brut et d’un débardeur ainsi qu’une petite veste en cuir (oui, c’était beau soleil à Nice), je n’échappais pas à l’averse mais n’en avait cure a vrai dire. Tout ce qui comptait à cet instant précis, c’était trouver un taxi qui me conduise vers des réponses aux questions qui me hantaient depuis deux jours. Je levais le bras pour en interpeller un, mais le temps que l’un d’entre eux ne s’arrête à ma hauteur, j’étais déjà trempée. Tant pis. Je m’engouffrais dans le véhicule après avoir laissé le chauffeur prendre soin de ranger mes bagages dans le coffre et annonçais ma destination. « Bringthon beach s’il vous plait. » et l’automobile démarra. Le paysage sous un filtre pluvieux me semblait familier, pourtant certaines choses avaient changé, mes souvenirs me faisaient-ils défaut, où, comme le brayait le type de la radio, étions-nous réellement en 2017. Un frisson me parcouru l’échine à cette idée. Je secouais la tête dans l’espoir de la chasser, en vain, le malaise ne voulait pas se dissiper. Les minutes s’égrenèrent et je cherchais ce que j’allais bien pouvoir annoncer à Kallan. Il représentait mon unique espoir, sans l’ombre d’un doute, il apparaissait comme l’homme de la situation, l’homme de ma situation, capable de chasser cet affreux cauchemar, et je m’accrochais a cette idée comme à une bouée perdue en pleine mer. Depuis que je le connaissais, il m’avait toujours donné cette impression d’être inébranlable, le roc qui ne flanchissait jamais même au cœur de la tempête. J’espérais alors avoir vu juste car j’avais justement, résolument besoin de lui.

Le taxi s’immobilisa en face du spacieux appartement de Kallan, pour ce qui était des alentours, rien ne semblait avoir changé ce qui me rassura quelque peu. La pluie n’avait pas cessé et c’est donc dans la hâte que je payais ma course et récupérais mes affaires pour rejoindre le bâtiment. Dégoulinante, trempée jusqu’aux os, j’essorais grossièrement mes cheveux et essuyais mes bottes contre le paillasson. Le couloir était comme à son habitude, et j’y déambulais avec aisance pour rejoindre la porte d’entrée de Kallan. Mon cœur tambourinait dans ma poitrine à mesure que je m’approchais de son seuil, les mains moites, le souffle court, j’appréhendais désormais. Ne me prend pas pour une folle, par pitié, crois-moi, aide moi, je t’en supplie… Je sonnais directement sans me poser trop de question sachant pertinemment que si je n’agissais pas ainsi je resterais planter devant sa porte pendant des heures… Les paupières closes, je patientais nerveusement…



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MessageSujet: Re: « L'amour supporte mieux l'absence ou la mort que le doute ou la trahison. » ϟ Kallan    Lun 14 Jan 2013 - 20:02

Kristen & Kallan



« Hey Kal’ ramène tes fesses, le match va commencer » Pourquoi l’avais-je invité celui-là déjà ? Ah oui…nous étions de bons amis, du moins c’est ce qu’il revendiquait haut et fort à toute personne qui osait lui prêter une oreille attentive. Autrement dit pas grand monde. Ce n’était pas un mauvais bougre, pourtant peu de personne l’appréciait. Peut-être était-ce à cause de ces mauvaises manières, se prélassant sur le canapé tandis que je m’affairai à nous préparer quelque chose de plus comestible que la traditionnelle pizza/soda que nous avions l’habitude de dévorer chaque vendredi soir. Mon humeur maussade me donnait l’envie de lui hurler dessus, de lui faire comprendre que ses pieds- aux chaussettes trouées- n’avaient rien à faire sur ma table basse. Meuble sur lequel nous nous apprêtons à manger d’ailleurs ! Son éducation était clairement à refaire, mais ce ‘je ne sais quoi’ faisait de lui une personne apaisante, drôle et capable de faire naître un sourire sur les lèvres les plus récalcitrantes. Quoiqu’il en soit, j’avais envie de changement et ce cher Tomy m’offrait l’opportunité de passer une agréable soirée durant laquelle je n’aurai pas à me confronter aux femmes et leur interminable besoin de communiquer. Ne ressentaient-elles jamais le besoin d’appuyer sur le bouton ‘off’, de passer un agréable moment sans ressentir le besoin de nous faire part de leurs sentiments ? N’était-ce pas là le rôle de la meilleure amie, prête à rester des heures durant au téléphone ? Assurément, je n’étais pas doté de cette patience et cela, encore moins après toute une journée de réunion. Une soirée entre hommes me ferait le plus grand bien ! « Bon alors tu te ramènes ? » Du moins je m’en étais vraisemblablement convaincu !
Le match touchait presque à sa fin lorsque l’on vint frapper à ma porte. Si ma mauvaise humeur s’en était allé pour laisser place à un sourire inébranlable, bien trop heureux du pari que je m’apprêtais à remporter haut la main si l’on en croyait les scores, je ne me pu m’empêcher de jeter un regard accusateur à mon voisin, toujours avachi sur le canapé. « C’est primordial pour une bonne digestion » Avait-il prétexté lorsque j’eu le malheur de lui faire remarquer qu’un coup de main pour la vaisselle ne serait pas de refus. Quoiqu’il en soit, Tomy n’avait guère l’intention de me prêter main forte, et si je n’attendais aucune autre visite ce soir, je n’étais certainement pas à l’abri son imagination retord. « Ne me dis pas que tu as encore fais appel à des Call-girls pour la troisième mi-temps ? » Son faux air choqué eu – comme à l’accoutumé – le don de me faire sourire, sachant pertinemment qu’il n’était pas l’innocent qu’il prétendait être au quotidien. « Impossible, grâce à toi elles ne veulent plus avoir à faire à moi » Il est vrai que je n’y étais pas allé main de morte, faisant courir auprès de ces demoiselles la rumeur d’une probable maladie vénérienne. Tous les coups étaient permis, refusant de voir mon appartement se transformer en un quelconque lieu de plaisir autre que pour ma petite personne. « Et puis de toute façon, je n’ai plus les moyens » Quel mauvais perdant ! Et si d’autre aurait fondu devant ce visage d’enfant aux traits boudeurs, il n’en fut rien pour moi, ne trouvant rien d’autre à faire que d’attiser son agacement en me mettant à rire de son malheur. Ce fut donc dans le plus grand mystère que mes pieds prirent la direction de la porte d’entrée tandis que mon acolyte passait à présent ses nerfs sur mon téléviseur. « Mais marque bon sang ! MARQUE !!! » La folie guettait cet homme…j’en était maintenant convaincu. L’heure était donc venue pour moi de découvrir le visage de celui ou celle qui visiblement, avait ressenti le besoin – pour ne pas dire la nécessité vu l’heure tardive- de me rendre une petite visite. Pourvu que ça ne soit pas la petite vieille du neuvième étage !

Que ne fut pas ma surprise lorsque mon regard – via le judas de ma porte - vint se porter sur un visage ô combien angélique, mais destructeur…Instinctivement, je pris appuis contre la porte, dos au mur et surtout face à un véritable dilemme. Mes jambes quant à elles, se firent soudainement plus faibles sous le poids d’une douleur qui vint frapper mon cœur de plein fouet. Pourquoi revenir… ? Pourquoi maintenant alors qu’il avait tant espéré son retour une fois disparue ? Les yeux clos, je tentais à présent de contenir mon souffle, de combattre cette douleur que je m’étais pourtant juré de ne plus ressentir pour une femme. Pour quiconque d’ailleurs… « Alors c’est qu..Kallan ?» Et voilà que mon vieil ami me voyait dans un état que je jugeais moi-même de pitoyable. Reprend toi Kallan, Reprend toi…cette femme t’a abandonné depuis bien longtemps, t’a retiré le droit d’être père sans que tu n’aies ton mot à dire… « Prend tes affaires Tomy…la fête est finie » « Qu.. » « Ne discute pas ! » Ma voix qui se voulait un peu plus faible il y a quelque secondes reprenait des forces, laissait entrevoir ma colère et ma rancune envers le monde entier. Il pouvait venir à ma rencontre comme le ferait n’importe quel ami, me taper l’épaule en me jurant que tout irait bien que cela ne servirait à rien. J’étais dorénavant plongé dans un monde de souvenirs, dans un bonheur bien trop lointain pour l’apprécier comme cela aurait dû être le cas. Un regard en sa direction suffit d’ailleurs à l’en dissuader, se relevant afin d’amasser ses affaires comme je venais de l’exiger. Il me fallait à présent retrouver mon courage, faire face à celle qui fut mon plus beau rêve, mais aussi mon pire cauchemar…
La porte ouverte, mon cœur ne fit qu’un tour, menaçant de me lâcher une nouvelle fois comme ce fut le cas derrière ma porte, mais également lorsque nos regards ne firent plus qu’un lors de notre première rencontre. Elle avait sû me faire succomber en un sourire, me transporter dans un monde qui m’était alors jusque là, totalement inconnu. Le temps n’avait pas eu d’emprise sur elle…. Ses yeux, ses lèvres, chaque trait de son visage était dessiné avec harmonie, m’offrant ainsi le plus beau des paysages qui me fut offert durant toutes ses années. De quoi soulever des sentiments que je pensais enfouis au plus profond de mon être, de quoi faire naître un conflit sur ce que serait le comportement le plus adéquate à adopter. Qui devais-je écouter ? Mon cœur ? Celui grâce à qui je me retrouvais en difficulté ? Ou ma raison, rancunière plus que jamais ? Ma tête ne tarderai pas à s’écrouler, à devenir un champ de bataille si je ne prenais pas une décision et vite. Que faire ? Si belle, si vulnérable que mon cœur me hurlait de la prendre dans mes bras… « Quoi ? Pas de ‘Coucou chéri c’est moi, je suis rentrée’ ?» Appelez cela comme bon semble, mais j’aime à penser que cela relève plutôt de l’instinct de survis. Le visage inexpressif, étant comme paralysé et donc bien incapable de lui hurler mon bonheur, mais aussi et surtout ma haine, je pris la décision de la laisser sur le seuil de la porte, m’en retournant à mon salon tout en prenant la peine de lui laisser la porte ouverte en guise d’invitation. « Ah oui c’est vrai ! J’ai fais changer les serrures au lendemain de ta dis.. » « Bah mon pote tu t’embêtes pas toi hein ! CA-NON !! Beaucoup plus belle que les précédentes ! » Le terme approprié aurait été ‘suivantes’, mais comment lui en vouloir alors que je lui avais intentionnellement caché mon passif amoureux. Pour lui, j’étais seulement un homme à femme, un coureur de jupon qui se servait de la gente féminine pour assouvir ses plus bas instincts. Triste constat, mais je ne pouvais nier de tels propos. En quoi devrais-je le faire de toute façon ? N’avait-elle pas mis les voiles pour voguer vers de nouvelles aventures ? « Rentre chez toi Tomy » Mon humeur n’était plus à la rigolade, si bien qu’aucun sourire ne vint se glisser sur mes lèvres comme cela aurait pu être le cas s’il ne s’agissait pas là de Kristen. « Pas avant de l’aider à porter son sac, vraiment je ne te com » « DEGAGE !!! Sors de mon appartement, TOUT DE SUITE ! » S’en était trop, trop pour un seul homme, trop pour moi…la colère prenait le dessus sur ma personne, si bien que je ne répondais plus de mes gestes lorsque j’en vins à lui reprendre le sac des mains. Certains seraient tentés de croire que cela suffirait à me faire retrouver le calme, me pousserait à m’excuser pour finalement lui demander de rentrer chez lui dans un ton qui laisserait entendre que notre amitié en resterai indemne mais non… sa veste fut mon souffre douleur, l’empoignant afin de le diriger vers un endroit plus sur pour lui : la sortie. A présent seul et dos à mon destin, je pris une longue inspiration, tentant de reprendre mes esprits bien que je me savais incapable de lui faire le moindre mal.. « Qu’est-ce que tu veux Kristen ?…et par pitié ne me dis pas combien tu es désolée. » Prononcer à nouveau son prénom me déchirait le cœur, me menait au septième ciel bien que je ne savais que trop bien que je finirai par m’y bruler les ailes…


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MessageSujet: Re: « L'amour supporte mieux l'absence ou la mort que le doute ou la trahison. » ϟ Kallan    Jeu 17 Jan 2013 - 0:00

L'amour supporte mieux l'absence ou la mort que le doute ou la trahison


Si tout autour de moi me paraissais familier, pourquoi avais-je la désagréable sensation que ce n’était qu’une impression ? Il me semblait pourtant que le temps qui me séparait de ma dernière visite ne se comptait qu’en jour, à peine. Je passais une bonne partie de mon temps dans l’appartement de Kallan, voilà presque plus d’un an qu’il m’avait fourni un double des clés, et si nous ne vivions pas officiellement ensemble, notre mode vie s’apparentait en de nombreux aspects à celui d’un couple en ménage. Mon studio me plaisait énormément, je ne m’en plaignais en aucune manière ! Rassurant, petit, haut en couleur, j’osais l’espérer à mon image… Mais comment résister à l’appartement de Kallan ? Un espace baigné par la lumière, largement assez grand pour quatre personnes. Elégant mais sans être trop extravagant, la décoration, dans un style épuré, me rappelait à chaque fois une facette de la personnalité de l’habitant : il avait du gout mais souhaitait rester neutre, ne pas trop se dévoiler. C’était tellement lui… Alors oui, j’avais cédé à l’appel du bord de mer, aux déjeuners les dimanche matin dans la véranda, le regard sur la plage, je n’avais pu résister aux couchers de soleil qu’on pouvait entrevoir depuis sa baie vitrée. Si bien que même lorsqu’il n’était pas là, je me surprenais à rester chez lui, n’y avait-il pas de cadre plus agréable pour travailler ? Me souvenir de toutes ces images malgré la porte résolument fermée me rassura, ça, personne ne pourrait me l’enlever, il était inconcevable de pouvoir imaginer tant de détails. C’est pourquoi je m’accrochais à ces souvenirs comme je le pouvais, en un sens, ils me préservaient de la folie, et Dieu sait qu’elle me guettait. Les secondes s’écoulèrent dans une lenteur infernale, et chaque minute qui venaient s’ajouter à mon attente amplifiait ce sentiment solitude qui m’avait gagné depuis mon réveil. Si je ne parvenais pas à entendre distinctement les mots qui s’échangeaient derrière la porte, je pouvais tout de même distinguer deux voix –masculines- et un arrière fond sonore (la télé ?). Qui pouvait bien être chez nous à cette heure-là ? Cette heure-là… ? Pas une seule fois depuis ma sortie de l’aéroport je n’avais songé à m’enquérir de l’heure qu’il était. Déboussolée, une seule chose m’avait paru certaine : Kallan. J’en venais même à douter de l’heure… Je portais tout de même un regard à la montre qui habillait mon poignet gauche pour apprendre qu’il était vingt-deux heures douze. Je ne m’attardais pas sur le fait que la montre m’était tout à fait inconnue… Cela ne ferait qu’une chose de plus à ajouter à ma liste. A vrai dire, rien de ce que j’avais pu fourrer dans ma valise ne m’avait semblé familier, les vêtements que je portais, bien que basiques, avaient, semblaient-ils, été achetés dans des magasins –chers- où je n’avais jamais mis un orteil. Même les sous-vêtements dont j’étais affublée paraissaient sortir tout droit d’un magasin de lingerie fine de luxe et non de mon armoire. Je soupirais, exténuée par tant d’incohérence.

J’entendis des pas se rapprocher de l’entrée, enfin. Immédiatement, mes yeux se dirigèrent vers la serrure, laquelle ne tourna pas, comme à son habitude. Aucun bruit ne retentit, a vrai dire, si j’en venais à douter des enjambées que j’avais cru percevoir quelques secondes auparavant. SI seulement j’avais réussi à mettre la main sur mes clés, je ne serais surement pas là à attendre sur ce fichu paillasson… Je posais ma main sur la poignée de porte, puis redescendais mes doigts sur la serrure de la porte que j’aurais voulu voir tourner d’un instant à l’autre. A son contact je constatai que ce n’était plus la même. J’écarquillais les yeux, les lèvres légèrement entrouverte, accusant le choc de ce nouveau changement. Je du mordre l’intérieur de mes joues pour contenir le sanglot qui voulait s’échapper de ma gorge. Pour…quoi ? Sans pouvoir détacher mon regard de la porte j’implorais le ciel de me fournir des réponses, en vain. Pourquoi donc la serrure de « mon » domicile n’étais plus la même qu’hier ? Et pourquoi n’avais-je pu mettre la main sur les clés de cette même serrure, et pourquoi ne m’étais-je pas éveillée dans le lit qui trônait à quelques mètres derrière cette porte, laquelle était protégée par cette serrure ? Brisant le silence, et interrompant mon désastreux soliloque, une voix derrière la porte résonna sans que je ne puisse distinguer pour autant les mots qui avaient été prononcés. Cette voix, cependant, j’aurais mis ma main à couper en affirmant qu’elle appartenait à Kallan. Alors quoi ? Que signifiait cette attente ? Je relevais la tête et fixais presque désespérément le judas de la porte, et si Kallan m’observait, j’espérais que mes yeux pouvaient crier « S’il te plait, ouvre-moi. ». Je devais avoir encore des efforts dans ce domaine compte tenu du temps qu’il me fit patienter avant d’ouvrir la porte.

La porte s’ouvrit, et avec elle, un milliard de questions. La silhouette de Kallan apparu derrière le chambranle, mes yeux cherchèrent les siens, les trouvèrent, et j’accusais un nouveau choc. Si le regard de Kallan n’était pas des plus expressifs (dans le jeu du camouflage des émotions, il était le roi), il m’était arrivé d’y trouver de la passion, parfois de la douceur ou encore de la bienveillance, mais en aucun cas ce qu’aujourd’hui je cru déceler au creux de ses pupilles. Je mordais ma lèvre inférieure dans l’espoir de me réveiller, car jamais au grand jamais je n’aurais cru pouvoir percevoir dans ses yeux une lueur de… haine à mon encontre ? Un frisson me parcouru l’échine, et je me rendis seulement compte que j’avais froid. Ces prunelles glaciales me firent greloter de plus belle. Je ne pouvais dire un mot. Je voulais me réveiller, me réveiller avant cette foutue journée de merde. Me réveiller et ne pas voir mon monde s’écrouler, ne pas contempler chacun de mes points de repères s’envoler, ne pas constater que chaque parcelle de ma vie disparaissait à mesure que je la redécouvrais… « Quoi ? Pas de ‘Coucou chéri c’est moi, je suis rentrée’ ?» Son ton était polaire. Non... S'il vous plait... Pas lui… Il tourna les talons pour rejoindre un homme que je n’avais jamais vu et qui me fixait avec un regard des plus lubriques. Moi qui me félicitais d’avoir une assez bonne mémoire visuelle, je ne pavanais pourtant pas à me souvenir de l’identité de cet homme. Il me paraissait pourtant impossible que j’ignore l’identité d’un type qui passe sa soirée avec Kallan. Ce dernier avait d’ailleurs rejoins son « ami » et rajouta sans un regard vers moi « Ah oui c’est vrai ! J’ai fais changer les serrures au lendemain de ta dis.. » Ma dis quoi ? « Bah mon pote tu t’embêtes pas toi hein ! CA-NON !! Beaucoup plus belle que les précédentes ! » C’était qui ce type au juste ? Et que signifiait les « précédentes », je tentais d’interroger Kallan du regard. Et puis, comment se faisait-il que ce mec connaissait le passé amoureux de Kallan ? Etait-il un ami d’enfance ? Ou son pote de débauche ? Le mot infidélité me brulait les lèvres mais je résistais à l’envie de les gifler l’un comme l’autre, préférant attendre le départ de Mr. Lubrique. « Rentre chez toi Tomy » Ce nom ne me disait définitivement rien… « Pas avant de l’aider à porter son sac, vraiment je ne te com » « DEGAGE !!! Sors de mon appartement, TOUT DE SUITE ! » La violence de son ton me fit sursauter, et à nouveau je frissonnais. Il était rare de voir Kallan perdre son sang-froid, et à cet instant précis, j’ignorais tout de son accès de colère. Son ami semblait partager mon incompréhension, si bien que lorsque Kallan lui arracha son sac des mains pour le lancer dans l’entrée, avant de l’empoigner par le col afin de lui désigner le même chemin, ce dernier ne protesta pas, trop surpris. La porte claqua, un nouveau courant d’air froid s’engouffra dans l’appartement. Je tremblais désormais. Me tournant le dos, Kallan restait interdit. A la façon dont les muscles de ses omoplates étaient contractés, on pouvait aisément deviner qu’il essayait de canaliser son ire. Je demeurais silencieuse, préférant patienter le temps qu’il se calme. « Qu’est-ce que tu veux Kristen ?…et par pitié ne me dis pas combien tu es désolée. » Je n’en pouvais plus de ses reproches sans queue ni tête ! Sans parler du ton qu’il employait pour s’adresser à moi. Et c’était trop demander à Mr. Lawrens de me regarder dans les yeux pour me parler. Il savait pourtant que j’avais une sainte horreur de ceux qui ne regardaient pas leur interlocuteur dans les yeux. Trop. C’en était trop. Je passais une main glacée dans le creux de son coude et le faisait pivoter pour l’obliger à se tenir face à moi. La manœuvre m’arrachait une grimace de douleur mais je tentais de la contenir, tout comme les tremblements de mon corps. L’un comme l’autre n’était clairement pas une réussite. « C’est toi qui a intérêt de me servir autre chose que « je suis désolé » !! C’est qui ce mec ? T’as trop honte de moi pour lui dire que je suis ta copine ? Et c’est qui les précédentes ? Joue pas au con avec moi Kallan ! » Moi qui avait cru pouvoir canaliser ma colère, j’étais, à l’instar de Kallan, hors de moi. Si tout partait en vrille dans ma vie, il était hors de question que ma dignité me soi enlevée.


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MessageSujet: Re: « L'amour supporte mieux l'absence ou la mort que le doute ou la trahison. » ϟ Kallan    Ven 18 Jan 2013 - 18:14

Kristen & Kallan



Revoir ce visage, son visage, me transperçait le cœur de part en part, m’infligeant une douleur qui je le croyais, s’en était allé pour toujours lorsqu’on m’apprit qu’elle n’était pas décédée dans la tempête de 2012. Deux années d’espoir, mais aussi de souffrance lorsque ces derniers partirent en fumée. Que ne fut pas ma colère envers ce destin qui s’acharnait contre moi en me berçant d’illusions d’un possible avenir à deux. Un état second qui se fit naturellement plus fort sous le poids de la trahison une fois celle-ci dévoilée. Ainsi toute la noirceur qui s’était emparé de mon cœur se fit conquérante sur le peu de bonté que cette demoiselle avait sû faire renaître dans ce que je pensais être, une terre stérile. Je ne pouvais affronter son regard, prendre le risque de m’attendrir alors qu’elle n’avait pas hésité à mettre aux oubliettes tout ce que nous avions construit. Il me fallait combattre mes sentiments, mais également mes souvenirs qui remontaient peu à peu à la surface sans avoir mon mot à dire. Voilà que mon corps et mon esprit devenaient peu à peu ma prison. Il m’était donc impossible de conserver un tant soit peu d’emprise sur moi-même et gérer mon ami qui se faisait trop intrusif dans une vie que je tentais d’oublier et ce, par tous les moyens…Voilà comment j’en vins à blesser un ami qui se voulait être tout simplement cordiale envers mon bourreau dont il ignorait l’existence jusqu'à présent.

Une fois seul et dos à la demoiselle, je pris quelques instants, tentant de réguler ma respiration qui se voulait être haletante sous l’énervement et le stress que me procurait d’avance ce petit tête à tête. Une partie de moi s’en réjouissait, ayant toujours rêvé d’une explication avec elle. Néanmoins avais-je vraiment envie de l’entendre ? Etais-je vraiment prêt à tout cela ? A croire en l’horrible personne dont elle s’apprêtait certainement à peindre le portrait ? Oui…sa liste de reproches devait être immense pour qu’elle me quitte un jour et de la sorte ! Ce n’était pourtant pas faute d’avoir fait des efforts, de mettre montré sous un autre jour à ses côtés. N’avait-elle donc pas vu à quel point elle fit de moi une personne toute autre...meilleure ? Ma tête…ma tête était sur le point d’exploser, J’en avais assez, assez de me morfondre, de lui trouver des excuses alors que c’était tout bonnement à elle de m’en fournir. Lorsque sa main vint à mon encontre, se posant sur mon coudre pour m’inciter à lui faire face, je sentis mon cœur prendre une vivre accélération sans que j’en connaisse la véritable raison. Le stress ? La colère ? Le désir ? Certainement un cocktail explosif de tous ces ingrédients, ne pouvant nier qu’elle m’avait aussi énormément manqué. Information que je ne pouvais lui livrer avec autant de facilité, dans de telles conditions si bien que mon bras pris instinctivement ses distances tel un gamin boudeur. Tel que l’aurai certainement fait Tomy d’ailleurs. « C’est toi qui a intérêt de me servir autre chose que « je suis désolé » !! C’est qui ce mec ? T’as trop honte de moi pour lui dire que je suis ta copine ? Et c’est qui les précédentes ? Joue pas au con avec moi Kallan ! » Kézaco ?! Me demandait-elle vraiment des excuses ? De m’expliquer au travers d’une crise de jalousie totalement injustifiée ? Mon regard dans le sien, je ne pu m’empêcher d’arquer un sourcil en signe d’incompréhension, la tête légèrement en arrière devant tant d’absurdités. Kristen avait toujours eu du caractère; cela avait d’ailleurs fortement contribué au développement de mes sentiments pour elle. J’aimais son humour, sa force de caractère mais aussi cette répartie qui faisait en sorte qu’aucun de nous ne parvenait à avoir tort ou raison, nos petites joutes verbales prenant généralement fin dans un tendre baiser en guise de ‘cessez le feu’. Or ce soir je n’avais plus l’envie ni le goût à la plaisanterie bien que mon rire laissait entendre le contraire. « Je rêve, c’est à se demander qui prend l’autre pour un con » Prenant mes distances, je pris la direction de la salle de bain, revenant serviette à la main afin qu’elle se sèche avant d’attraper froid. Une fois encore tu es trop gentil Kallan ! Beaucoup trop gentil, ce n’est pourtant pas ta qualité première ! Arf que mes sentiments me coûtent cher ! « Sèche toi, tu abimes le parquet. » Il m’était impossible d’avouer que son bien être m’importait toujours autant, il me suffirait pourtant d’un sourire, mais cela était tout bonnement au-dessus de mes forces, me contentant d’être impassible, lui offrant ainsi la serviette en la déposant simplement sur le canapé du salon. « Tu peux prendre l’une de mes chemises le temps que tes vêtements sèchent. Les tiens sont dans mon garde meuble. D’ailleurs tu pourras récupérer tes cartons si c’est la raison pour laquelle tu es venue. Inutile que je t’accompagne dans la chambre n’est-ce pas ? Tu connais le chemin… » J’avais en effet, cru bon de me débarrasser des affaires qu’elle laissaient autrefois dans l’un de mes tiroirs pour les jours et week-ends à deux. Pour autant, je n’avais pas eu le cœur à les jeter, allez savoir pourquoi…Aujourd’hui, l’urgence était d’avoir cette conversation, de comprendre pourquoi, mais aussi ce qu’elle attendait de moi pour qu’elle vienne ENFIN à ma rencontre. «Ensuite tu pourras peut-être me dire où tu étais durant ces 5 dernières années ? Tu conviendras que venir chez moi après tout ce temps et prétendre être ma petite-amie est complétement déplacée de ta part ? Et je ne parle même pas de ta petite crise de jalousie en réclamant des explications que je n’ai pas à te fournir. » Sans prendre la peine d’attendre une quelconque réponse de sa part, je quittais son regard pour me rendre dans ma cuisine américaine, gardant ainsi contact avec Kristen que j’avais nonchalamment laissé dans le salon afin de faire ma vaisselle qui grâce à Tomy, se retrouvait abandonné dans l’évier. Libre à elle de se changer, de ne pas mourir – une seconde fois – de froid circonstances douteuses.

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MessageSujet: Re: « L'amour supporte mieux l'absence ou la mort que le doute ou la trahison. » ϟ Kallan    Jeu 24 Jan 2013 - 22:32

L'amour supporte mieux l'absence ou la mort que le doute ou la trahison


Le souffle court, je tentais d’apaiser ma respiration qui s’affolait au rythme des battements de mon cœur. Mon absence d’oxygène risquait de me faire perdre toute contenance face à l’homme qui avait, à l’évidence, de nombreux comptes à me rendre. Si le contrôle de mon corps m’échappait totalement et se confondait en tremblement, je ne perdais pas pour autant ma lucidité et pouvais observer Kallan plus amplement. La première chose que je remarquais en posant les yeux sur lui fut la suivante : Il était bien plus beau que dans mes souvenirs. Comment était-ce possible… ? J’affinais mon analyse et découvrais que ses traits étaient davantage creusés que la dernière fois où l’on s’étaient vu… Un plissement de sa peau au coin de ses yeux, les cheveux plus long qu’avant, mais surtout, un visage que le malheur aurait tourmenté… Je devais me résoudre à admettre que l’homme qui se postait face à moi n’avait définitivement pas vingt-trois ans, tout comme la jeune femme que j’apercevais dans le miroir n’en avait plus vingt-quatre… Alors voilà, c’était ainsi que je prenais conscience que mon unique espoir de stabilité s’évanouissait… Quoique… Pour s’évanouir il aurait fallu qu’il existe l’espace d’un instant, et autre part que dans mon esprit. Que faisais-je donc là ? Ballotée par le temps qui passe, l’incompréhension et une cicatrice sur l’abdomen… Je voulais que tout ce manège cesse, que Kallan me prenne dans ses bras, qu’il me chuchote que tout irait bien, qu’il me fasse couler un bon bain chaud et me prépare un thé fumant à la bergamote… Je voulais ne pas être obligée d’aboyer dans cet appartement dans lequel nos rires avaient si souvent eu raison du silence qui planait désormais… Je voulais ne pas avoir la désagréable impression d’avoir été trahie… Je voulais… Je voulais arrêter d’espérer que quelqu’un m’écoute, me comprenne, parce qu’au fond… qui en avait quelque chose à faire de ce que je voulais…

Kallan se détourna de mon emprise avec la plus grande maturité qu’on pouvait conférer à son geste et peina à masquer son étonnement. Je fulminais… S’il croyait pouvoir me sortir le numéro du « je ne vois absolument pas de quoi tu parles mon amour » il se fourrait le doigt dans l’œil, et jusqu’au coude. J’étais même vexée qu’il ose me servir ce petit numéro, il savait pourtant que je n’étais pas dupe, et qu’énervée, il était mal venu de se moquer de moi. Qu’est-ce qui lui prenait au juste ? Il avait réellement décidé de se payer ma tête ? De me mettre hors de moi ? Dire que je comptais sur son aide, son soutient… On repassera pour la séquence émotion, car le scenario allait plutôt tourner au massacre s’il ne me fournissait pas plus qu’un petit haussement de sourcil. Si son regard n’avait pas été des plus chaleureux lors de mon arrivée, le mien devait être, à l’heure qu’il était, semblable à un révolver. « Je rêve, c’est à se demander qui prend l’autre pour un con » J’écarquillais les yeux. Pardon ? Sous-entendait-il que j’aurais pu le tromper ? Il comptait sincèrement se débarrasser de moi en reportant la faute sur ma personne ? Kallan et son toupet dépassait complètement les bornes. Comble du culot, Mr Lawrens fit volte-face et se dirigea vers la salle de bain. Chez moi on appelle ça fuir ! Je m’apprêtais à lui emboiter le pas, lorsque je l’aperçu, une serviette éponge à la main, s’approcher de moi. Je me radoucis quelque peu, mais sa remarque me fit hérisser le poil de plus belle. « Sèche toi, tu abimes le parquet. » Le deuxième prénom de Kallan était sans l’ombre d’un doute « délicatesse ». Il déposa la serviette sur le canapé. Etait-ce trop lui demander que de me la donner en main propre. Furieuse, j’attrapais la serviette avec hargne et me la passait autour du cou. « Depuis quand tu t’intéresses à l’état du parquet ? Avant ça te dérangeais pas de le malmener bien plus que ça… » Je laissais ma phrase en suspens, et mes joues auraient pu devenir écarlates quant à ma réflexion qui faisait référence à notre relation qu’on pouvait qualifier de passionnée, tout comme ce qui avait pu se passer sur le parquet. Hum. Mais j’étais bien trop en colère au vu de la façon dont il s’adressait à moi, et rien n’aurait pu me faire rosir à cet instant précis. « Tu peux prendre l’une de mes chemises le temps que tes vêtements sèchent. Les tiens sont dans mon garde meuble. D’ailleurs tu pourras récupérer tes cartons si c’est la raison pour laquelle tu es venue. Inutile que je t’accompagne dans la chambre n’est-ce pas ? Tu connais le chemin… » Sa voix, toujours aussi dénuée de compassion, me fendit le cœur… La colère fit place au chagrin, et mes yeux s’humidifièrent sans que je ne me résolve à laisser s’échapper une larme. Je ne voulais même pas savoir pourquoi mes affaires se trouvaient désormais dans son garde meuble… L’unique réponse que je désirais était celle qui me dirait enfin ce que j’avais fait pour mériter tant de haine. Je l’implorais du regard… Il m’acheva alors. «Ensuite tu pourras peut-être me dire où tu étais durant ces 5 dernières années ? Tu conviendras que venir chez moi après tout ce temps et prétendre être ma petite-amie est complétement déplacée de ta part ? Et je ne parle même pas de ta petite crise de jalousie en réclamant des explications que je n’ai pas à te fournir. » Je laissais échapper un hoquet de surprise et me mordais aussitôt la lèvre inferieur pour contenir un sanglot. Il m’était désormais impossible de soutenir son regard, lequel était résolument dénuée de toute bienveillance à mon égard. Il me détestait, purement et simplement. Réaliser qu’il m’avait tout naturellement rayé de sa vie s’apparentait aisément à des poignards qu’on enfoncerait au plus profond de ma chair. C’en était trop. Je laissais choir la serviette à mes pieds (ne m’occupant guère de la façon dont elle pourrait abimer le si précieux parquet de Kallan !) et rejoignais à grande enjambées la chambre de Kallan. Je prenais soin de la refermer derrière moi et m’adossais à cette dernière, la tête en arrière, tentant de réguler mon rythme cardiaque. Je ne voulais guère m’attarder dans cette pièce qui semblait avoir été privée de tout signe pouvant prouver que j’avais bel et bien dormi ici pendant deux ans… J’ouvrais son armoire et attrapais la première chemise qui me tomba sous la main. Après avoir ôté mon débardeur et mon jean que je plaçais sur le radiateur de la chambre, j’enfilais la chemise de Kallan qui, trop grande pour moi, m’arrivais en haut des cuisses. S’il avait préféré oublier jusqu’à mon existence, je n’en faisais pas pour autant des manières, il m’avait vu bien moins vêtue que cela. Je sortais alors, faisant glisser mes chaussettes sur le parquet pour venir m’échouer sur le canapé. Je n’osais pas croiser le regard de Kallan de peur d’éclater en sanglot. « Kallan… J’ai besoin de toi… » Je l’implorais dans un murmure à peine audible…

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MessageSujet: Re: « L'amour supporte mieux l'absence ou la mort que le doute ou la trahison. » ϟ Kallan    Sam 26 Jan 2013 - 17:31

Kristen & Kallan



La surprise vint à son tour frapper son visage, comme étonné de mes propos alors qu’ils me paraissaient plus que fondés. N’était-ce pas moi qui, il y a de cela 5 ans, déplorais la perte d’un être cher, d’un être aimé au-delà de tout ce qui m’avait été offert par la vie ? Pouvait-elle en dire autant ? Elle qui semblait avoir été épargné par le temps, par la vie en conservant sur son visage, tout les traits d’un ange ? Ou était-elle, que faisait-elle alors que je la pensais disparue à jamais ? A en croire son allure – bien que peu vêtue et trempée jusqu’au bout des pieds – elle ne revenait pas de cinq année de souffrance. Bien au contraire, elle s’était offerte une nouvelle vie, sans moi et certainement en bénéficient d’une aide de l’un de nos proches. Preuve que la trahison faisait vraiment partie intégrante de ma vie ! Oui…je ne pouvais me laisser attendrir par son petit air innocent qui m’aurait, sans aucun doute, fait succombé à ses charmes par le passé. ELLE était celle qui se devait de fournir des explications et non l’inverse, comme elle le prétendait de par son attitude.
Il me fallait tenir bon, car je ne pouvais non plus nier tous les sentiments que sa présence m’insufflait. Une partie de moi tenait encore à elle, plus que je n’oserai lui avouer. J’étais à présent plongé dans un univers fait de controverses, n’ayant que pour envie de la serrer dans mes bras tandis que mon corps lui, la rejetait de toute part en larguant une serviette sur le canapé dans une remarque dénuée de tout attachement comme ci il s’agissait d’une parfaite inconnue. Une attitude qui, a en croire la hargne avec laquelle elle prit la serviette, la mettait hors d’elle, se faisait blessante a son égard. Je ne pouvais que m’en réjouir, ne pouvant admettre qu’elle vienne me donner des leçons après tant d’années d’absence. Mieux encore, comment pouvait-elle me faire une crise de jalousie, prétendant ainsi avoir encore un brin de sentiments à mon encontre. « Depuis quand tu t’intéresses à l’état du parquet ? Avant ça te dérangeais pas de le malmener bien plus que ça… » Instinctivement, mon regard vint prendre refuge dans le sien, la suppliant, nan que dis-je, lui interdisant de faire appel a nos bons souvenirs dans le but de me clouer le bec. Je n’avais guère besoin de son aide, me rappelant chacun de nos instants passés à deux. Ici comme ailleurs d’ailleurs. Nous étions complices, nous laissant allés à nos sentiments chaque fois que nous le pouvions. Mais était-il de nouveau nécessaire de lui rappeler que tout ceci avait pris fin par sa faute ? L’ignorance me paru la meilleure réponse, niant ainsi des années de bonheur et de passion à ses côtés en lui indiquant que tout ses vêtements se trouvaient aujourd’hui dans un garde meuble. Chose qui la blesserait encore plus j’imagine, mais ce n’était pas comme ci Kristen s’était, un tant soit peu, souciée de mon malheur lorsqu’elle prit la décision d’y mettre fin.

J’exigeais toujours des réponses et ma détermination m’empêchait clairement de succomber à ses larmes qui se faisaient de plus en plus menaçantes. La voir ainsi me foudroyait le cœur, plus que je ne le laisserais paraître tout au long de cette soirée. Je m’étais pourtant juré de ne jamais lui faire du mal, de ne jamais faire naitre en elle, autre chose que le bonheur et le plaisir inconditionnel. Un pari osé, mais dont je me sentais autrefois capable chaque fois que nos regards se croisaient. Malheureusement bien des choses avaient changés et si le claquement de porte de ma chambre a couché me dégoutait encore un peu plus de mon comportement, je ne fis aucun pas vers celle-ci, m’en allant contre toute attente, dans ma cuisine afin de terminer ma vaisselle. Il fallait que je m’occupe, que je la sorte de mes pensés, de mon cœur à jamais. Mais comment ? Comment s’y prendre lorsque nous avions tant en commun ? Tant à construire ? Mes pensés s’embrumaient, se chevauchaient les une sur les autres sans que je parvienne à me contenir, à savoir quel était le meilleur comportement à adopter dans ce genre de situations. Il faut dire que je manquai d’expérience, Kristen étant la seule et unique relation sérieuse et durable qu’il m’ait été donné en une vingtaine d’année d’existence.

Lorsqu’elle fit de nouveau son apparition en petite tenue, une vive douleur se fit sentir, pourtant je n’y prêtai pas une grande attention, étant bien trop accaparé par la demoiselle qui n’avait de cesse de me tourmenter. Et visiblement pour un bon bout de temps, s’installant sur le canapé dans un silence dés plus religieux. Finalement, m’emprunter une chemise n’était peut-être pas la meilleure des idées. Tant de souvenir remontaient à la surface, revoyant Kristen sortir de la douche tandis que je m’affairai à lui préparer un petit déjeuné en règle. Je me surpris à sourire, bêtement et tel un gamin comme le jour de notre rencontre lors de notre petite séance karaoké. Voila bien longtemps que je n’avais pas souris ainsi, comme coupé du monde au point de ne pas entendre Kristen implorer mon aide. Malheureusement ce petit temps d’accalmie fut de courte durée, la douleur se faisant plus forte aux files de minutes. Baissant mon regard, j'aperçue ma main ensanglantée, resserrée sur un verre qui s’était visiblement brisé sous la pression .A l’image de Kristen j’imagine ! Pas de petits morceaux, de quoi facilité les ‘soins ‘, attrapant un torchon qui vint envelopper ma main afin d’arrêter le saignement.
Dans un premier temps hésitant, je pris une longue inspiration avant de rejoindre Kristen sur le canapé, me mettant à l’autre bout de celui ci et face a elle de façon a ce que nos regards se croisent enfin lorsqu’elle daignera l’affronter. .Je voulais qu’elle me regarde, affronte le passé comme elle me forçait à le faire en venant frapper à ma porte ce soir. Je voulais tout simplement des réponses…du moins une, celle qui m’importait vraiment. Une question restée jusqu'à présent sans réponse et qui n’avait de cesse de me tarauder, m’empêchant ainsi d’aller de l’avant. «Pourquoi…pourquoi être partie Kristen ? Est-ce que c’est à cause de…» Lui ? Elle ? Incroyable…J’ignorai quel était le sexe de mon propre enfant, notre enfant Les mots me manquaient, comment décrire quelque chose, quelqu’un, que l’on ne connaissait même pas ? « Du bébé ? » Une conversation que je m’étais toujours efforcé de fuir, pensant encore à ce jour, être incapable d’élever un enfant…



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MessageSujet: Re: « L'amour supporte mieux l'absence ou la mort que le doute ou la trahison. » ϟ Kallan    Dim 27 Jan 2013 - 13:41

L'amour supporte mieux l'absence ou la mort que le doute ou la trahison


Comment avions-nous pu en arriver là… ? Cette question me hantait depuis que j’avais franchis le seuil de sa porte. Cet appartement, qui autrefois avait été le théâtre d’éclats de rire, de regards complices, de baisers passionnés, de tendres caresses, aujourd’hui, il n’en restait rien. L’atmosphère était tout simplement dénuée d’amour, pas une once d’amitié ne persistait non plus. Tout ce que nous avions construit pendant ces années passées ensemble semblait disparu. Pire, cela avait été saccagé. Mais était-ce vraiment possible ? Cette transition de l’amour naissant à cette haine qui n’en démordait pas me perturbait… Pas une seule seconde je n’avais imaginé une réaction pareille de la part de Kallan. Dans l’avion je n’avais cessé de me répéter ce que j’aurais pu lui dire, pour lui expliquer mon tourment. Si l’idée qu’il puisse être bougon ne m’avait pas semblé improbable, jamais je n’aurais soupçonné la colère comme fondement de nos échanges. Il n’était plus le même… ? La rancœur semblait être un sentiment familier pour Kallan à en juger la façon dont il s’adressait à moi. Et cela n’avait rien à voir avec l’homme avec lequel j’avais vécu… Alors oui, la vie avec lui n’était pas toujours rose, comme beaucoup de couple nous avions traversé des hauts et des bas, mais jamais les bas n’avaient été constitués de fureur pareille à celle qui affleurait dans chacune des paroles de Kallan. Pourquoi fallait-il que mon monde bascule ainsi ? Et pourquoi à ce moment-là ? J’étais perdue. Avant j’aurais surement réussi à l’affronter. Mais pourquoi maintenant ? J’implorais le ciel de me fournir une réponse. Pourquoi ma vie prenait-elle un tournant catastrophique précisément lorsque je comprenais que Kallan ne représentait pas juste un article pouvant propulser ma carrière journalistique, mais bien plus. Etait-ce un retour du destin ? N’avions-nous pas le droit à l’erreur ? Avions-nous seulement eu l’espoir d’un avenir à deux heureux ? Ou cela n’avait-été qu’une pure illusion par laquelle nous avions été bercé plus de deux ans… Peut-être notre couple était simplement né pour mourir ? Je ne pouvais plus me résoudre à cette option, pas maintenant qu’il avait pris une telle place dans ma vie (devrais-je dire dans mon cœur ?). Non, pas maintenant que j’aurais pu envoyer mon cousin et mon article au diable… Malheureusement, cette éventualité semblait la plus probable au vu des évènements venant de se produire… Je me recroquevillais dans la chemise de Kallan dans l’espoir qu’elle me protège de la suite de ce mauvais rêve qui n’en était malheureusement pas hein. Le col du vêtement était imprégné de son odeur. Les paupières closes, j’osais faire un bond dans le passé, un petit voyage dans nos souvenirs heureux, où cette odeur avait tant de fois été souvenir de joie et non de peur comme cela était le cas actuellement. Ma respiration se fit plus lente, comme apaisée…

Mon accalmie se fit cependant très brève, je fus arrachée de mes pensées par un vacarme provenant de la cuisine. J’ouvrais aussitôt les yeux et apercevait des bris de vers un peu partout sur le plan de travail, je ne m’attardais pourtant pas sur les bris des verres éparpillés, la main en sang de Kallan attira bien plus mon attention. Pour ça, il n’avait pas changé, son impulsivité restait intacte. J’aurais pu sourire si son geste n’avait pas été une manœuvre destinée à contrôler son ire à mon égard. Le chagrin ne quittait plus mes yeux, j’étais tellement désolée, mais j’ignorais pourquoi. Je l’avais fait souffrir et j’en ignorais toutes les causes… Il attrapa un torchon et enroula sa main dedans. Kallan n’avais jamais été quelqu’un de douillet. Il sembla hésiter quant à la suite des évènements. Allait-il me jeter dehors ? Je baissais les yeux, interdite. Après quelques secondes de réflexion, je pu distinguer ses pas se rapprochant du salon. Sans avoir à redresser la tête, je le sentis s’avoir sur le canapé. Pas à côté de moi cependant. Une lame de plus dans mon cœur, une de plus, une de moins. Je constatais avec peine que je n’étais plus à cela près… Le silence nous enveloppait et je n’étais pas décidée à le briser, trop affligée qu’il n’ait pas même relevé mon appel à l’aide… «Pourquoi…pourquoi être partie Kristen ? Est-ce que c’est à cause de…» Je relevais soudain la tête et croisais son regard. Il paraissait troublé, ne trouvant pas ses mots, je savais pourtant lequel lui brulait les lèvres, mais je ne pu me résoudre à compléter sa phrase… « Du bébé ? » S’en était trop, bien trop, beaucoup trop. « Mais putain ! Je ne suis pas partie !!! » J’avais crié plus fort que je ne l’avais voulu, complétement troublée par l’assaut de ma colère. Les larmes me piquaient les yeux et menaçaient de franchir le seuil de mes paupières pour dévaler mes joues. Je pinçais les lèvres dans l’espoir de les contenir, en vain, une larme roula sur ma pommette. Je ne voulais plus affronter son regard dénuée de compassion, avait-il la moindre idée de ce que j’avais pu vivre ? Je me levais en chassant mes pleurs du revers de ma main et prenais la direction de sa salle de bain. Une fois à l’intérieur je tentais de retrouver mon calme, m’effondrer devant lui ne m’aiderait en rien, bien que j’en aie cruellement besoin. A l’évidence, Kallan ne me serait d’aucune aide. J’ouvrais un tiroir et en extirpais la trousse à pharmacie qu’il contenait. Je regagnais le salon munie de la chose sans oser croiser le regard de Kallan. Je la posais sur la table basse pour en sortir des cotons et de l’alcool à 90. A genoux, face à lui, j’attrapais sa main avec délicatesse pour en enlever le torchon qui la recouvrait. Le contact de ses doigts contre ma peau me fit frissonner. Si je n’avais pas le sentiment que cinq ans s’étaient écoulés depuis hier, j’avais pourtant l’impression qu’une éternité séparait nos peaux l’une contre l’autre. J’imbibais un coton et entreprenais alors de désinfecter sa plaie superficielle. Une fois cela fait, j’appliquais une compresse contre sa paume et pansait sa main. Lorsque j’eue terminé, je ne pu me résoudre à lâcher sa main… Je relevais enfin la tête pour chercher son regard.



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MessageSujet: Re: « L'amour supporte mieux l'absence ou la mort que le doute ou la trahison. » ϟ Kallan    Dim 27 Jan 2013 - 21:39

Kristen & Kallan



Elle fuyait mon regard, fuyait cette conversation que nous devions avoir. Pourquoi ? Pourquoi être revenu si ce n’est pour m’aider à comprendre la raison pour laquelle elle avait cru bon de me quitter sans le moindre mot ? Et si je me sentais capable de l’admirer pendant des heures durant, et ce au delà de toute la rancune que j’éprouvais pour elle, il me fallait avoir cette explication, comprendre comment et pourquoi elle avait mis fin a deux années de bonheur. Du moins c’est ainsi que je les qualifiais encore à ce jour. Je pris donc la décision de mettre fin à ce silence qui m’était à la fois apaisant et insupportable au vue de nos instants passé a deux. Autrefois nous aurions profité de celui-ci pour se contempler, nous sourire tandis que l’une de mes mains viendrais se poser sur l’une de ses joues en guise de caresse. Prémices d’un baiser tout aussi doux et chaleureux que nos étreintes lors de nos moments d’accalmie. « Mais putain ! Je ne suis pas partie !!! » Nous en étions bien loin à présent…A son crie, je ne pu contenir ma surprise, haussant un sourcil comme j’en avais l’habitude, d’autant plus qu’elle prétendait ne pas être partie. C’était à ne plus rien comprendre ! Avais-je donc imaginé toute cette souffrance ? Son absence inexpliquée qui me rendait complètement fou et ce, jours et nuit ? Non…comment imaginer une situation que l’on aurait jamais souhaité ! La souffrance que m’infligeait son visage, sa présence, était bel et bien réelle. Pourtant une partie de moi se mettait à croire en son innocence, avait envie d’y croire lorsque nos regards en virent a se croiser tandis qu’une larme glissait le long de sa joue. Une vue insoutenable qui me fit instinctivement culpabilisé du mal qu’elle semblait ressentir. Je n’avais guère l’habitude de la voir ainsi, perdre le contrôle d’elle-même autre que sous le plaisir qu’offrait une vie de couple.
Nous nous étions bien évidemment déjà disputés, plus d’une fois d’ailleurs, mais jamais ô grand jamais, de la sorte. Bien au contraire, l’un de nous finissait toujours par faire un pas vers l’autre, à recouvrir le sourire en se rendant compte que le sujet de notre discorde n’était en rien comparable à tout l’attachement, à tout l’amour, que nous ressentions l’un pour l’autre. Un pas qu’il m’aurait été possible de faire lorsqu’elle se leva pour rejoindre la salle de bain, en pleure, mais ma rancune et mon incompréhension quant à la situation fit de moi une parfaite statue. Silencieux et immobile, mon regard se perdit dans sa chevelure doré qui s’en allait au loin avant de disparaitre derrière la porte. « Super Kal’…Quel crétin» Mon visage à présent plongé dans le creux de mes mains, je tentais de recouvrir un tant soit peu mon calme, de retrouver le peu d’humanité qu’il me restait. S’il m’en restait. C’était tout de même incroyable…Voila que j’éprouvais de la compassion pour celle qui me torturait corps et âme. Si elle était aussi innocente qu’elle le prétendait, pourquoi ne prenait-elle pas la peine de m’expliquer ce qui avait pu se passer ? Pourquoi ne m’offrait-elle pas l’occasion de prendre soin d’elle plutôt que de faire en sorte que ma colère s’accroit à son égard ? Là encore, j’étais plongé dans la plus grande ignorance alors qu’elle détenait toutes cartes en mains…

C’est alors que la porte s’ouvrit, s’entrebâillant pour délivrer une silhouette que je connaissais que trop bien. Une fois encore elle fuyait mon regard, tenant fermement entre ses mains quelques objets issus de ma pharmacie. Silencieuse, elle se mit à genoux pour finalement s’emparer de ma main écorchée… Vraiment ? Allait-elle vraiment prendre soin de moi comme ci de rien n’était ? Ou était-ce là le signe qu’elle mettait de l’eau dans son vin ? Qu’elle daignait enfin mettre un terme à nos discordes en épanchant mes blessures ? C’était trop facile, bien trop facile…Une fois encore l’envie de me défaire de son emprise se fit ressentir, mais contre toute attente, ma main elle, se fit docile, se laissant entrainer avec un plaisir certain. Il m’était impossible de la quitter des yeux, de ne pas frémir sous la douceur de sa peau tant elle m’avait manqué…j’en oubliai totalement ma douleur, les picotements dévorant que me procurait l’alcool a quatre-vingt dix degrés. J’étais ivre, ne demandant qu’à en redécouvrir davantage bien que les circonstances n’étaient guères enclines à ce genre de rapprochement. Je me fis donc plus sage qu’a l’accoutumé, l’observant attentivement en n’ayant d’autre choix que d’admettre qu’elle ne me laissait toujours pas indifférent. Malgré notre passé, je n’éprouvais aucun mal à me livrer à elle, lui confiant – à défaut de ma vie – une partie de moi.
J’en étais à épier chacun de ses gestes et expressions, chaque des traits de son visage lorsqu’elle rendit à ma main, sa liberté d’agir. A mon plus grand regret je devais bien l’admettre, bien qu’il lui fût impossible de s’en douter au vue de l’accueil que je lui avais réservé. Retrouvant sans grand mal son regard, je me perdis un long moment dans ses yeux, cherchant à découvrir quelles étaient ses attentes, la raison de cette situation qui m’échappait complètement. Or plus je m’aventurais dans le bleu azur de ses yeux, moins j’obtenais de réponses…Pire encore, ma main vint à l’encontre de son visage, glissant sur l’une de ses joues pour finalement se dissimuler derrière son oreille afin d’y replacer une mèche de cheveux rebelle, à l’image de celle qu’elle m’empêchait d’admirer à ma convenance. Allez savoir pourquoi, pourquoi j’adoptais ce comportement dénoué de tout sens, la rejetant pour finalement m’attarder du bout des doigts sur ce visage que je ne pouvais voir en détresse. De mon pouce, je retraçais vaguement le chemin emprunté par la larme que j’avais entre aperçus peu plus tôt, l’effaçant avec retard dans mon monde imaginaire. « Je.. » J’ignorai ce qui était bon de faire, bon de dire, ma tête et mon cœur se contredisait une fois de plus. J’avais tout simplement l’impression de devenir fou…Etais-je à ce point faible ? Allez Kallan, rappelle toi qu’elle n’est pas seulement l’objet de tes désirs, mais aussi celle qui t’avais brisé le cœur en mille morceaux. Cette pensé à elle seule suffit à faire revenir ma main, inspirant longuement, les yeux clos afin de ne plus succombé à son charme en se perdant dans un océan de beauté. « J’ai cru t’avoir perdue Kris’, j’ai cru que tu étais morte… emportée par cette fichue tempête. » La colère n’était plus, s’en était allée pour laisser place au désarroi et à la tristesse que je contenais en moi depuis plusieurs années. « Je t’ai cherché partout, partout…je passais mes jours et mes nuits à soulever des gravas dans l’espoir de te retrouver saine et sauve » Sous mes yeux défilaient les nombreux souvenirs de cette nuit, mais aussi les jours qui suivirent, cherchant encore et toujours Kristen comme ci ma propre vie en dépendait. C’était le cas dans un sens…Retrouvant son regard, je ne pu que lui avouer la source de ma rancune, sourcils froncés sous la peine que m’infligeait cette trahison. « Imagine donc ma surprise lorsque ta chère et tendre amie Anna m’a montré l’une de tes lettres dans l’espoir de me séduire…. Je sais que je ne te l’ai jamais clairement dit…mais je t’aimais, plus que tu ne peux l’imaginer. Alors pourquoi ? Explique moi, ne suis-je pas en droit de comprendre ? » Oui…elle ne l’imaginait pas, ne se doutai pas un seul instant que quelque part dans cet appartement, se cachait bien des vestiges à son égard, témoin d’un passé de bonheur, mais aussi d’un avenir perdu…

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MessageSujet: Re: « L'amour supporte mieux l'absence ou la mort que le doute ou la trahison. » ϟ Kallan    Lun 28 Jan 2013 - 21:47

L'amour supporte mieux l'absence ou la mort que le doute ou la trahison


Petit à petit, acte par acte et mot par mot, ma vie me glissait à travers les doigts, pour le peu que je détenais encore. J’étais une inconnue dans mon propre monde, cherchant en vain la lumière pour sortir de ce tunnel sans fin qu’étais devenu mon existence depuis que j’avais rouvert les paupières à l’autre bout de la planète dans les draps d’un inconnu. Ma lumière, ma flamme dans tant de noirceur n’était autre que Kallan. Cette réalité m’aurait bien fait sourire, lui qui n’avait pour but premier que de me permettre d’écrire un article et d’aider mon cousin… Je me sentais à présent si loin de cette nuit où j’avais plongé mon regard dans le sien. Deux lacs dont la profondeur aurait fait chavirer le cœur de nombreuses femmes, et pourtant, pas un instant je n’avais voulu le considérer comme un amant, il n’était que mon job. A présent, je n’en avais que faire de mon job… Néanmoins, j’avais mis tout mon cœur cette nuit-là, sept années auparavant, pour qu’il m’accorde son attention qui semblait pourtant difficile à capter, mais encore plus dure à conserver. Et encore aujourd’hui lorsque mon regard se perdait dans le sien, je me posais cette question : pourquoi-moi ? Et toujours après cette réflexion, je percevais des centaines de papillons prendre leur envol dans mon estomac, commençant une danse tout en légèreté. J’étais coutumière de cette parade virevoltante qui s’emparait de mon ventre à chaque fois que mes lèvres entraient en contact avec les siennes. Les autres appelaient cela l’amour, je ne donnais pas de nom à ce florilège de sensation, préférant davantage en gouter toutes les saveurs avec le plus grand soin… A présent plus aucun battement d’ailes ne faisait frémir mon abdomen, les papillons avaient migré vers des horizons plus chaleureux, pouvait-on leur en vouloir ? Ici-bas, l’ambiance n’aurait pu être qualifiée que de polaire… Mais je n’arrivais pas à savoir ce qui était pire : avoir fait une connerie et en assumer les conséquences, ou subir les conséquences d’une connerie dont on ignore tout… Je n’avais malheureusement pas le luxe d’avoir le choix. J’étais condamnée à sa seconde option, et lorsque la surprise avait traversé les traits de l’homme qui tentait de me faire comprendre que je n’étais pour lui plus qu’une ex-petite amie, je comprenais que la réalité m’échappait complètement, et qui plus est, que je ne pouvais strictement rien y changer…

Reporter mon attention sur sa main blessée était un bon moyen pour moi de canaliser mes émotions. A tour de rôle, la fureur laissait place au chagrin, mais pour mieux revenir, je passais d’un état émotionnel à l’autre en un quart de seconde sans contrôler la moindre chose. Autant dire que je détestais cela… Ne pas être maitresse de moi-même était une chose que j’abhorrais, mon égo y était surement pour beaucoup… J’avais besoin de toujours tout contrôler. L’unique personne qui avait réussi à me faire lâcher prise de temps à autre était en face de moi, et pour là où cela m’avait mené, je me demandais si cela avait été une bonne idée… Au fond de moi, je savais pertinemment que pour rien au monde je n’aurais voulu revenir sur tous ces moments où je l’avais laissé me guider. J’avais une confiance inébranlable en Kallan, mais cette dernière s’étiolait à mesure que les minutes s’écoulaient… Je ne prenais largement mon temps, croyais –à tort- que gagner du temps m’aiderait, à vrai dire cela ne faisait que reculer l’heure de la confrontation. A vrai dire, j’aurais voulu rester ainsi pendant des heures, ma main contre la sienne, dans le silence de son appartement avec les vagues pour seule musique d’ambiance. Mais cela n’était pas possible. Je devais me faire à l’évidence : ce que je désirais était plus que largement relégué au second plan depuis que je m’étais réveillée d’un long et douloureux rêve… Alors, lorsque j’eu terminé le pansement, je n’eus d’autre choix que d’affronter son regard dans lequel je savais que je me perdrais. Si je n’avais jamais voulu l’admettre, j’étais faible face à ce mariage de turquoise et d’émeraude. J’avais beau y chercher toutes les réponses à mes requêtes, je ne m’en trouvais que davantage déboussolée par ses prunelles. Malgré tout, il soutenu mon regard. Notre détresse mutuelle ne fit qu’une. Sans un mot, et sans pour autant rompre notre dialogue visuel, Kallan posa délicatement une main sur mon visage. Immobile, je savourais la caresse de sa peau contre ma joue tout en sachant que cette dernière ne serait hélas pas éternelle… Ses doigts virent ensuite coincer l’une de mes mèches folle derrière mon oreille, je ne pouvais le quitter des yeux, il m’hypnotisait, il était certain qu’à cet instant il aurait sans doute pu me demander n’importe quoi tant j’étais sous son emprise, je me gardais cependant de l’en informer, ne souhaitant pour rien au monde interrompre ce moment. Son pouce descendit plus bas pour balayer une larme qui s’était tarie en effleurant ma pommette. « Je.. » Il sembla troublé, la magie disparue, sa main s’écarta et en quelques secondes il était à nouveau à des années lumières de moi… Je l’interrogeais du regard, ne sachant s’il fallait qu’il parle, ou si son silence était préférable compte tenu de ce qu’il allait bien pouvoir dire… Je me condamnais au silence. « J’ai cru t’avoir perdue Kris’, j’ai cru que tu étais morte… emportée par cette fichue tempête. » Les paupières closes, je tentais de chasser les images qui m’assaillaient, ce cauchemar, ce vacarme… Je n’avais aucune envie de me remémorer cette atroce nuit, mais il semblait qu’elle allait être très prochainement la clé de biens des mystères, à mon grand mécontentement. « Je t’ai cherché partout, partout…je passais mes jours et mes nuits à soulever des gravas dans l’espoir de te retrouver saine et sauve » S’en était trop… Encore une fois, les émotions étaient trop fortes pour que je puisse les contenir. Prendre sur moi me paraissais insurmontable. La détresse à peine voilée par ces quelques mots me fendit l’âme… Je mordais ma lèvre inferieur dans l’espoir de contenir le chagrin qui m’envahissait. Une larme roula sur ma joue, et je ne fis aucun effort pour la masquer. « Imagine donc ma surprise lorsque ta chère et tendre amie Anna m’a montré l’une de tes lettres dans l’espoir de me séduire…. Je sais que je ne te l’ai jamais clairement dit…mais je t’aimais, plus que tu ne peux l’imaginer. Alors pourquoi ? Explique moi, ne suis-je pas en droit de comprendre ? » Trop d’information m’assaillirent en même temps. J’ouvris les yeux sous le choc. J’analysais calmement la situation. Anna avait toujours eu un faible pour Kallan, mais je ne l’aurais jamais cru capable d’oser le séduire. Je choisissais cependant de me concentrer sur le reste de sa phrase qui fit renaitre un papillon au creux de mon ventre, flamboyant survivant renaissant de ses cendres… Il m’aimait… ? Il ne me l’avait en effet jamais avoué, et j’avais souvent espérer l’entendre me le susurrer au creux de l’oreille, en vain. Son aveu m’arrachait à nouveau le cœur. Pourquoi ce verbe était-il à l’imparfait ? Pourquoi me l’avouait-il seulement lorsque l’amour avait fait place à la haine, au chagrin, à la rancœur. Je le détestais lui et son incapacité à avouer ses sentiments… « Kallan… Il faut que tu me crois… Je… Je ne me souviens de rien… Je ne suis pas partie, du moins je n’en ai pas l’impression… Je… » Je ne savais pas comment exprimer la situation… Elle n’avait ni queue ni tête, pourquoi me croirait-il ? « Je n’ai jamais voulu t’abandonner… Je te le jure. Il a eu la tempête, et puis plus rien, je viens seulement de me réveiller… J’ai besoin de toi Kallan, j’ai besoin que tu me crois… J’ai besoin que tu m’aide…» Et je t’aime toujours, au présent, et pas à l’imparfait.



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MessageSujet: Re: « L'amour supporte mieux l'absence ou la mort que le doute ou la trahison. » ϟ Kallan    Ven 1 Fév 2013 - 13:41

Kristen & Kallan



Survoler sa joue dans une caresse me projetait des années en arrière, du temps où rien ni personne ne pouvait se dresser entre nous. Seul son bonheur m’importait, faire de son quotidien, de sa vie, l’un des plus beaux voyages où la tristesse et les regrets n’avaient guères de place. Mais malheureusement j’avais appris depuis le plus jeune âge que la vie n’était pas seulement faite d’instants de bonheur, que toutes les histoires ne se terminaient pas toujours en ‘happy end’ comme le laissait à penser la plupart des dessins animés pour enfants. Une leçon apprise mais certainement oubliée lorsque mon regard vint se poser dans le sien lors de notre toute première rencontre. Aujourd’hui encore et malgré tout ce qui avait pu se passer, une partie de moi croyait en un possible avenir a deux où nos sentiments en ressortiraient que plus fort. Comment pouvait-il en être autrement, me perdant dans l’immensité de son regard tandis que ma mains redécouvrait une complicité perdue au travers d’un geste ô combien banal, mais jamais reproduit avec autant de sincérité. Elle avait toujours été la seule, la seule et unique en qui je voyais bien plus qu’un physique aux courbes enchanteresses. Oui…ses yeux reflétaient une personnalité aux multiples facettes, tendre, sensible, douce – à l’image de sa peau sur laquelle mes doigts glissaient avec aisances-, mais aussi une forte personnalité, à la répartie redoutable lorsque ses sourcils parfaitement dessinés, laissaient apparaître une contrariété. Aurais-je omis d’évoquer ses lèvres d’une tentation redoutable ? Tant pour les mots qui pouvaient s’en échapper que pour la sensualité qui n’aurait aucun mal à convaincre le plus réticent des hommes à lui offrir un baiser. Une bénédiction tout comme un fardeau lorsque vous êtes, tout comme je l’étais, un brin jaloux lorsque votre plus beau trésor se trouvait être convoité.
Oui, j’étais le plus heureux des hommes jusqu’au jour, nan que dis-je, jusqu’au soir où le destin vint faire voler ce beau rêve en un millier de morceaux. Un souvenir marquant qui n’eut aucun mal à me convaincre de ne pas céder à mes sentiments en proies à une grande nostalgie. Il me fallait le lui dire, lui faire comprendre à quel point sa décision de me quitter –de la sorte qui plus ait – m’empêchait d’apprécier nos retrouvailles, de lui faire à nouveau confiance, tout comme envers ce que mon cœur me dictait… Un discours qui fut tout aussi difficile pour elle que pour moi, n’ayant pas pour habitude de mettre en avant mes sentiments. Je mis d’ailleurs quelques instants à pouvoir affronter son regard, remarquant de suite qu’une nouvelle larme venait de remplacer la précédente. Entre surprise et tristesse son cœur balançait, bien que je n’aurai dire si sa surprise concernait la trahison de son amie ou mon amour pour elle. Car si je ne lui avais jamais clairement dit, n’avais-je pas pour autant été le plus fidèle des hommes ? Ne lui avais-je pas prouvé à maintes reprises en étant plus tendre et attentionné qu’a l’accoutumé ? Là encore il fallait prendre en compte les différences entre les femmes et les hommes quant à leur perception de ce sentiment. Macho ou non, il m’était paru comme évident que les femmes ressentaient le besoin d’exprimer leurs sentiments, tant par les gestes qu’en y mettant les formes lors de déclarations enflammées ^^’ Or pour nous, pauvres petits hommes, mettre des mots sur nos sentiments relevait d’un véritable champ de bataille. Maladresses et faux pas au programme. Je me savais pourtant à l’aise en élocution, en accord avec ce que je pouvais ressentir à son égard. Mais là encore, ouvrir son cœur n’était pas choses aisées et ce d’autant plus, armé d’un passé douloureux… « Kallan… Il faut que tu me crois… Je… Je ne me souviens de rien… Je ne suis pas partie, du moins je n’en ai pas l’impression… Je… » Pardon ? Je n’étais pas sur de bien comprendre…comment ne pouvait-elle pas s’en souvenir ? Avais-je si peu compté pour elle pour qu’elle en oublie notre ‘rupture’/ ou sa fuite selon les points de vus ?! Allait-elle vraiment affirmer avec culot que tout ceci n’était qu’une pause suite à une crise existentielle ? « Je n’ai jamais voulu t’abandonner… Je te le jure. Il a eu la tempête, et puis plus rien, je viens seulement de me réveiller… J’ai besoin de toi Kallan, j’ai besoin que tu me crois… J’ai besoin que tu m’aide…» Dubitatif, mon regard toujours ancré dans le sien , j’espérai à présent qu’elle recouvre la raison, que ses mensonges cessent pour laisser place à la véritable raison de son départ. Ni plus ni moins, n’ayant jamais accordé d’importance aux excuses, bien trop rancunier pour cela.

Pourtant ce discours me faisait écho, ayant déjà rencontré une personne prétendant souffrir d’une perte de mémoire sur la même période. Comment serait-ce possible ? Et pourquoi n’y avait-il pas l’once d’un mensonge dans son regard ? Mes sentiments peut-être ! Car si l’envie et le cœur me poussait à la croire, de nombreux mensonges me furent dévoilés peu de temps après sa disparition : Notre enfant, sa carrière de journaliste, l’enquête…Dire que j’avais confiance en elle, prit –pour une fois – la décision de ne mener aucune petite enquête sur sa personne. Paranoïa et méfiance oblige. Mais étrangement je ne l’avais pas fait avec elle, étant comme subjugué dès la première minute de notre rencontre. Elle m’avait ensorcelé, su faire naître en moi la confiance et un sentiment qu’il m’était inconnu jusque-là. L’amour, celui qui vous donne l’impression d’avoir trouvé la bonne personne, celle qui en un regard, est en capacité de vous comprendre. Oui…l’envie était bel et bien présente, mais comment croire en ce discours décousu de tout sens alors que j’avais encore en mémoire la lettre qu’elle avait écrite à son amie dépourvue de toute moralité. « Qu’est-ce que c’est ? L’une de ces blagues Facebook que l’on reçoit par message privé ? ‘ Revenez hanter votre ex’ ? Bientôt vous prétendrez avoir été enlevé par des extraterrestres ? » Tout ça n’avait pas de sens, et si ma voix restait sur un ton monotone, elle laissait pour autant entrevoir mon agacement face à cette situation. Je ne pouvais rester ainsi, devant elle, à ses côtés sans ressentir l’étrange envie de la prendre dans mes bras. Je perdais tout bonnement la tête…Qui croire ? Ma raison ou ce cœur qui m’avait déjà causé bien des soucis ? Me levant, je fis quelques pas dans l’appartement sans véritable destination. Il me fallait simplement bouger, occupé mon esprit tandis que mes mains vinrent se frotter à mon visage avant de terminer leur course dans mes cheveux à présent en bataille. « Si tu as besoin d’aide, dis le moi, dis-moi en quoi je peux t’aider. Inutile de me raconter de telles sornettes pour me convaincre, je l’aurai fait quoiqu’il m’en coûte, ne serais ce pour faire honneur à notre histoire… » Car pour moi elle était bel et bien réelle, fut celle que je ne pourrai oublié même si un jour l’envie m’en prenais. Journaliste ou non , enquête ou pas, mes sentiments pour elle était bien réels, d’autant plus que j’avais suffisamment confiance en moi –en plus d’avoir fouillé son appartement de fond en comble – pour savoir qu’elle ne disposait pas assez d’éléments à mon encontre. C’est alors que des bruits se fit à nouveau entendre en direction de ma porte d’entrée. Allons dont, encore ? « Je reviens, si tu as faim fait toi plaisir. Il y a des pâtes au thon qui ne demande qu’a être man » Visiblement l’impatience guettait mon nouvel invité, je pris donc la peine de rejoindre le seuil de ma porte sans terminer ma phrase. L’angoisse me frappait craignant qu’un nouveau drame ne vienne s’ajouter à celui dans lequel j’étais plongé en cette soirée « Salut, ma mère vient de partir au travail » « Heu et alors ? » Voila qu’un petit être, certainement âgé de moins de dix ans me faisait face, tenant lui aussi des propos que je peinais à comprendre. Mieux encore, celui-ci se fit intrusif, entrant dans mon appartement sans en avoir reçue l’invitation. « T’es Kallan toi hein, Tomy m’a dit que tu allais râler au début. Il est pas là ?! » Tomy ! Comme quoi le destin faisait bien les choses, son absence m’empêchant d’en finir avec lui. Il m’était à présent facile de deviner la raison de cette intrusion, n’ayant aucun mal à y voir une stratégie de séduction envers la mère de l’enfant en prétendant être intentionné. J’allais tuer cet Homme, lui et ces idées farfelues…Me voila ainsi coincé entre celle qui hantait mes pensés depuis cinq années et un enfant dont les manières laissaient quelque peu à désirer. « Wuaaa t’es joulie ! Tu veux bien m’épouser plus tard ? Bah voyons ! Ne voulait-il pas non plus que je quitte propre appartement ? Fermant la porte, je lui mis ensuite une petite tape à l’arrière du crane, ne faisant une fois de plus, pas dans la dentelle. Là encore, mon expérience en la matière était inexistante, craignant les enfants comme la peste. [color:54f4=indian red]« Hey ! » Une protestation qui me fit sourire, prenant un certain plaisir à remettre ce trop plein d’hormones en place. «Mets-y un peu plus de manières Don juan ! » « T’es qu’un jaloux c’est tout ! Tout ça parce que je suis plus beau que toi ! Pas vrai ? » Le grossier personnage, mettre à mal ma jalousie en faisant du charme à Kristen ne lui suffisait pas, allant à présent jusqu’à m’insulter et me tirer la langue sous mon propre toit. Que la nuit allait être longue…je ne pu d’ailleurs réprimer un soupire, celui-ci s’échappant de mes lèvres sans que je ne cherche à l’étouffer avec discrétion. « Kristen tu…tu veux bien t’en occuper ? Le temps que je change les draps du grand lit. On prendra le clic-clac » Assurément sa constitution de femme le prédisposait à veiller sur lui avec plus d’aisance, d’autant plus que le jeune garçon semblait fortement l’apprécier. Comment lui en vouloir me direz-vous ? Je devinais aussi l’expérience dont elle avait pu profité auprès de notre enfant…une conversation qui se retrouvait elle aussi repoussée de quelques heures.. « Mais jpeux dormir avec elle hein, je suis pas gros ! » Le défiant du regard, un sourire malicieux aux lèvres, j’en vins à utiliser la seule arme qui je le savais, aurait son petit effet « Ou bien je peux demander à Madame Spoutnik de te garder pour la nuit. Elle trouve les enfants à croquer elle ! » Sa mine défaite et son empressement a prendre refuge derrière Kristen me fit rire, amusé de voir que sous toute cette arrogance se cachait un petit enfant apeuré. Finalement nous n’étions peut-être pas si différents que cela, me rappelant de mon enfance aux mille et un doutes. J’entrepris donc de changer les draps, me réfugiant ensuite dans la salle de bain afin de prendre une douche sous laquelle je fermis les yeux sous le poids de ses derniers évènements…

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MessageSujet: Re: « L'amour supporte mieux l'absence ou la mort que le doute ou la trahison. » ϟ Kallan    Lun 4 Fév 2013 - 22:17

L'amour supporte mieux l'absence ou la mort que le doute ou la trahison


Plus qu’une requête, c’était une supplique que j’adressais à Kallan, un fervent désespoir brulant au creux de mes pupilles j’osais espérer qu’il pourrait y déceler une once de vérité, mais… a trop espérer, ne finit on pas par n’être qu’uniquement déçue ? Il fallait pourtant que j’y croie, la suite des évènements allait plus que certainement en découler. A vrai dire, sa réaction allait déterminer l’endroit où je dormirai ce soir. Je n’avais, en effet, plus de toit à Sydney. Si auparavant j’avais un loft modeste sur oxford street qui me convenait parfaitement, il avait certainement été vendu durant ces cinq années qui avaient mystérieusement disparues de ma mémoire. Je m’interrogeais avec grande peine sur ce qu’était devenu mon petit monde sur oxford street, mon cocon, mes affaires, ce petit bout de ma vie… Par « chance » Kallan n’avait pas déménagé… Son appartement m’était familier bien que dénué d’une quelconque trace de ma personne… Moi qui avais pourtant bataillé corps et âme pour pouvoir imposer mon emprunte dans ce loft bien trop impersonnel à mon gout. Disparues les photos prises au bord de la mer ou à la sortie du lit, envolés les tableaux dénichés en déambulant dans un marché de minuit emmitouflés dans nos gros pulls, évanouis les souvenirs de notre passion… Cet appartement me semblait désormais à nouveau aseptisé, peut-être même plus qu’auparavant. Il représentait cependant l’unique toit que je pouvais sérieusement envisager pour cette nuit… Ma famille avait depuis un bon moment déménagé plus au sud de Sydney, mes amis m’avaient peut-être rayé de leur vie, à l’instar de Kallan. Mon unique option résidait donc dans la force que j’emploierais à convaincre Kallan de m’écouter, mais pas seulement, de me croire également… Comme je m’y attendais en espérant néanmoins me tromper lourdement, mes paroles n’eurent pas l’effet escompté. Que devais-je faire pour qu’il prenne mon parti et comprenne que mes paroles n’étaient pas un subterfuge destiné à l’entourlouper à nouveau… Car il semblait ne plus me faire confiance à présent, s’il n’était que peu expressif, il n’était pas difficile pourtant de lire tout le chagrin que provoquait mon retour au creux de ses yeux… Comment lui en vouloir, j’en venais parfois à douter de moi et de mon propre discours… L’option que dépeignait Kallan était tellement plus simple, m’attribuant cependant le rôle de la méchante de l’histoire, elle était néanmoins bien plus plausible que la version à dormir debout que je lui servais cinq années après mon départ… J’en arrivais à préférer cette option qui m’éviterait bien des tracas si ce n’est d’avoir fait échouer la plus belle relation qu’il m’est été donné d’avoir. Quoique, qu’importe la version de l’histoire, il semblait que notre idylle était belle et bien morte il y a cinq ans… Toutes les cellules de mon corps s’étaient attelées à la rude tâche de persuader Kallan de mon innocence, mais ce n’était pourtant pas assez… Tout dans son comportement tendait à rejeter mon discours. Comment pouvais-je lui reprocher… N’aurais-je pas réagis de la sorte si j’avais été confrontée à une telle situation. Si ses yeux auraient pu me suggérer toutes les folies de la terre il a quelques années de cela, dans une situation similaire, je n’aurais prêté aucune importance à de telles paroles tant elles étaient absurdes… J’étais tombée si bas, je compatissais pour lui comme une victime pourrait plaindre son bourreau… « Qu’est-ce que c’est ? L’une de ces blagues Facebook que l’on reçoit par message privé ? ‘ Revenez hanter votre ex’ ? Bientôt vous prétendrez avoir été enlevé par des extraterrestres ? » Je m’attendais fort bien à une telle réaction. Kallan se réfugiait souvent derrière l’humour mais il maitrisait également le sarcasme à la perfection, ce qui n’allait pas m’être d’une grande aide… Sa voix laissait cependant entrevoir son agacement… Comment aurait-il pu en être autrement. Kallan avait toujours été un homme très pragmatique… Tenter de faire passer ses sentiments avant sa raison relevait de l’exploit. Il pensait avec sa tête plus souvent qu’avec son cœur… J’avais pour intime conviction que cette manœuvre n’avait pour but que de le protéger. De quoi ? Si seulement j’en avais la moindre idée. Il était rare que Kallan me laisse entrer dans ce monde dont lui seul détenait le secret. Je me contentais alors de me laisser porter par le courant de ces précieux instants qu’il acceptait de partager avec moi, me contentant seulement de ce qu’il aurait à m’offrir sans chercher à en demander davantage. Je savais pertinemment que lui forcer la main n’aurait jamais fonctionné, je m’armais donc de patience afin qu’il me fasse suffisamment confiance pour se confier à moi. Sans me l’avoir jamais avoué, je le soupçonnais d’apprécier la réserve dont je faisais preuve à son égard. On pouvait comparer cela un accord tacite entre nous, je n’insistais jamais, et parfois, dans un moment de parfaite osmose entre nous, il osait se livrer. Cela ne durait jamais longtemps, cela n’était jamais ce que j’aurais espéré, mais je l’accueillais avec toute la bienveillance dont je pouvais faire preuve, et à nouveau je persévérais à gagner sa confiance… A présent, tous ces efforts semblaient réduits à néant… « Si tu as besoin d’aide, dis le moi, dis-moi en quoi je peux t’aider. Inutile de me raconter de telles sornettes pour me convaincre, je l’aurai fait quoiqu’il m’en coûte, ne serais ce pour faire honneur à notre histoire… » Encore une fois, mes émotions se chamboulaient, la joie qu’il veuille faire honneur à notre histoire était contrastée par une nuance plus sombre infligée par ce châtiment qui était le mien : il n’accordait aucun crédit à mes paroles, aussi vraies soient-elles…

Mes tergiversions n’eurent guère le temps d’aboutir à une quelconque réponse car elles furent interrompues par des bruits provenant de la porte dont j’avais franchis le seuil il avait cela plusieurs dizaines de minutes. L’appartement de Kallan était à l’évidence devenu un moulin, lui qui aimait temps ne pas être dérangé, avait-il tant changé en l’espace de cinq ans ? « Je reviens, si tu as faim fait toi plaisir. Il y a des pâtes au thon qui ne demande qu’a être man » Kallan fut coupé par les coups à la porte, son invité semblait on ne peut plus impatient… Il ne prit pas la peine de terminer sa phrase aussi impatient que moi, à dire vrai, de découvrir qui pouvait se montrer si impoli. J’aurais pu m’attendre à n’importe qui sur le seuil de cette porte. Une fille, plusieurs filles, Zephyr, ou même ce type qu’il avait chassé avec hâte, mais pas à la personne qui se postait face à Kallan. Il s’agissait d’un jeune garçon, à peine âgé d’une dizaine d’années. J’inspirai une bouffée d’air frais, rassurée qu’il ne s’agissait pas d’une des « précédentes ». Je constatais que Kallan c’était enfin fais des amis de son age (mental je voulais dire) Ce jeune garçon m’intriguais… « Salut, ma mère vient de partir au travail » « Heu et alors ? » J’arquais un sourcil depuis le canapé, à l’instar de Kallan. Sans attendre la moindre permission du maitre des lieus, il pénétra à l’intérieur de l’appartement, son regard appréciant le salon. « T’es Kallan toi hein, Tomy m’a dit que tu allais râler au début. Il est pas là ?! » Je ne pus m’empêcher d’esquisser un sourire, j’espérais que Kallan ne me verrait pas me moquer ainsi de lui, mais je ne pouvais qu’acquiescer aux dires de cet enfant, ce Tomy avait bien cerner Kallan sur ce point-là ! Les yeux du jeune effronté se posèrent enfin sur moi et sa réaction dut immédiate : « Wuaaa t’es joulie ! Tu veux bien m’épouser plus tard ? Encore une fois, un rire m’échappa. Il avait un sacré cran ce petit là ! La réaction de Kallan ne fit pas attendre. Il donna une legere tape sur l’arrière du crâne de ce dragueur en puissance. « Hey ! » La mine rabougri de l’enfant décrocha enfin une réaction inespérée de Kallan, laquelle fit se retrousser ses lèvres en un sourire qui me réchauffa le cœur… «Mets-y un peu plus de manières Don juan ! » « T’es qu’un jaloux c’est tout ! Tout ça parce que je suis plus beau que toi ! Pas vrai ? » Un nouveau rire s’échappa de mes lèvres. Il tira la langue à son hôte lequel ne retint pas un lourd soupir. Ce dernier traduisait bien plus que l’agacement du garçon à son égard, tout comme moi, il semblait extenué émotionnellement parlant. « Kristen tu…tu veux bien t’en occuper ? Le temps que je change les draps du grand lit. On prendra le clic-clac » Je lui adressais alors un sourire empli de reconnaissance, malgré toute la rancœur qu’il pouvait avoir, Kallan ne me jetterais pas dehors cette nuit, je pouvais respirer à nouveau. « Je m’en charge, sois s’en crainte… » Alors que le garçon avait tourné les yeux, je lui adressais un merci silencieux avant de reporter mon attention sur l’enfant. Je lui passais une main dans les cheveux avec une tendresse maternelle qui ne m’étais pourtant pas familière. Insciemment, mon autre main vint se poser sur mon ventre. « Mais jpeux dormir avec elle hein, je suis pas gros ! » Nouveau sourire, partagé cette fois-ci, comme avant. « Ou bien je peux demander à Madame Spoutnik de te garder pour la nuit. Elle trouve les enfants à croquer elle ! » C’était trop beau pour se continuer sans menace, la vraie nature de Kallan reprenait le dessus ! Presque terrorisé, l’enfant vint se cacher derrière moi. Je m’abaissais à sa hauteur pour l’apaiser « Mais si tu es sage tu peux rester avec nous! Tu dois avoir faim non ? Ça te dirait des super pates au thon ? Enfin, je ne t’en donnerais que si tu veux bien me dire ton prénom. » Le garçon retrouva des couleur et m’adressa un nouveau sourire. « Je m’appelle Max ! » Je me penchais sur lui et lui chuchotais alors dans l’oreille « Moi c’est Kristen ! » Kallan s’éclipsa pour s’occuper de la literie, pendant ce temps-là, j’entrepris de faire manger Max qui avait une faim de loup. Une fois le repas terminé, il s’allongea sur le canapé la tête sur mes jambes, et je fis mon possible pour me rappeler une histoire à lui conter. Tout en massant son crane où fleurissait nombre de boucle cuivrées, je ne pouvais m’empêcher de songer à cette cicatrice que j’avais pu apercevoir lors de mon réveil. Tout avait été si vite que je n’avais pris la peine ni le temps d’approfondir le sujet. Malheureusement pour moi, je n’avais personne pour répondre à mes questions. Je patienterais donc, nourrissant l’espoir que quelqu’un daigne m’expliquer le pourquoi du comment de cette histoire abracadabrante…




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MessageSujet: Re: « L'amour supporte mieux l'absence ou la mort que le doute ou la trahison. » ϟ Kallan    Dim 10 Fév 2013 - 22:28

Kristen & Kallan



Son regard était en proie au désespoir, me demandant de croire en son histoire, en ce discours qui n’avait tout bonnement aucun sens à mes yeux. Mais comment croire en l’être aimé lorsque celui-ci semble vous avoir joué bien des tours ? Lorsque votre cœur, se met à douter de ce qu’il ressent ? Car s’il aurait tendance à croire la jeune femme, se pensant capable de lire en elle comme dans un livre ouvert, les blessures du passé quant à elles, le rappelaient sans cesse à l’ordre. Oui…mon cœur se méfiait tant bien que mal, mais je savais tout aussi bien qu’il en faudrait peu pour le convaincre. Elle avait toujours cette emprise sur lui, sur moi. Sinon pourquoi serais-je dans cet état ? Pourquoi être si bouleversé par son retour ? Et pourquoi mon corps, ressentait-il une incommensurable envie de la prendre dans mes bras, comme attirer par elle tel deux aimants. Ce n’était pourtant pas faute d’avoir tout fait pour tenter de l’oublier, retirant de mon appartement tout bon souvenir de sa compagnie, de cet amour à peine profité. Les femmes s’étaient succédées, mais aucune, non aucune…n’avait sû mettre en péril mes sentiments pour elle, pas même la colère et la rancune si j’en croyais mon attirance à son égard en cette soirée pleine de rebondissements. A croire qu’elle faisait toujours partie intégrante de ma vie, chaque cellule de mon être, répondant au doux nom de Kristen Lewis.
Oui…il me serait aisé de tomber dans ses bras, de succomber à la tentation comme l’aurait certainement désiré le grand Oscar Wilde. Néanmoins je m’y refusais, combattait de toute mes forces afin de ne plus être le pantin de mes sentiments pour Kristen. Je ne pouvais croire en tout ceci, en un avenir perdu suite à un simple coup du destin. Il me fallait un responsable autre que le hasard, refusant de voir naître en moi la culpabilité de ne pas l’avoir assez recherchée. De ne pas m’être assez battu pour elle, mais aussi pour le foyer que nous aurions pu construire en élevant notre enfant. En aurais-je été capable ? Je l’ignorais, néanmoins j’avais –aujourd’hui- la certitude de devenir meilleur à ses côtés, d’être en capacité de déplacer des montagnes pour lui offrir tout ce dont elle aurait espéré. Ainsi je n’aurais pas été le meilleurs des pères, peut-être pas le meilleur des compagnons, mais j’aurais tout fait pour le devenir. Malheureusement je m’en étais rendu compte trop tard, lorsque je croyais avoir perdu Kristen pour toujours, bien avant de découvrir sa trahison. Comment lui faire confiance ? Mais aussi refusé de lui accorder mon aide alors qu’elle se trouvait en détresse ? Elle, la mère de mon enfant, celle qui avait su apporter un tant soit peu humanité dans mon existence.

C’est alors que l’on vint frapper à ma porte, une nouvelle fois et avec insistance, ce qui en soit, n’annonçait rien de bon. A ma surprise, je découvris un petit garçon âgé d’une dizaine d’année, peut-être un peu moins, mais au caractère d’ores et déjà bien trempé. Assez du moins, pour être vexant, mais aussi pour faire du charme à Kristen tant elle était séduisante. Comment lui en vouloir sur ce point ? D’autant plus que j’avais été moi aussi, complètement subjugué par tant de beauté lors de notre première rencontre. Il me fallait cependant calmer ses ardeurs, lui faire comprendre qu’il n’était en aucun cas libre de faire –et de dire- tout ce qu’il désirait en ces lieux. Une petite joute verbale – et physique de par la petite frappe que je lui mis à l’arrière de sa tête – qui suffit à faire rire notre demoiselle, offrant à mes oreilles, la plus belle des mélodies jamais entendue. Son visage respirait soudainement la douceur, la quiétude qui était alors inexistante jusque là. Je ne pouvais que m’en réjouir pour elle, ne pouvant que sourire en retour sans pour autant mettre des mots sur cet instant que je ne saurai décrire avec justesse. Voilà que cet enfant lui apportait ce que j’étais bien incapable de lui offrir : la sérénité, l’opportunité de sourire et de rire, un refuge où elle se sentirait tout simplement en sécurité, chez elle. Devrais-je faire suivre l’exemple de cet enfant infernal ? Retrouver ma naïveté en mettant aux oubliettes toutes pensés négatives ? Mes sentiments de rancunes et de colère ? En étais-je seulement capable, moi qui avait toujours connu ou presque, ces sentiments ? Je n’eu guère le temps d’y penser plus longuement, l’enfant se faisant une nouvelle fois insultant en prétendant être plus beau sans pour autant être dans le faux. Oui…une partie de moi l’enviait, était jaloux de cette tranquillité, de cette approche qu’il tentait – sans subtilité- auprès de la demoiselle. Jaloux d’un enfant ! C’en était tout bonnement ridicule, si bien qu’un soupire, laissant transparaître mon agacement, en vint à s’échapper de mes lèvres.
Il me fallait prendre mes distances un court instant, juste le temps de recouvrir un tant soit peu mes esprits. Les souvenirs du passé continuaient de m’assaillir tandis que la voix de Kristen, ses paroles, résonnaient encore dans ma tête, torturant ainsi ma conscience quant au comportement à adopter dans de telles circonstances. Ainsi j’en vins à faire appel à l’instinct maternel de celle qui élevait notre enfant depuis près de cinq années maintenant. Du moins je l’imaginais… « Je m’en charge, sois s’en crainte… » Avais-je l’air si inquiet ? Impossible, la jeune femme était bien plus douée que moi avec les enfants. Ils l’adoraient, appréciaient la jeune femme pour sa douceur, mais aussi cette facilité avec laquelle elle parvenait à les comprendre. Il y avait quelque chose de rassurant chez elle, un petit ‘je ne sais quoi’ d’envoutant, tant pour les enfants que pour moi, visiblement. Il suffisait d’observer cette main bienveillante qui vint prendre refuge sur la tête de l’enfant, trop heureux d’un telle attention, mais pas assez pour s’empêcher de me glisser une nouvelle remarque qui fit ressurgir mes plus bas instincts : la menace. Contrairement à ce que laissait entrevoir mon sourire, je n’étais pas particulièrement fier de terroriser cet enfant, mais là aussi, je manquais cruellement de pratique, n’ayant connu que ca lors de mes placements en foyer et familles d’adoption. Un passé complexe et douloureux que je me refusais de partager, d’expliquer quitte à paraitre pour le plus horrible des hommes…une logique qui en étonnerait plus d’un, mais qui assurément, m’évitait de mettre un mot sur bien des abus vécus… « Mais si tu es sage tu peux rester avec nous! Tu dois avoir faim non ? Ça te dirait des super pates au thon ? Enfin, je ne t’en donnerais que si tu veux bien me dire ton prénom. » Une fois encore Kristen fit preuve de patience, d’une générosité sans faille en se montrant à l’écoute et réconfortante pour le petit garçon. Elle était différente de moi sur bien des domaines, assurément meilleure si bien qu’il m’était toujours impossible d’expliquer ce passif amoureux qui nous liait. Pour autant je n’avais pu me résoudre à la quitter, égoïstement j’imagine ! Du moins jusqu'à ce qu’elle prenne le devant en 2012. Si ce n’était clairement pas la fin du monde, cette année fut la dernière où je connu le bonheur.

Les laissant faire connaissance, je pris la direction de la chambre, changeant ainsi les draps pour me diriger ensuite vers la salle de bain afin d’y prendre une douche qui, je l’espérais, saurait me soulager de toutes mes hantises. Les yeux clos, je tentais de redonner à ma respiration une allure plus modérée, tentais de mettre fin à tout ses souvenirs qui remontaient peu à peu à la surface pour me rappeler le temps passé à ses côtés. Car aussi agréables soient-ils, une sensation d’échec et d’amertume les accompagnait…Ainsi mes souvenirs se succédaient les uns après les autres, glissant à l’image des gouttes d’eau venant perler sur mon visage pour laisser ensuite place à la suivante. Il me fallait y mettre fin ! Inspirant profondément, je suppliai mon esprit de prendre le dessus, de ne plus laisser mon cœur s’exprimer avec autant de facilité. Breath…just breath Kallan…
Quelques minutes plus tard, juste vêtu d’un léger pantalon pour les nuits plus fraiches qu’a l’accoutumé, j’entrouvris la porte de la chambre, découvrant mes deux invités dans un moment d’accalmie et de complicité. Particulièrement silencieux, je ne pu m’empêcher de les espionner, mais aussi de penser à cet enfant qu’elle avait du élever seule, mais certainement avec autant – si ce n’est plus encore - d’amour. Que devait-elle penser de moi ? Je n’avais même pas pris la peine de l’interroger à ce sujet, de prendre des nouvelles de notre enfant, fille ou garçon, je l’ignorais encore. De quoi m’infliger une douleur en plein cœur, le sentant se resserrer et m’empêchant à nouveau de respirer à ma convenance. De toute évidence, j’étais le plus mauvais des pères…
Prenant une nouvelle inspiration, ayant l’impression de faire de la plongé sous-marine sur la terre ferme, je pris mon courage à deux main et les retrouva dans le salon, forcé de constaté par la même occasion que le petit garçon s’endormait dans les bras de celle que j’avais toujours aimé. « Il ne perd pas de temps celui là, un vrai don juan ! » Humour quand tu nous tiens ! J’en oubliais presque ma rancœur tant la situation se trouvait être attendrissante. Moi qui me pensais imperméable à ce genre de détails ! « Je vais le coucher… » M’approchant d’eux, je vins me placer face à Kristen, me penchant doucement au dessus de l’enfant tout en glissant mes mains sous celui-ci. Un contact qui me fit prendre des couleurs, sentant mes joues et mon corps s’enflammer lorsque mes mains virent glisser contre la peau de Miss Lewis…Naturellement, mon regard vint se glisser dans le sien, guettant chez elle une quelconque réaction, après tout, elle pouvait très bien y voir un geste déplacer…sait-on jamais !

Une fois l’enfant confortablement installé dans mes bras, celui-ci étant visiblement trop fatigué pour se débattre de mon emprise, je pris une nouvelle fois le chemin de la chambre à coucher, déposant ensuite l’enfant sur le lit spécialement bordé à son intention. « Une…histoire… » « Heu..ok, Kristen doit bien en connaître une » Qu’il était exigeant, il dormait quasiment debout ! Mais alors que je m’apprêtais à le quitter pour rejoindre Kristen, certainement plus doué que moi dans les contes pour enfants, je senti une petit main me saisir par le pantalon, me retenant tant bien que mal auprès de lui. « Nan, toi… » « Je n’en connait aucune Max… » « Steuplé…jdirai à Kristen que t’es super papa» Voila qui me touchait bien que je n’en connaissais par véritablement la raison. Il ne le pensait pas, par ailleurs, il préférait sa compagnie à la mienne, pourquoi donc insister de la sorte, être prêt à lui mentir en ma faveur ? C’était à ne plus rien comprendre ! « C’est gentil, mais elle me connaît par cœur. Elle sait que ce n’est pas vrai et puis…ce n’est pas bien de mentir. Ton nez va s’allonger, comme Pinocchio » Un comble direz-vous, ne cessant de mentir à mon entourage sur mes sentiments, sur mon passé ou encore la raison pour laquelle je fis tout le choix de tout quitter pour m’installer en Australie. Oui…je prêchais un comportement qui n’était pas le mien, pire encore, j’en voulais à Kristen alors que je n’étais guère mieux qu’elle…. « Je connais une histoire…C’est celle d’un petit garçon, sans famille, sans amis…Il pensait pouvoir s’en sortir seul et de petits larcins jusqu’au jour où il fit la rencontre d’une personne qui bouleversa sa vie…Tout le monde le détestait, voyait en lui un monstre, un être sans cœur mais en réalité son comportement reflétait sa tristesse et son rêve brisé. Celui de. Une inspiration profonde vint m’indiquer que le jeune Max s’en étais allé pour le monde des rêves, un petit sourire invisible sur les lèvres…Cet enfant était un mystère à lui tout seul !
Retrouvant Kristen sans perdre davantage de temps, et bien incapable de pousser mes instincts parentaux jusqu’au baiser sur le front, je défis le clic-clac, prenant ensuite place sur le fauteuil en cuir non loin du canapé lit. « Je te l‘ai imposé toute à l’heure mais…je me suis dis que tu voudrais passer quelques nuits ici. J’imagine que tu as nulle part où aller et puis…ca nous permettrai de discuter, réellement je veux dire…J’ai besoin de comprendre ce qui s’est passé et…sans toi je n’en serai pas sorti avec Max alors…merci. » Tant bien que mal, je lui adressa un sourire tout en retrouvant son regard en guise de sincérité. Je ne savais toujours pas sur quel pied dansé en sa présence, ce qui était bon ou non de faire, de dire. Néanmoins je refusais pour autant de la mettre dehors, sous la pluie et avec si peu d’affaires. « Je vais prendre le fauteuil, tu devrais te reposer, j’imagine que le voyage t’a éreinté… » Car de toute évidence elle n’avait pas vécue en Australie ces cinq dernières années, ayant fait de multiples recherches pour la retrouver une fois sa trahison, révélée.


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MessageSujet: Re: « L'amour supporte mieux l'absence ou la mort que le doute ou la trahison. » ϟ Kallan    

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« L'amour supporte mieux l'absence ou la mort que le doute ou la trahison. » ϟ Kallan

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