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 seriously ? ■ HARRY

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MessageSujet: seriously ? ■ HARRY   Ven 14 Déc 2012 - 16:44

olivia & harry


« quel navet ce film. » si j'avais pu revenir en arrière et oublier que je rêvais de voir le nouveau woody allen, je l'aurais fait. Il avait atteint avec ce film les sommets de l'immoralité, la déception était si forte que j'aurais aimé lui envoyer une lettre de désarroi. Jamais il n'avait été mon réalisateur préféré, je préférais de loin entrer dans l'univers de Kubrick, bien plus malsain, mais plus réaliste en même temps, et pourtant, jusque là, il ne m'avait jamais déçu ce cher woody, faut une première à tout. « et le jeu d'actrice, même moi j'aurais mieux fait, et on peut pas dire que je sois doué pour le théâtre, enfant, j'avais réussi à ruiner une pièce à cause du trac. » Voyant que je commençais à trop m'étaler, je me tût dans un silence de marbre et regardai autour de moi. La ville était sublime en cette saison. Mon sourire s'étira seul sur mon visage et je me tournais vers mon interlocuteur, Harry. Je failli m'insurger lorsque cette enfant me rentra dedans et lui lancer un "tu peux pas regarder où tu marches", Harry le comprit surement car il m'attrapa le bras d'un geste tendre, l'air de dire, ne martyrise pas ce pauvre enfant sans défense. Je l'observais un instant, sa carrure et son omniprésent sourire laissait croire à un homme heureux, il feignait d'ailleurs très bien la chose. Peut être que si je n'étais pas moi même meurtrie, je n'aurai pas perçu cette lueur triste au fond du regard. Impossible de savoir ce qu'il cachait, un passé lourd surement, jamais je ne m'étais risqué à poser la question, pas par peur, simplement car je faisais parti de ses gens qui attendait que la personne vienne à eux. Le jour où il sera prêt, je serai là.

Un sourire tendre sur mes lèvres, je pris de celui que je pouvais appeler "petit ami". Personne n'avait su prendre la place de Luka avant lui. Mes sentiments étaient loin de rejoindre ceux que j'avais pour mon ancien amant. Je n'aurai même pas su dire si c'était de l'amour ou de l'affection, une question que je ne me posais pas. Avec lui, je renaissais doucement, il me permettait de tout oublier. A ses côtés la vie était douce et agréable, sans même s'en rendre compte, il me donnait tant d'espoir. Alors que Luka faisait ressortir ce qu'il y a de pire en moi, lui me rendait meilleure. Bien sur, tout était loin d'être rose entre nous, nos caractères diamétralement opposés généraient de nombreux conflits. « On va manger un bout ? » fis je en entendant mon estomac gargouiller de façon excessive. En même temps, il était déjà 22h et j'avais eut pour repas ce midi une tomate qu'avais bien voulu me céder une collègue de l'aquarium car j'avais une fois de plus oublié mon repas... Pour une gloutonne comme moi, il fallait beaucoup plus. J'en salivais déjà rien qu'a penser à ce qui m'attendait. Je n'étais pas quelqu'un de difficile, hormis les sushis, je mangeais de tout.

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MessageSujet: Re: seriously ? ■ HARRY   Ven 14 Déc 2012 - 18:00

Face aux répliques on ne peut plus outragées et innovantes d'Olivia, je laissai s'échapper d'entre mes lèvres un léger ricanement de l'ordre affectueux. Malgré nos différents, il fallait bien avouer quelque chose: elle était divertissante, et comme une brise marine venant du nord, avait la qualité de me remettre les pendules à l'heure lorsque je m'égarais un peu dans l'océan dans mes pensées. Il n'y avait pas d'autre mot pour la définir: elle était fraîche.

- Évidemment que t'aurais fait mieux, chérie. déclarai-je alors. Cette fille ne sait pas jouer. Je parie qu'elle a décroché le rôle parce que c'est la seule assez désespérée pour accepter de coucher avec ce bon vieux Woody. Un réalisateur qui avait été à la direction de nombreux films qui étaient maintenant classés parmi mes préférés. Même s'il fallait l'avouer: celui-ci était loin de figurer parmi ses chefs d'oeuvre.

Absorbés par notre conversation des plus banales, une notion que j'avais perdu sur la fin de mon mariage avec Arizona, bien trop absorbé à digérer le silence pesant qu'elle avait placé entre nous, je ne vis pas cette gamine revenir en courant des toilettes avant de finir le nez dans les hanches d'Olivia. La dirigeant hors du chemin de cette pauvre fille innocente qui aurait pu être Beth, si celle-ci n'était pas avec sa mère, je tirais doucement vers la sortie la charmante blonde qui rayonnait d'une jeunesse qui ne me manquait que trop. Et pourtant, nous avions le même âge ! Cela faisait environ dix-huit mois que nous nous connaissions, six mois que nous avions fait l'amour - ou plutôt, couché - ensemble pour la première fois, et bien deux mois que nous étions à présent, comme l'on pourrait le dire, ensemble. Et même si ce fut difficile, au départ, pour moi, de m'adapter à cette nouvelle direction, sans ma ... sans Arizona, je dois dire que je ne suis pas déçu du change. Ces dernières années ont été turbulentes ... Effervescentes, même. Avec Livy, c'était différent. J'avais l'impression d'avoir retrouvé un peu du calme que mon mariage avait remplacé par des malheurs, pendant le cours de ces cinq dernières longues années.

Le bon dieu nous avait donné un fils afin de se jouer de nous. Il nous avait donné la frayeur de penser qu'il allait nous l'ôter, à peine venu au monde, avant de se décider à l'épargner pour nos prières. Si nous avions su qu'en réalité, il avait simplement reporté son 'exécution' à plus tard, et d'une manière plus affreuse encore, je me demande si nous nous serions tant battus pour la survie d'Adam. Mais c'était terminé, et y repenser ne ferait que d'ouvrir de vieilles plaies qui étaient mieux, bien mieux, cicatrisées.

Est-ce que j'aimais Olivia ? Peut être. Je n'en savais pas vraiment grand chose, à l'époque. J'aimais sa compagnie, être avec elle, et l'énergie qui émanait d'elle et me permettait de trouver un semblant de bonheur dans le monde obscur dans lequel j'avais été baigné, dernièrement ... Elle me donnait l'impression de vivre, réellement, et malgré nos différences, la connexion que nous avions était certes hors du comment. Une partie de moi se sentait encore coupable de cette décision, de ce choix de refaire ma vite aussi tôt, me sentant partiellement infidèle envers Arizona ... Mais je savais que c'était la meilleure chose à faire pour moi. J'avais eu besoin d'une personne que je pouvais aimer, en cette période où je m'étais senti si seul et isolé du reste de la planète. J'avais besoin de quelqu'un d'autre capable de comprendre ma solitude, et d'y répondre en conséquence. J'avais besoin d'un corps élégant et fragile à protéger la nuit, dans mes bras. J'avais besoin d'un souffle, d'un soupir, d'une caresse qui confirmait mes soupçons que ça ne s'arrêterait pas là et que le soleil se lèverait toujours le lendemain. Levant les yeux lentement de l'écran sur lequel j'écrivais, je lui répondis alors:

- Hein ? Si tôt ?

Puis, tournant mon regard vers la montre qui ne quittait jamais mon poignet, un cadeau que j'avais reçu pour notre deuxième anniversaire de mariage, mes pupilles se dilatèrent tandis que je lui répondis:

- Ah oui, en effet, il est tard ! Tu veux aller où ? il fut un temps où je dînais toujours au même endroit, lorsque mon mariage était tombé en ruines et que j'étais incapable d'affronter le silence opprimant de nos charmants "dîners en famille". Ce n'était plus le cas. Livy n'était que sorties, et ballades et promenades et divertissements ... Et je ne pouvais que plussoyer son savoir-vivre exceptionnel.

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MessageSujet: Re: seriously ? ■ HARRY   Mar 18 Déc 2012 - 11:30

olivia & harry


Je ne pouvais m'ôter cette simple idée de la tête : la vie n'était qu'une succession d’événements, plus ou moins tragiques, elle ne prenait en aucun cas en compte nos désirs, nos envies. Elle devait se délecter de nous jeter des batons dans les roues à chaque fois que le bonheur pointait le bout de son nez. C'est surement pour cette raison que les gens avaient si peur d'être heureux. Après tout le dicton était vrai, c'est lorsque l'on a tout perdu qu'on est libre de faire ce que l'on veut, sans attaches, pas de douleurs. J'avais longtemps fonctionné comme ça, la vie ne m'avait pas épargnée, et jusqu'à ma rencontre avec Luka et Vicky, jamais je n'aurais pensé pouvoir être heureuse. L'autre problème du bonheur, c'est qu'il peut très vite devenir malsain, on se découvre des défauts inconnus jusque là du genre jalousie ou encore intolérance. On finit même par se perdre soi même là où l'on aurait jamais espérer aller.

Mon estomac me rappela à l'ordre et mes pensées se tournèrent instinctivement sur celui ci. « On va manger un bout ? » « Hein ? Si tôt ? » je lui lançais un regard dubitatif, tôt ? Il mangeait à minuit d'habitude ? « Ah oui, en effet, il est tard ! Tu veux aller où ? » Serrant un peu plus mon étreinte sur la main qui nous liait j'ajoutais : « il est vrai qu'avec moi, le temps passe très vite... » j'étais une grande séductrice, j'aimais plaire et je savais très bien que la plupart des hommes n'étaient pas indifférents à mon charme. J'avais d'ailleurs quelques cibles à mon actif. Rien d'extravagant, je n'étais pas une marie couche toi là, particulièrement depuis ma cure de désintoxication. « J'ai envie de frites. » j'avais cette chance de ne jamais grossir, les envieuses me haïssaient pour cela. Moi, ça m'arrangeait bien car j'adorais manger gras. Dans le coin, je connaissais un fabuleux restaurant de hamburgers, il y en avait des tas, mais celui ci comptait parmi mes favoris. Il ne payait pourtant pas de mine, simple, pas même une chaise pour s'assoir à l'extérieur, simplement un stand. J'y allais fréquemment dans mon ancienne vie, celle dont je n'avais jamais parlé à Harry. Par honte, par peur du rejet, j'avais fait des choses dont je n'étais pas fière et il ne pouvait pas comprendre si de son côté il n'avait pas connu cet enfer. Et puis, tout se passait si bien. pourquoi tout gâchés ?

« Vivi, c'est toi ? » fis une voix accompagné d'une main sur mon épaule. J'aurais du me douter qu'il était possible que je croise une de mes anciennes 'connaissances'. j'avais perdu beaucoup de personnes suite à mon sevrage, elles étaient devenus incompatibles avec ma nouvelle vie. Mon coeur se serra, la dernière fois, j'avais failli replonger. La drogue est quelque chose dont on ne se sépare jamais réellement. La drogue était si puissante qu'elle m'avait rendu esclave de moi-même, une fois commencé, on en veut d'autre, encore et encore, on va de plus en plus loin, les limites classique d'un être humain sont flous et j'avais assisté et participer à des orgies que l'on ne voit que dans les films, incapable de penser que cela existe en réalité. A l'heure actuelle, cette vie me semblait lointaine, comme un fantôme. La voix résonnait dans ma tête, je cherchais un moyen de fuir tout ça. Partir en courant ? Cela aurait éveillé quelques soupçons chez Harry. Faire l’indifférence, comme si je ne connaissais pas la personne ? Ça pouvait aussi mal finir. Ma main se détacha de celle de Harry et je me tournais difficilement vers la personne, assénant un faible : « salut. » je me tournais ensuite vers Harry et lui annonçait : « Oh, regarde l'heure, on devrait y aller, on est déjà en retard pour cette soirée ! » Avec de la chance, cela ne générerait pas de question chez mon petit ami, qui ne le serrait peut être plus pour longtemps. J’espérais pour l'instant qu'il rentre dans mon jeu, ce serait déjà très bien.



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