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 Nightcall. (FT WAYNE)

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MessageSujet: Nightcall. (FT WAYNE)   Jeu 6 Déc 2012 - 10:03


Nightcall
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1 A.M. Le resto est fermé depuis une heure et la plonge est enfin finie. Pas que ça me préoccupe ou que ça me concerne directement en fait. Mais j'ai envie d'être peinard dans mon propre resto. Qui aurait cru que c'était si dur, hein ? J'aurais pu rentrer chez moi. J'aurai pu. Dans cette grande barraque en bord de mer. Mais le silence des murs en dit trop. Je vois pas trop l'intérêt d'y être, toute seule. Sugar n'est pas là et pour cause: contrairement à son père, elle est sociable. Elle s'est déjà fais plus d'amis en quelques jours que moi en une vie, ou une moitié de vie, ou un quart de vie en fait. M'enfin passons. Elle inaugure déjà les pyjama parties entre filles. J'imagine pas ce que ce sera à 15 ans..

J'avais pas de nana non plus pour faire écho jusqu'au petit matin. Mais j'avais pas non plus l'envie d'en lever une ce soir. Par contre, j'avais envie de manger, c'était déjà pas mal. Un truc simple, j'avais passé la soirée à la jouer compliquer pour des snobs qui j'appréciais pas mais qui payaient bonbon pour mes plats alors bon. J'avais besoin d'un truc simple mais nourrissant, tout mon contraire quoi. Mais j'avais besoin de distraction. Alors j'ai pris mon Iphone. J'aurais bien appelé mon frère mais c'était pas vraiment envisageable là où il était. Nora allait sûrement être déjà sur le pied de guerre pour faire la fête dans une boîte pas très loin d'ici et serait sans doute prête à venir mais j'avais besoin de testostérone. Ce serait Wayne donc. Si on devait le définir, ce serait un truc genre mon meilleur pote, ouais. On s'aimait pas mais on se supporte très bien. On est tellement pareil que tant de conneries au cm² ça fait mal aux yeux. Aux oreilles aussi. Je dois spécifier la tête.

On s'est pas trop donné de nouvelles après mon départ, lui et moi. Pas du tout en fait. On est pas vraiment comme ça. On est un couple libéré, vous savez ? On se voit comme ça vient, on discute, on s'engueule, on se cogne, puis on enchaîne sur autre chose. On peut croire qu'on est en compétition constante. C'est le cas sans être le cas en fait. On se fait des crasses, on se fout des batons dans les roues, on avait l'habitude de se pouiller pour des filles (au sens propre comme au sens figuré) mais on a jamais été mauvais perdant. Bah ouais, personne n'est parfait que voulez-vous ?
J'ai fini par entendre toquer à la porte de service. J'ai ouvert. Il était là. Plus vieux qu'il y a 5 ans. Logique. Je me suis écarté, il est rentré.

«T'en as mis du temps, bordel. »

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MessageSujet: Re: Nightcall. (FT WAYNE)   Jeu 6 Déc 2012 - 10:45

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Pourquoi les gens sont si chiants en permanence ? Les chieurs prennent jamais de jour de congé. Lui non plus, mais c’est parce qu’il a besoin d’argent, ça n’a rien à voir. Bob Marley (c’est un renoi chelou que son père aimait bien et qu’il citait quand il voulait avoir l’air philanthrope ; et ça c’est un mot que sa sœur utilisait dans ce contexte donc…) disait apparemment un truc dans le même genre pour qualifier les hommes méchants, juste après avoir pris une balle. Il était mort après mais d’encore autre chose. Même le flot de ses propres pensées devient franchement fatiguant.
Wayne pousse un soupir et enfile un teeshirt. C’est celui qu’il a porté toute la journée déjà et dont il s’est débarrassé pour s émettre au lit en espérant dormir. Sauf que sa Majesté en a décidé autrement. Sa Majesté, c’est Gillian Spencer, alias Ace, alias son meilleur pote, ou du moins ce qui s’en rapproche le plus. Parfois il se dit que ça craint un peu de dire que son meilleur pote est un type qui vous a planté là y a cinq ans et n’a plus donné signe de vie depuis… Ca fait vraiment bof sur le CV de l’amitié. Mais Wayne est pas très doué pour tout ce qui touche au monde du travail alors c’est plutôt logique quand on prend le temps d’y penser.
Bref, il s’habille lentement mais sûrement. Plutôt très lentement que sûrement.

Une fois qu’il est prêt, il se dirige vers l’entrée puis se souvient du fantôme qui hante la baraque. Judith. L’ombre de Judith depuis un petit moment. C’est fou comme les choses sont bizarres en ce moment. Gillian qui revient, sa sœur qui recommence à le harceler, des gens en ville qui le reconnaisse plus, des ex qui rappellent et sa sœur qui pète les plombs. Et on revient toujours à cette foutue tempête qui a fichu la pagaille y a cinq ans. Parfois il a l’impression que c’était y a une éternité et d’autres fois, comme c’est apparemment le cas pour sa jumelle, il a l’impression que c’était hier. Il a essayé de lui expliquer ça d’ailleurs ! Que pour lui aussi parfois ça avait l’air d’être hier…sauf qu’elle a dit qu’il comprenait pas et elle s’est mise à pleurer. Elle a même pas voulu qu’il la prenne dans ses bras. Parce qu’il n’est pas SON Wayne. Qu’est-ce qu’elle le fait chier avec ça…
C’est pas vraiment qu’elle le fait chier, c’est surtout qu’elle lui fait de la peine.
Du coup, il reste planté dans l’entrée pendant un moment encore, indécis. Doit-il la prévenir qu’il s’en va ? Doit-il aller frapper à sa porte voir si elle dort déjà, laisser un mot et si oui, où ? Tout ça lui paraît déjà trop compliqué et il est sur le point de renoncer quand une petite voix insidieuse investit son esprit embrumé par la fatigue.
« Tu l’emmerdes, t’es pas son Wayne, t’as pas de compte à lui rendre donc. Va voir ton meilleur pote qui n’en est pas vraiment un. Ou emmerde-le lui aussi et va te payer une pute » « Mais j’ai pas d’sous » « Ah…Ouais, ça réduit les champs du possible. Alors va voir Gillian. En plus t’as pas bouffé depuis mille ans… »
Bon argument ! Wayne déverrouille la porte d’entrée, chope son vélo et quitte la maison qu’il a apprit à détester ces derniers temps, sans le moindre regret. Il s’installe sur la selle et se met à pédaler en direction de… Le jeune homme s’immobilise au beau milieu de la route et consulte à nouveau son portable pour voir l’adresse. C’est du côté du centre-ville, à une ou deux années lumières. Putain Gillian a intérêt de pas avoir mentit et de lui faire à bouffer après ça !

Wayne n’a aucune idée du temps qu’il met à rejoindre le resto de l’héritier renié des Spencer. Du coup, il est agacé de constater que l’endroit à l’air fermé quand il se pointe. Si ce connard a décidé qu’il était trop long à ramener son cul et a fermé… Wayne commence à repérer avec quoi il peut faire des dégâts sur la devanture toute neuve du bled, et finit par abandonner l’idée de se fatiguer d’avantage. A la place, il fait le tour du bâtiment, toujours sur son vélo et approche d’une porte de service sur laquelle il frappe quelques coups, après être descendu de son vélo qu’il a abandonné contre le mur.
Son vieux pote (en tout cas plus vieux de cinq années) lui ouvre la porte et le laisse entrer. Ils se regardent, un peu méfiants, peut-être un peu gênés aussi. Pour le moment en tout cas, Wayne est pas franchement transcendé de bonheur.
« Va t’faire, j’suis un piéton. Puis t’as mis cinq ans à ramener ton cul alors fais-toi discret. »
Il jette un œil sur le décor, fourre la main dans son pantalon et réalise qu’il a oublié ses clopes chez lui.
« On peut boire dans ton resto ? »

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MessageSujet: Re: Nightcall. (FT WAYNE)   Jeu 6 Déc 2012 - 23:34


Nightcall
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« Va t’faire, j’suis un piéton. Puis t’as mis cinq ans à ramener ton cul alors fais-toi discret. »


J'ai souri, simplement. J'ai pas cherché à répondre ou quoi (pas tout de suite du moins) j'ai juste souri parce que j'ai constaté que les choses avaient pas changé tant que ça finalement. Wayne avait pas vraiment changé en tout cas, rien qui soit de l'ordre de l'insurmontable. Rien n'avait changé entre nous non plus, on était toujours aussi aimable l'un avec l'autre. C'était notre truc à nous pour se dire qu'on s'est manqué. Quoique la question porte à débat.


« On peut boire dans ton resto ? »
« Putain mais t'as fini de faire ta gonzesse, merde ? Deux secondes ! »


J'ai refermé la porte, pas envie que tout le monde se pointe au festin, c'est pas la fête du slip, je vais pas nourrir toute la ville à l'œil non plus. J'ai même mis un coup de verrou pour faire bonne mesure. Pas envie de me faire braquer ce soir. Si je dois me battre, à la rigueur ce sera avec l'autre énergumène, mais jusque là j'ai aucune raison de le faire, si ? Alors je vais m'abstenir. je savais pas trop quoi lui dire. On avait discuté au début quand j'étais parti puis je crois qu'on s'était lassé tous les deux alors on a arrêté de correspondre. Faut dire qu'on a un sacré poil dans la main tous les deux. Pas évident de se bouger le cul donc. Chais pas si les excuses sont de mise ou si y'a vraiment quelque chose à dire, à faire. Tout ce que je sais c'est que j'ai jamais su faire ce genre de truc et que j'en avais rien à foutre. Mes actes en eux même sont à prendre comme des excuses parce que je sais faire que ça, agir. Et s'il est là c'est parce que j'avais envie de le voir non ? Enfin bref.
Je me tourne vers lui, je vois qu'il cherche ses clopes. J'en sors de ma poche et je lui jette le paquet. Moi j'ai pas envie pour l'instant, puis chuis pas du genre à fumer en cuisinant. Ca se fait simplement pas. Je choppe un couteau et je lui balance:

« T'attends pas à un truc gastronomique, j'ai donné toute la soirée. Croque-monsieur ça te va ? Toute manière t'as pas le choix. »

Et là-dessus j'ai commencé à piocher des ingrédients un peu partout dans la cuisine. La vérité c'est que c'allait pas vraiment être des croque-monsieur. J'avais envie d'un sandwich mais d'un truc chaud alors ça revenait au même pour moi. J'avais choppé cette sale manie à New York, renommer les plats selon mes envies. C'est pratique quand tu veux créer une carte originale. J'ai jamais manqué de ça, l'originalité.
Finalement, ce serait pas sandwich mais crêpe. Il me restait des galettes de ce soir et j'aimais pas gaspiller la nourriture. Jeter c'est pas mon truc. J'ai mis une poêle sur le feu, de l'huile à l'intérieur, j'ai jeté la crêpe dans la poêle et j'ai commencé à la garnir en silence. Puis j'ai fini par me tourner vers ce bon vieux Wayne. Qu'est-ce qu'il avait bien pu lui arriver depuis le temps ? Est-ce qu'il avait changé tant que ça ? Alors j'ai ouvert le bec pour lui poser la question.

« Alors ? Cinq ans c'est long. Il t'est arrivé quoi ? »

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MessageSujet: Re: Nightcall. (FT WAYNE)   Ven 7 Déc 2012 - 13:56

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Sa gonzesse ? Bah il est sérieux avec cette remarque débile et complètement insensée ? En quoi avoir soif fait de lui une gonzesse ? Depuis quand boire est réservé à la gente féminine ? Ca l’emmerde déjà d’être venu, il a envie de tiquer, de râler, mais il se rend très vite compte que pour le coup, il aurait vraiment l’air d’une drama queen pleurnicheuse.
Il laisse Gillian s’occuper de la porte, continuant à observer le décor (c’est une cuisine quoi… Une grande cuisine propre avec de la vaisselle faite, contrairement à chez lui) tout en fouillant dans le fond de ses poches. Il sait qu’il a oublié ses clopes chez eux, mais il continue de fouiller, parce qu’il a un peu que ça à foutre et qu’il préfère avoir l’air occupé à quelque chose. Quand il l’est pas et qu’il est avec quelqu’un, ce quelqu’un pense qu’il faut faire la conversation et c’est loin d’être le fort de Wayne. Il est plutôt du genre observateur. Ca fait cool d’être observateur. Plus cool qu’admettre qu’on n’aime juste pas les gens d’une manière générale et plus ou moins arbitraire et qu’on en a rien à foutre de leur vie.
D’ailleurs : est-ce qu’il est censé poser des questions à Gillian à propos de sa nouvelle vie, ou l’ancienne ? Doit-il avoir l’air un peu blessé d’avoir été laissé en plan ? Doit-il lui faire la leçon ?
Fort heureusement, avant que tout ça devienne prise de tête, le fils Spencer lui adresse la parole, s’adressant à lui comme s’ils ne s’étaient jamais quittés. Comme à un clébard en somme. Parfait, ça lui va. En plus il lui file ses clopes.
« Toute manière ça m’va » prend-t-il quand même la peine de lui rétorquer en allant s’appuyer au plan de travail.
Un briquet, ça il en a un. Il aimerait avoir un zippo en argent super classe qui pèse des tonnes, mais il a juste un sale briquet acheté à l’épicerie du coin et qui foire une fois sur trois. Il lui faut effectivement deux essais pour parvenir à allumer la clope qu’il a calée entre ses lèvres. Wayne en a glissé une autre derrière son oreille avant de balancer négligemment le paquet d’Ace sur une des surfaces. C’est pas forcément hygiénique mais Wayne et l’hygiène, c’est comme Wayne et l’amitié… Compliqué.

Gilian lui adresse la parole, l’arrachant à ses pensées. En fait, non, il n’est pas dans ses pensées, il s’endort carrément sur place. Y a rien de plus épuisant que de rien foutre. Pour toute réponse, le garçon hausse une épaule et souffle un nuage de fumée opaque en direction du plafond, impeccable lui aussi.
« C’est propre ici » qu’il dit d’un ton parfaitement neutre, avant de daigner enchainer et répondre un peu aux interrogations de son ami. « Il m’est rien arrivé. J’en suis toujours au même point. Trop bizarre pour vivre et trop rare pour mourir. »
Ouais, ça répondait pas tellement. En même temps il était toujours un raté, ça servait pas à grand chose d’enfoncer un peu plus le couteau dans la plaie.
« Toi ? A part le resto… »

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MessageSujet: Re: Nightcall. (FT WAYNE)   Dim 9 Déc 2012 - 19:08


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« C’est propre ici »

C'était une remarque stupide alors j'ai même pas pris la peine de répondre. Heureusement que c'était propre. Qui viendrait bouffer dans un resto dont la cuisine est dégoutante ? Qui ferait de la bonne bouffe dans une cuisine dégueulasse ? Puis merci la mauvaise pub quoi ! SI on apprenait ça, ma réputation était cuite ! Mais étant donné les souvenirs que je gardais de la chambre de Wayne, ça ne m'étonnait pas, qu'il s'émerveille devant la propreté de cet endroit. Mais il a fini par répondre à ma question quand même. Je me demandais s'il le ferait au final.

« Il m’est rien arrivé. J’en suis toujours au même point. Trop bizarre pour vivre et trop rare pour mourir. Toi ? A part le resto… »

Ouais dans le genre réponse évasive, il avait fais fort. Mais j'avais pas l'intention d'insister. On était pas du genre à faire dans l'effusion, lui comme moi. J'avais l'habitude de sa réserve. Et si vraiment il avait envie d'entrer dans les détails, il le ferait. Je lui faisais confiance pour ça et j'aimais à penser qu'il me faisait encore assez confiance pour me parler de trucs importants. Mais qu'est-ce qui était vraiment important pour nous ? On est doué pour faire les insouciants et vivre au jour le jour. Du moins on était. Moi j'avais dû changer un peu, prévoir l'avenir parce que j'étais plus seul, je pouvais pas me soucier que de ma gueule maintenant. J'ai osé les épaules et j'ai dis:

« Ce resto, puis les autres. T'as pas entendu ? Chuis une star de la cuisine, un prodige mon gars. Tu vis dans une grotte ou quoi ? Mais je sors bientôt une biographie. Je pourrais te la filer si tu veux. »

J'ai regardé par dessus mon épaule avec un sourire narquois. Après ça j'ai décidé qu'il était temps de libérer la crêpe de l'étreinte de la poêle brûlante. Alors je l'ai servi dans une assiette que j'ai tendu à Wayne. Je lui ai indiqué les couverts d'un signe de tête, de peur qu'il se mette à bouffer avec ses doigts. Il en était capable, j'en avais été témoin à plus d'une reprise. Après ça, j'ai attaqué ma crêpe. Et puis une idée est venue se frotter à moi. Est-ce que je devais lui dire ? Pour elle je veux dire. Sûrement. Fin c'est pas comme si j'avais pas envie de lui dire. Mais je me demandais comment il allait réagir. Je me souvenais des réactions de Cillian et Nora et je n'avais pas été déçu. ET Wayne ?

« Puis il semblerait que j'ai une fille aussi, accessoirement. Et toi, comment va Judith ?»

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MessageSujet: Re: Nightcall. (FT WAYNE)   Lun 10 Déc 2012 - 12:47

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Il sait à peine lire, ce crétin l’a oublié ou fait exprès de se foutre de sa gueule ? Qu’il la lui envoie sa biographie, ça leur fera de quoi se torcher Judith et lui dans les chiottes… Et non, pour son information, il n’a pas entendu parler de quoi que ce soit à son sujet. La dernière fois que son nom a été plus ou moins mentionné, il était en compagnie de Nora, malheureusement, qui venait une fois de plus le harceler pour savoir ce que devenait son précieux frangin. Sur son lieu de travail la garce.
Du coup, doit-il en déduire qu’elle aussi vit dans une grotte ? C’est ridicule toute cette histoire de toute manière.
Wayne préfère ne rien dire. Il garde le silence et attrape son assiette. Son ventre se met presque aussitôt à grogner son contentement. Il se dit que ça fera office de « merci » pour Gillian et ne prend donc pas la peine d’ajouter le moindre mot. Toute façon, c’est lui qui l’a invité donc il doit rien, si ? Bref.
Le grand brun se dégotte des couverts et se rapproche de son vieux pote qui reprend la parole pour lui parler d’une fille.
« Ah. »
Il goutte le plat que lui a préparé Gillian. Il lui semble pas avoir déjà mangé ce genre de truc avant. C’est sec. Il est pas fan. Mais il dira rien d’une part parce qu’il sait que ça serait pas poli et qu’il a quand même des bases d’éducation, ensuite parce que le sujet qu’ils sont en train d’aborder lui paraît un peu plus important.
« Il semblerait genre t’es pas encore sûr de l’info ou tu fais un genre de…blague ou j’sais plus comment on appelle ça pour caser que t’as une fille. J’suppose qu’elle a un nom ? » demande-t-il en levant ses yeux délavés sur son ami, enfournant une seconde bouchée qu’il mâchonne lentement.
Il nie la question sur Judith. Il a pas envie de parler d’elle. Surtout pas.
Qu’est-ce qu’il pourrait répondre de toute manière ? Qu’elle va pas bien, qu’ils se reconnaissent plus, que tout est foireux et fatiguant ? Il comprend rien à ce qui se passe alors à quoi bon se lancer dans le sujet ?
Et puis encore une fois : si Gillian a vraiment une môme, c’est un peu plus important. C’est une bonne planque en tout cas.
« De l'ironie. C'est ça que je voulais dire... »

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MessageSujet: Re: Nightcall. (FT WAYNE)   Mer 12 Déc 2012 - 19:42


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J'ai débarqué ma crêpe dans une deuxième assiette. Bon dieu que j'avais la dalle. Je voyais bien sur la gueule de Wayne qu'il était pas convaincu mais bon, s'il veut pas manger il mange pas, j'men fous. Ca m'en fera plus pour moi. J'avais pas besoin qu'il me disait que c'était extra s'il le pensait. Et puis faut dire que mon ego est déjà gonflé à bloc de tous les critiques culinaires pour que j'écoute même pas ce que Wayne pourrait me dire. Non pas qu'il soit pas assez important pour que j'en prenne note. Simplement, c'est Wayne quoi, c'pas vraiment un expert. Mais voilà, tant qu'il mange, je m'en fous. C'est comme ça.

« Ah. Il semblerait genre t’es pas encore sûr de l’info ou tu fais un genre de…blague ou j’sais plus comment on appelle ça pour caser que t’as une fille. J’suppose qu’elle a un nom ? »

J'ai jeté un coup d'oeil dans sa direction. Ca m'étonne même pas qu'il se soit mis à disséquer ce que je venais de lui balancer. C'est façon d'assimiler les choses, et de gagner du temps accessoirement. Il a pas répondu pour Judith. Et j'insiste pas, pour l'instant. Il va finir par cracher le morceau, à un moment ou à un autre. Je laisse couler pour l'instant. Faut que je lui explique autre chose. J'avais cas parlé des deux choses séparément. M'enfin, on s'en fout non ? J'ai pris le temps d'avaler ce que j'avais dans la bouche. J'ai beau pas vraiment apprécié ce que mon père a voulu faire de moi, chuis quand même bien élevé comme mec. Je le montre pas souvent c'est vrai mais peu importe, ça change rien aux faits.

« Y'a des matins où j'me réveille en croyant que je l'ai juste hallucinée. Mais elle existe bel et bien. Sugar, c'est comme ça qu'on l'a appelée. Elle a 4 ans. T'y crois ça ? »

Un sourire moqueur se pointe sur mes lèvres. Qui pourrait croire que moi, le branleur qui change de fille comme de slip, serial fucker et homme de la nuit, je pourrais avoir une fille de 4 ans, moi qui avait fêté mes 23 ans ? Personne. On pouvait me reprocher plein de trucs mais pas d'être imprudent. J'avais merdé sur ce coup-là. Mais c'était la plus belle chose qui me soit arrivée. Je fais mon niaiseux là mais j'en pense pas moins. J'ai une fille et je l'aime. J'ai pas à avoir honte de ça. Et j'aurais jamais honte de ça. Elle aurait pu avoir meilleur père, c'est sûr et certain. Mais moi j'aurais pas pu avoir meilleure fille, ça c'est sûr et certain.

« Par contre, je sais pas si je veux que tu la rencontres... »

Là, je me foutais clairement de sa gueule exprès. Ca m'avait bien manqué ça dis donc, me foutre de la gueule de Wayne, ou lui foutre sur la gueule d'ailleurs. C'est là que je me suis souvenue d'un truc d'ailleurs. J'ai lâché ma fourchette et je lui ai collé une bonne droite dans la gueule.

« Ca c'est pour avoir insulté ma soeur, connard. »


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