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 WAYNE&JUDITH | who are you, who am i ?

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MessageSujet: WAYNE&JUDITH | who are you, who am i ?   Jeu 22 Nov 2012 - 23:29


Winnie & Jude



    J’ouvrais les yeux, je me réveillais doucement. Combien de temps avais-je dormis? Je n’en savais rien. A regarder en direction de la fenêtre, il faisait jour. C’était le matin, l’après-midi ? A vrai dire, je m’en fichais, mais à première vue ça devait-être l’après-midi. Je venais juste de me réveiller et pourtant j’étais fatiguée, affaiblie, j’avais comme des courbatures partout dans le corps, en fait j’avais un peu l’impression d’avoir la grippe, mais pas pendant les premiers jours de la maladie. Je n’avais pas mangé depuis deux ou trois jours, et pourtant je ne ressentais pas la faim. Il faut dire que je n’ai jamais été une grande mangeuse, et mon corps pouvait en témoigner, j’ai toujours eu la chance d’être mince, trop mince aux yeux de certains, pourtant, je n’ai jamais souffert d’anorexie. J’ai juste un petit appétit voilà tout. Cela faisait deux-trois jours que je faisais cet étrange rêve. Je me suis réveillée dans cette vie que je ne connaissais pas. Il y a trois jours je me trouvais à l’Opéra de Sydney en compagnie de mon frère et sa ma mère pour échapper au cyclone qui frappait la ville, en 2012. Ce jour là, j’ai fini par m’endormir dans les bras de Wayne, mon frère, et le ‘lendemain’ matin, je me suis réveillée sur un canapé dans une maison qui m’était totalement inconnue. Qu’est ce qui m’arrivait ? Et le cyclone ? Perdue dans mes pensées, des bruits de pas m’interpelèrent ; quelqu’un montait des marches.

    La porte de la chambre, s’ouvrait. Tout en restant allongée, ma tête s’était tournée vers cette porte, qui s’était ? J’avais une petite idée en tête, qui venait de se confirmer lorsque un jeune homme entra dans la pièce, avec un plateau dans les mains. C’était Wayne, du moins il lui ressemblait fortement. Il avait les mêmes traits que mon jumeau, mais il semblait différent, plus vieux… En tout cas quelque chose clochait, ce n’était pas le frère qui était avec moi dans cet opéra ce jour là. Ce n’était pas la première fois qu’il me ramenait à manger, mais à chaque fois je n’y touchais pas, et si il tentait de m’empoisonner ? Je préférais mourir de faim plutôt que de toucher à ce qu’il avait préparer, et puis si c’était vraiment Wayne il avait mis si peu de fois les pieds dans une cuisine que je préférais même pas gouter à ce qu’il pouvait préparer. Moi, je savais cuisiner, étant donné que j’ai commencé suite au décès de notre père pour aider ma mère lorsqu’on avait douze ans, bien sur au début ce n’était que des pates mais au fur et à mesure j’ai progressé, et heureusement d’ailleurs. Depuis la scène où j’avais tout cassé dans ‘ma chambre’ pour tenter de me réveiller, il m’avait installé dans sa chambre à lui d’après ce que j’ai compris, d’ailleurs sa chambre était à peine rangée, ça non plus ça n’avait jamais été son point fort ; le ménage. J’ai passé vingt-et-un an de ma vie à lui dire de ramasser ces affaires, mais il ne m’écoutait pas, alors lorsque j’avais du temps à perdre il m’arrivait de ranger sa chambre, comme une mère avec son enfant, j’y suis pour rien je n’aime pas le bordel. Wayne m’a souvent traité de maniaque, moi je dirais plutôt que j’aime le rangement. Je fixais le pseudo-Wayne, que me voulait-il ? Bien souvent lorsqu’il rentrait je fermais les yeux, faisant semblant de dormir, mais là je le regardais avec de grands yeux, il savait parfaitement que je ne dormais pas. Je le regardais silencieuse, je ne savais pas quoi penser de cette histoire, est ce que je faisais un rêve interminable?
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MessageSujet: Re: WAYNE&JUDITH | who are you, who am i ?   Ven 23 Nov 2012 - 10:51

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C’est agaçant. Il sait même pas trop ce qui se passe mais ça l’agace, ça c’est certain. Il est du genre débrouillard, mais il est surtout du genre à aller à son rythme et ça commence à poser problème. Il a jamais eu un gros appétit, comme sa sœur et son estomac oublie souvent de le prévenir qu’il est censé avoir faim et manger. Normalement, c’est Judith qui intervient aux heures normales pour lui dire « MANGE ! » avec des gros yeux et l’air pas commode, alors qu’elle-même fait que picorer (c’est ridicule). Ca, ça a jamais été trop agaçant, sinon il aurait mis le ola y a longtemps. Nan, ce qui est agaçant c’est de ne plus l’entendre s’énerver sur lui pour un oui ou pour un non justement. Du coup il oublie de manger, il oublie de faire un millier de trucs et ça l’inquiète pas l’autre. Du coup ça commence à l’inquiéter lui et il déteste avoir à s’inquiéter. Wayne n’en a pas l’habitude. Ca lui tord un peu le ventre rien qu’à l’idée d’aller rejoindre sa sœur à l’étage… C’est jamais trop arrivé avant. D’habitude, être avec elle, c’est la chose la plus naturelle du monde, c’est comme faire face à un miroir (un miroir rapetissant qui lui donne des seins quoi). Mais depuis sa soirée de l’autre fois, Jude pète les plombs et n’a plus trop l’air d’être Jude.
Il poireaute bien trois minutes au bas des escaliers, le plateau dans les mains. Des mains qui sont un peu moites. Ca lui arrive jamais ça non plus mais en ce moment, tout part en couille pour une raison qui, clairement, lui échappe.
Finalement il monte et arrive au deuxième étage. Il se laisse pas trop le temps de réfléchir parce que sinon, le plat va refroidir et il en a marre de manger de la merde. Wayne s’est pas fait chier à servir dans deux assiettes et tout le tintouin. Il a monté le plat direct, deux fourchettes, une bouteille d’eau pour eux deux. Ca devrait aller ça non ?
Il galère un peu devant la porte qu’il tente d’ouvrir avec son coude puisque ses mains sont occupées à porter la bouffe pour le moment. Il pense après coup qu’il aurait dû poser le truc, se relever, faire tourner la poignée, pousser la porte, se baisser pour reprendre le plateau, le soulever, tout ça. Ouais, il a mieux fait de galérer, l’autre option aurait été super fatigante.
Bref, il est dans la chambre maintenant. La sienne puisque celle de Judith ressemblait plus à grand chose après sa crise de nerfs. Elle pourrait redevenir vivable en moins de deux si un d’eux deux se mettait en tête de ranger mais visiblement, cette idée n’a traversé aucun de leurs cerveaux. Même pas celui de Judith qui est beaucoup plus développé pourtant. C’est le signe indubitable que quelque chose cloche vraiment si sa frangine, génétiquement créée pour faire le ménage ne s’y met pas. Il a même vu de la poussière sur tous les meubles en bas…
« Hey » s’annonce-t-il en restant planté comme un gland sur le seuil de la porte.
Pourtant elle l’a vu arriver, Wayne le sait puisque ses yeux clairs sont braqués sur lui à l’instant. Elle le fixe, il soutient son regard mais pas avec autant de facilité que d’habitude. Il manque un truc dans ses grands yeux verts. D’habitude il se sent chez lui en la regardant et là, il a l’impression que la maison est éteinte et qu’il y a personne. Il déteste être tout seul…
Le silence s’étire péniblement ente eux et le malaise monte. N’y tenant plus, Wayne finit par le rompre.
« J’ai apporté la bouffe. C’est mangeable. C’pas moi qui l’ai fait. Du coup si Madame Pierce te demandes si tu tiens le coup, tu dis que c’est dur mais qu’on s’en remet. J’lui ai dis qu’une tante a nous était morte, comme je sais qu’elle apporte toujours des casseroles aux gens qui ont perdu quelqu’un… Enfin bon du coup c’est des lasagnes. Elle a dit qu’elle nous ferait je sais plus quoi pour demain. »
Il la rejoint en lui faisant signe de se pousser un peu du menton, pour qu’il puisse déposer le plateau et s’asseoir.
« J'mange avec toi aujourd'hui. » lui dit-il, se gardant bien d'ajouter que comme ça au moins, il sera certain qu'elle s'alimente.

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MessageSujet: Re: WAYNE&JUDITH | who are you, who am i ?   Ven 23 Nov 2012 - 14:41


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    Avoir un jumeau c’est certainement la plus belle chose qui m’était arrivée. Si jamais j’avais pu choisir entre avoir un jumeau ou une jumelle, j’aurais choisi quand même choisi d’avoir un jumeau, et j’aurais gardé Wayne. Je n’ai jamais compris pourquoi tant de gens ne l’aimaient pas. Certes, il a toujours tout fait pour s’isoler et ne pas se faire apprécier des autres, et c’est bien dommage, mais d’un côté, ça me permet de l’avoir rien que pour moi. Les gens ne peuvent pas se rendre compte de que sous ses airs détachés, cyniques, c’est quelqu’un de bien. Moi je l’aime, et je l’aime plus que tout. Nous sommes radicalement opposés et pourtant nous sommes fusionnels. Pendant tous les coups durs il était là, lorsque je n’allais pas bien il essayait de me réconforter comme il pouvait, car ça, ce n’était pas son dada et pourtant il arrivait toujours par réussir à me décrocher un sourire. J’ai toujours fais en sorte de me débrouiller seule, de ne dépendre de personne, mais, lorsque je n’y arrive pas Wayne est là et il me sauve toujours, toujours.

    « J’ai apporté la bouffe. C’est mangeable. C’pas moi qui l’ai fait. Du coup si Madame Pierce te demandes si tu tiens le coup, tu dis que c’est dur mais qu’on s’en remet. J’lui ai dis qu’une tante a nous était morte, comme je sais qu’elle apporte toujours des casseroles aux gens qui ont perdu quelqu’un… Enfin bon du coup c’est des lasagnes. Elle a dit qu’elle nous ferait je sais plus quoi pour demain. » Il ressemblait énormément à mon Wayne, mais quelque chose clochait et je ne savais pas quoi. En fait c’était peut-être moi qui avais un truc qui ne tournait pas rond dans ma tête. Suite à son geste je me poussais pour lui laisser de la place sur le lit. Il était monté avec un plateau de nourriture et non avec un poignard, alors normalement je ne risquais rien. De toute façon, si c’était réellement mon frère jamais il ne me ferait du mal. Wayne s’est battu avec pas mal de personnes à mon grand désespoir, et même quelques fois il s’était battu à cause de moi, mais jamais, jamais il ne m’a fait du mal alors je ne vois pas pourquoi il viendrait pour me faire du mal aujourd’hui. Je me redressais doucement pour qu’il ai une place suffisante sur le lit. J’examinais ce qu’il avait amené, le plat de lasagnes semblait appétissant, du moins ça sentait bon. Ça ne m’étonnait pas qu’il ne soit pas l’auteur de ce plat, car sinon j’aurais commencé à me poser des questions.

    « J'mange avec toi aujourd'hui. » Il voulait manger avec moi ? Je notais la délicate attention, mais qu’il soit là ou pas, je ne comptais toujours pas manger. Je me méfiais de lui. Mais j’avais soif, ça c’était indéniable. Je ne ressentais plus la faim, mais malheureusement j’avais la bouche pâteuse, et je rêvais d’eau fraiche. J’hésitais à boire, mais, après un moment de réflexion, je me laissais aller. La bouteille n’était pas entamée, alors elle ne pouvait pas être empoisonnée. J’empoignais la bouteille qu’il avait ramenée, l’ouvrant avec ma main encore douloureuse, et pour cause j’avais frappé dans le mur et tout ce qui était à porter de moi il y a deux jours. Si jamais je rêvais, j’attendrais de me réveiller plutôt que de frapper partout et me faire mal pour tenter de me réveiller. Un petit son de douleur s’échappa de mes lèvres, puis j’amenais la bouteille jusqu’à ma bouche pour me désaltérer. C’était si bon de boire, j’avais du mal à m’arrêter. Je posais la bouteille sur le lit. Je regardais Wayne, il faisait plus vieux, plus homme si on peut dire. Je regardais ses tatouages apparents, il a toujours aimé les tatouages, il m’avait expliqué que c’était addictif et qu’une fois qu’on en a fait un c’est difficile de s’arrêter. Attrapant les deux fourchettes, je lui en donnais une. J’attendais qu’il mange le premier avant de voir si j'allais ou pas me lancer à mon tour. Puis d'un coup je pointai ma fourchette sur son bras. Dire que je connais le corps de mon frère par cœur peut-être mal interprété par certains. Ce que je veux dire par là c’est que je connaissais ces tatouages et par exemple celui là je ne le connaissais pas. « Wayne, enfin… Mon Wayne il n’a pas ce tatouage là. » C'était la première fois que j'ouvrais la bouche depuis ma crise, j'aurais pu rester encore mutique longtemps, mais je voulais comprendre. C’était qui ce Wayne face à moi ? Peut-être que j’avais oublié ce tatouage ? Non impossible, je connais tous ces tatouages. Du moins ceux jusqu'à nos vingt-et-un ans, et j'étais loin de me douter que moi aussi j'avais fini par me faire un tatouage dans mon dos il y a trois ans de cela.
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MessageSujet: Re: WAYNE&JUDITH | who are you, who am i ?   Ven 23 Nov 2012 - 15:28


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Wayne s’installe tant bien que mal sur le peu d’espace que sa frangine lui laisse sur son propre lit. Une grande chose maigre et maladroite, voilà ce qu’il est. Sa mère a toujours essayé de les remplumer en vain tous les deux mais, s’il n’est pas plus épais qu’une brindille à l’image de Judith, il est immense et ne sait jamais trop bien quoi faire de lui-même. Finalement, il s’installe au bord du vieux matelas double et peu confortable pour laisser toute la place au plateau qu’il vient de se trimballe bravement.
Il voit sa sœur prendre la bouteille pour boire dedans et se fait la remarque qu’il n’a pas apporté de sel ou de poivre, de serviettes ou de couteaux… Judith aurait pensé à toutes ces choses mais pas lui. Barf tant pis, au moins elle lui prouve qu’ils n’ont pas besoin de verres.
Wayne tique un peu en l’entendant souffrir mais il décide de ne pas s’en mêler. C’est pas ses oignons, c’est entre sa sœur et la bouteille. Si elle voulait de l’aide, elle la lui aurait demandée. Elle l’engueule souvent parce qu’il va casser la gueule des types qui la touche ou lui ont fait de la peine sans qu’elle lui ai rien demandé alors il fait des efforts. Il s’imagine l’espace d’une seconde péter la gueule de la bouteille d’eau et un sourire niais étire fugacement ses lèvres. Et puis Judith lui tend une fourchette et l’arrache à ses plaisantes pensées.
Il plante la fourchette directement dans le plat et y goutte. Madame Pierce s’est pas foutu de leur gueule ! Il se sent presque coupable qu’elle ait mis autant de cœur à préparer ce plat pour une tante morte qui n’a même jamais vu le jour… Il s’apprête à replanter sa fourchette dans les lasagnes mais sa jumelle l’en empêche en pointant tout à coup la sienne en direction de son bras. Il baisse les yeux dans cette direction, redonne son attention au plat qui appelle son estomac, regarde à nouveau son tatouage et finit par lever les yeux vers sa sœur.
« C’quoi encore cette chanson qu’tu m’chantes là ? » tique-t-il en décidant de manger malgré tout.
Il a trop faim et c’est trop bon. Il enfourne une seconde portion dans sa bouche et reprend la parole en mâchonnant.
« J’sais bien qu’tu voulais pas que j’essaye de m’tatouer tout seul mais tu vois bien qu’c’est pas si terrible ! J’trouve que j’me suis même bien démerdé. Pis ça m’a quasiment rien couté ! Bon paraît qu’il finira par devenir bleu mais c’est un détail ça et le bleu c’est cool aussi. Donc tu laisses mon tatouage tranquille, ok » débite-t-il en reprenant un peu de lasagne. « Puis arrête de dire ces trucs là : "mon Wayne", "le Wayne que je connais", ça devient bizarre et chiant… »
Il lui jette un regard de défi en déglutissant sa part. Il a envie d’ajouter que ça commence à lui faire peur, à lui faire un peu de peine même, mais il préfère enchainer en disant : « Mange, ça va être froid. »

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MessageSujet: Re: WAYNE&JUDITH | who are you, who am i ?   Ven 23 Nov 2012 - 19:02


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    « C’quoi encore cette chanson qu’tu m’chantes là ? … J’sais bien qu’tu voulais pas que j’essaye de m’tatouer tout seul mais tu vois bien qu’c’est pas si terrible ! J’trouve que j’me suis même bien démerdé. Pis ça m’a quasiment rien couté ! Bon paraît qu’il finira par devenir bleu mais c’est un détail ça et le bleu c’est cool aussi. Donc tu laisses mon tatouage tranquille, ok » Je ne voyais pas comment ce tatouage avait attéri là, je ne l'avais jamais vu avant. Je n’avais absolument rien contre ces tatouages, après tout ça lui allait bien, ça renforçait un peu plus son côté bad-boy. De toute manière, bien que mon frère a certains défauts qui me tapent sur le système et qui me font gueuler de temps en temps, à mes yeux mon frère reste tout de même parfait, et il est aussi très beau. Un jour ou l’autre il finira par trouver quelqu’un de sérieux, et je sais que lorsque ça arrivera ça ne sera pas simple pour moi, car il est tout pour moi, mais bon, un jour ou l’autre il va bien falloir qu’on vive chacun de son côté, même si rien que d’y penser ça me déchire le cœur. Nous sommes peut-être trop fusionnels, après tout c’est notre proximité qui a plongé un peu plus chaque jour notre mère dans l’alcool. « Puis arrête de dire ces trucs là : "mon Wayne", "le Wayne que je connais", ça devient bizarre et chiant… » « Mais… » Je me stoppais en me contentant d’hausser les épaules. A quoi bon essayer de me justifier ? Il ne comprenait rien. J’avais l’impression qu’il semblait agacé, voir même peiné suite à ma remarque, je n’y pouvais rien si tout était étrange depuis quelques jours.

    « Mange, ça va être froid. » Il valait peut-être mieux l’écouter, après tout me laisser mourir de faim ne servirait absolument à rien, et puis ce plat de lasagnes avait l’air très apetissant. D’habitude c’est moi qui donne les ordres, j’ai toujours fais ma petite chef avec Wayne, et il m’a toujours suivis, mais bien sur si jamais il le fallait, il me remettait en place. Gonflant mes joues et soupirant un bon coup, je pris la décision de l’écouter. Je mangeais un petit bout de lasagnes en prenant soin de ne pas me bruler. « Hmm » C’était bon, voir même excellent. Je continuais de manger en le regardant par moment. Mais très vite j’étais rassasiée, je n’ai jamais été une grande mangeuse, et mon estomac était déjà remplie d’eau, alors il n’y restait plus beaucoup de place pour les lasagnes

    La situation était tellement bizarre, tout ça ne semblait pas réel, j’avais l’impression de rêver, je ne me reconnaissais pas, et je ne reconnaissais pas mon frère. Je ne reconnaissais rien. J’étais totalement larguée, d’habitude je sais tout sur tout, ce qui est agaçant pour certaines personnes, et là je ne savais rien, je ne comprenais rien. J’étais totalement perdue. Il fallait que je comprenne que j’y vois plus clair. Pourtant je suis intelligente, j'ai toujours été une très bonne élève, je sais énormement de choses, j'ai une bonne mémoire, mais là, tout m'échappait et je détestais ça. Je me sentais impuissante.« Je ne comprends rien, pourquoi on est ici ? On était dans l’opéra… y’avait toi, Maman… Le cyclone… On l’a vu tu te souviens ? On a récupéré mes cours, dis-moi que tu te souviens... Et là je me retrouve dans cette maison que je ne connais ni d’Eve ni d’Adam,et toi tu es.. différent. Pourquoi? Qu'est-ce qu'on fait ici? » Ce cyclone omnibulait mes pensées, je n’avais que ça en tête. « Est-ce-que tout ceci est réel ? Est-ce qu’on est vraiment en train de manger, toi et moi ? Ou c’est un rêve ? » Peut-être que j’étais morte, après tout c’était bien possible, tout était tellement bizarre, alors pourquoi pas ?
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MessageSujet: Re: WAYNE&JUDITH | who are you, who am i ?   Lun 26 Nov 2012 - 9:43


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Bon elle mange, c’est cool. Une part de lui se sent un peu coupable de penser qu’avec un appétit pareil, elle risque bien de lui piquer sa part, mais l’autre – celle qui finit toujours par avoir le dessus – lui rappelle que si l’un d’eux doit se sacrifier c’est lui. Sauf que cette voix est un peu une pute et sait parfaitement que si Judith s’est jetée sur le plat, avec son appétit d’oiseau, y a aucune chance qu’elle lui enlève le pain de la bouche. D’ailleurs, elle s’arrête très vite de planter sa fourchette dans le plat. Du coup, Wayne se sent un peu couillon de manger seul et hésite à l’imiter et s’arrêter… Dilemme…
Ah question réglée, voilà qu’elle se remet à causer comme une extraterrestre. Le jeune homme immobilise son couvert vide à mi distance entre le plat et sa bouche qu’il agite pour mâcher. Il la regard avec un soupçon de reproche dans le fond des yeux qu’elle ne semble pas voir. Ou alors, elle le voit mais elle s’en fiche. Il recommence à sentir cette petite boule au fond de son estomac contenté par les lasagnes. Ce pique qui s’enfonce dans ses viscères et s’amuse à foutre le bordel.
Elle lui fait de la peine. Il aimerait que ça soit pas le cas, elle a juré qu’elle lui ferait jamais de mal contrairement à leurs parents, mais apparemment, elle a oublié. Lui il se souvient et ça lui fait doublement mal au cœur. Elle lui a coupé l’appétit avec ses délires.
Il repose la fourchette sur le plateau, lentement, la tête basse, cherchant comment répondre à tout ça. Sauf que sa tête est totalement vide, comme chaque fois qu’il en a besoin. Le silence se prolonge un peu jusqu’à ce qu’il se décide enfin à le rompre d’une voix un peu cassante, un peu cassée aussi.
« On mange plus j’te signale. »
Pertinent !
« J’te planterai bien la fourchette dans la main parce que tu m’emmerdes et pour te prouver que tu rêves pas mais après, j’crois que t’auras encore moins envie que maintenant que j’t’approche alors… J’vais pas l’faire. »
Il redresse la tête et plonge son regard délavé et vexé dans celui de sa jumelle. Une jumelle qui n’a apparemment plus vraiment l’impression de l’être. Encore que le souci ne vient pas d’elle mais de lui d’après ce que Judith raconte. C’est lui l’imposteur, lui le faux jumeau diabolique. Conneries !
« C’qu’on fait ici j’ne sais rien, normalement tu devrais être au boulot. Tout le monde me demande ce qui t’arrive et moi j’leur dis que j’en sais rien. Ils posent pas de questions parce qu’ils savent que j’suis pas causant et tout ça, mais c’est la vérité : j’en sais rien moi de c’qui t’arrive. D’habitude je sais toujours, mais là j’en sais rien et ça me fait chier… »
Il se racle la gorge mais ça suffit pas alors il recommence, mal à l’aise. D’abord parce qu’il a jamais été très agile avec les mots, les confessions et ce genre de conneries, et ensuite plus simplement parce que franchement, cette situation est bizarre et lui plait pas du tout.
« On était à l’opéra le soir du cyclone, ouais, mais ça fait cinq ans que c’est arrivé, j’t’ai déjà dit. Si t’avais pas cassé notre seul ordinateur l’autre fois quand t’as pété les plombs, j’t’aurai dit d’aller lire des articles à propos de ça sur Internet pour te convaincre. Ou bien de regarder les photos qu’on avait prises avec l’appareil numérique de maman que j’ai revendu pour payer la facture d’eau l’autre fois… Enfin Mike va sûrement être capable de sauver des données, faudra voir ça avec lui quand il aura eu le temps de s’en occuper. Puis merde t’as qu’à sortir un peu d’ton trou et tu verras par toi-même que j’te raconte pas n’importe quoi. »
Il perd patience. Cette histoire l’amuse pas du tout et si c’est une blague qu’elle essaye de lui faire, vaudrait mieux qu’elle arrête maintenant. D’ailleurs, il lui signale.
« Si c’est une blague que tu fais pour te venger d’un truc, arrête Jude, parce que ça commence à me faire péter les plombs tes salades et…c’est pas très cool pour moi, ok ? »

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WAYNE&JUDITH | who are you, who am i ?

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